Coussins doux et piquants !

Le proverbe « les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés » s’applique aussi aux couturières ! Depuis des mois, voire plus, les coussins de mon canapé attendaient leur housse home-made. Coudre un nouveau vêtement pour moi est toujours plus enthousiasmant que de couvrir des coussins.

Formaté par les photos déco vues sur Instagram, mon œil a d’abord été attiré par des cotonnades très tendance, puis par des motifs et des coloris ressemblant plus à mes goûts et plus en accord avec mon intérieur. J’ai abandonné les motifs géométriques qui ne s’accordaient pas entre eux pour des cactus, ananas et toucans le tout dans des coloris noir, gris et vert. Gris comme mes canapés et vert comme les murs vert d’eau de mon salon côté canapés. J’ai aussi fait le plein de passepoils dans différents coloris pour rehausser mes coussins.

Voici mon butin : 3 tissus, tous en 50 cm de hauteur et 4 passepoils (noir, gris, vert foncé et corail)

Pour recouvrir 4 coussins :

  • 2 petits carrés (35 x 35)
  • 2 allongés (60 x 30)

J’ai choisi les associations suivantes :

  • le tissu blanc avec des cactus noirs et gris pour le devant des 2 petits coussins avec un dos gris foncé et passepoil noir pour l’un et un dos noir avec un passepoil gris clair pour l’autre.
  • le tissu ananas / toucan pour le devant d’un des coussins allongés avec un dos noir et un passepoil corail même si il n’y a pas de corail dans mon salon.
  • le tissu cactus verts aspect lin pour le devant et le dos d’un des coussins allongés (je ne voyais pas d’association possible mais plutôt 2 côtés cactus) avec un passepoil vert foncé, même si un seul coussin engloutirait la majorité de mon coupon qui soit dit en passant a beaucoup rétréci – 3 cm sur les 50.

J’avais en stock une cotonnade noire qui avait servi à faire des fonds de poches à ma jupe Trixy mais pas assez grande pour faire tous les coussins. En farfouillant dans mes chutes, j’ai trouvé du jersey Milano noir et anthracite ayant servi à coudre mon premier gilet Cannelle et ma robe Plantain. Du coup c’est eux qui ont été choisis pour faire les dos des coussins.

J’ai d’abord réalisé :

  • la housse blanche cactus gris et noir avec le jersey Milano anthracite et le passepoil noir
  • la housse cactus verts aspect lin avec un passepoil vert sapin.

Lorsque j’ai reçu mon molleton à sweat noir avec son intérieur en fausse fourrure, j’ai tout de suite espéré que mon gilet Monceau me laisserait des chutes suffisamment grandes pour faire des dos de coussins tout doux ! Et ce fût le cas ! Du coup, la deuxième housse blanche aux cactus gris et noirs et le tissus ananas / toucan ont un dos en fausse fourrure noire !

Voilà j’ai donc 4 nouveaux coussins piquants et tout doux !

Les dos un peu plus en détail :

Tellement doux que ma fille a passé commande pour un coussin tout doux pour sa chambre !

Côté technique, j’ai coupé :

  • le devant aux dimensions exactes des coussins (35 x 35 et 60 x 30) sans marges de couture pour obtenir un côté gonflant
  • les 2 parties du dos à la largeur du coussin ( – 1 cm pour dos extensible) et à 90% de la hauteur pour la grande partie et à 40 % pour la petite partie
    • petit coussin carré (1 devant = 35 x 35 / dos 1 = 34 x 31 – dos 2 = 34 x  14)
    • grand coussin rectangulaire (1 devant = 30 x 60 / dos 1 = 30 x 54 – dos 2 = 30 x 24)

J’ai d’autres idées pour de nouveaux coussins sur le même thème mais ils attendront car des tissus et des patrons pour la collection printemps/été 2017 m’appellent ! 😉

Fournitures :

  • tissu blanc cactus et tissu ananas/toucan (Maison des Ursules)
  • tissu aspect lin cactus verts (Rascol)
  • passepoils (Mondial Tissus)
  • Jersey Milano gris et fausse fourrure (chutes)

Monceau version cocooning !

Voilà un patron qui aura attendu longtemps ! Acheté l’été 2015, le patron Courcelles Monceau de Cozy Little World a attendu plus d’un an et demi que je trouve du tissu à sweat. Dans les magasins de tissus autour de chez moi, il est soit gratté une seule face soit trop fin… et  sur internet pas facile de se faire une idée.

J’ai profité d’une commande chez Rascol pour essayer leur sweat qui avait de bonnes appréciations.  A réception, j’ai été agréablement surprise, c’est un sweat biface pouvant être utilisé côté sweat ou côté tout doux en fausse fourrure. Epais et assez lourd, ce molleton à sweat convenait parfaitement pour tester le patron du gilet Monceau.

Le patron Courcelles Monceau se compose de deux patrons :

  • un sweat à réaliser en molleton avec une bande de hanches et des bracelets de manches,
  • un gilet ou une veste à réaliser respectivement en molleton ou en tissu chaîne et trame.

Dès le départ, je savais que ma version serait sans boutons ni pressions avec des revers de manches en fausse fourrure. Ensuite, vu l’épaisseur du sweat et son côté réversible, j’ai décidé de ne pas faire de parmenture. J’ai hésité sur la longueur à faire (courte ou normale) et j’ai opté pour normale pour avoir bien chaud.

Voici donc les modifications/options que j’ai apportées par rapport au modèle de base :

  • Je n’ai pas enlevé la partie destinée à la patte de boutonnage bien que je n’avais pas prévu de mettre des boutons, je l’ai voulu plus grand pour m’envelopper dedans et que les coins retombent.
  • J’ai prolongé le patron sweat comme indiqué pour faire le gilet mais je n’ai pas ajouté les marges d’ourlets, trouvant la version normale déjà assez longue (j’aime porter des vestes courtes).
  • Je n’ai pas ajouté non plus les marges d’ourlets aux manches les trouvant déjà suffisamment longues pour pouvoir les retourner.
  • J’ai posé un biais noir tout autour du gilet, même aux manches bien qu’il ne soit pas visible. J’ai choisi un biais satiné pour rehausser le sweat mat et lui donner un côté chic.

Le 40 est un peu grand, surtout au niveau des épaules, la lourdeur de mon molleton y est pour quelque chose. A refaire donc en 38 et un 40 devrait suffire pour la version chaîne et trame.

Place aux photos, porté avec ma dernière blouse Pam pour un ensemble chic, chaud et confortable !

Fanny la créatrice propose un tuto pour faire des fentes sur le côté du gilet et un autre pour doubler la veste (version chaîne et trame).

Le gilet Monceau a été décliné depuis en version Baby Monceau (3 mois au 4 ans) et Mini Monceau (5 ans au 14 ans).

Patron : Gilet Monceau/Sweat Courcelles de Cosy Little World (pdf) – Niveau débutant – Taille 40 (existe du 36 au 44)

Fournitures : Sweat noir (Rascol), biais satiné noir (Mondial Tissu)

Modifications : pas de parmenture ni de boutons, pas de marge d’ourlet (bas devant et dos et manches), pose d’un biais tout autour.

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg

Ecrit par Fannie Flagg, une américaine productrice et star du petit écran, le livre « Beignets de tomates vertes » est paru il y a 30 ans aux Etats-Unis avant d’être traduit et édité en France en 1992 suite à l’adaptation du roman en film. L’histoire n’a pas pris une ride puisqu’elle se passe dans les années 80 et raconte la vie d’une famille et d’une petite ville à partir des années 30.

L’héroïne est censée être Evelyne Couch, à l’approche de la cinquantaine mais elle est tellement perdue, déprimée, boulimique qu’on la délaisse au profit de Virginia Threadgoode une charmante, pétillante et attachante octogénaire pleine de vie. Si la première se considère « trop jeune pour être vieille et trop vieille pour être jeune » et sans raison de vivre, la deuxième est restée jeune dans sa tête et ne s’est même pas rendu-compte qu’elle était devenue vieille.

Les deux femmes se rencontrent à la maison de retraite où Evelyne accompagne son mari qui rend visite à sa mère chaque dimanche. Dès la première visite, Evelyn délaisse sa belle-mère acariâtre pour la salle à manger où elle rencontre Virginia. Celle-ci lui raconte sa jeunesse à Whistle Stop une petite ville de l’Alabama. Orpheline, elle est adoptée par la famille Threadgoode dont elle épousera l’un des 9 enfants. Les souvenirs de Ninny la mène surtout au Whistle Stop Café tenu par Idgie Threadgoode et sa compagne Ruth Jamison où elle passait une bonne partie de son temps et dégustait des beignets de tomates vertes. Le récit commence en 1929 avec l’ouverture du café et se poursuit jusqu’en 1955 date de sa fermeture.

Une amitié va naître entre les deux femmes qui aidera Evelyne à sortir de sa dépression et donner un sens à sa vie.

Parallèlement, il y a deux intrigues dont on connaît le dénouement à la fin du livre : qui a tué Frank Bennet le mari de Ruth Jamison et qui se cachait sous le nom de Railroad Bill le robin des rails qui la nuit balançait de la nourriture du train pour les petits gens affamés par la crise économique.

La structure du livre est assez originale, surtout pour les années 80, avec une alternance entre le moment présent (1985/1986), le passé (années 30, 40 et 50) et les billets humoristiques. L’histoire continue d’un chapitre à l’autre en alternant narration et action. Virginia raconte ses souvenirs et l’histoire se poursuit comme si on y était dans le chapitre suivant. Entre chaque chapitre s’intercale le bulletin hebdomadaire intitulé « La gazette de  Weems » où Dot Weems relate les événements de Whistle Stop avec humour et dérision. Autre originalité, à la fin du livre, il y a des recettes des plats servis au Whistle Stop Café dont celles des beignets de tomates vertes !

Une chronique tendre et nostalgique sur fond de crise économique. De nombreux sujets sont abordés tels que l’amour, l’amitié, l’entraide, les relations entre les noirs et les blancs, la ségrégation raciale, l’homosexualité, les violences conjugales… Avec des sujets typiques des années 80  aux Etats Unis comme le blanchiment de la peau, le Ku Klux Klan…

On retiendra surtout l’entraide et l’amitié entre les petites gens sans distinction de couleurs de peau. Petites gens que l’on quitte avec regrets !

A découvrir ou redécouvrir pour passer un bon moment avec des personnages attachants !

Beignets de tomates vertes

Roman de Fannie Flagg

Traduction française parue aux éditions J’ai lu en 1992 – 475 pages

Surchemise Cannelle à carreaux !

Deux ans après sa sortie, Christelle Beneytout a proposé un hacking de son patron en offrant un bonus de 4 variantes au gilet Cannelle :

Hacking Cannelle

1 veste courte et cintrée et 3 gilets (boutonné / noué / long sans manche)

Grâce à un bon marketing (test des variantes par des couturières très suivies sur les réseaux sociaux), le gilet Cannelle s’est fait connaître à nouveau ! Si j’adore le gilet Cannelle, j’en ai cousu une bonne demi-douzaine, les variantes ne m’inspirent pas plus que ça. Mais ce hacking m’a fait regarder autrement ce patron et j’ai eu l’idée dans faire une surchemise.

J’ai cousu une version test pour valider les modifications à effectuer. Le but étant de modifier le patron pour tissu chaîne et trame, de l’élargir pour rentrer dedans avec un débardeur ou un tee-shirt. Pour cela, j’avais 3 possibilités :

  • coudre 1 ou 2 tailles au dessus de la version maille
  • augmenter toutes les marges de 1 à 2 cm
  • augmenter de quelques centimètres seulement à quelques endroits

Pour me décider, j’ai utilisé ma méthode préférée : superposer un patron chaîne et trame validé (le PAM de La Maison Victor) sur le patron du Cannelle. La partie à élargir étant les emmanchures et les manches. Les patrons sont à peu près identiques, seules les manches du Pam sont plus larges de 2 cm au niveau de l’emmanchure. J’ai donc décidé d’élargir les côtés des manches de 2 cm et de reporter cette augmentation sur les côtés du devant et du dos. Pour une version hiver, je pense faire 2 cm sur la partie devant et 3 cm sur la partie dos pour plus de confort avec un tee-shirt épais ou un sous-pull.

Voici ma surchemise Cannelle que je n’imagine qu’à carreaux, impossible de l’imaginer à fleurs, du genre surchemise de bûcheronne !

On l’ aperçoit portée sous mon gilet Cannelle noir :

Ce premier test est validé ! J’attends de trouver LE tissu à carreaux pour faire une deuxième version comportant plus d’adn de la chemise (empiècements épaules, poches poitrine, bracelets de manche ….) !

Patron : « Je couds Cannelle » de Christelle Beneytout (pdf ou papier) – Niveau débutant – Marges de 0.7 cm comprises – Taille 40

Fourniture : Coton à carreaux (Eurotissu)

Modifications : ajout de 2 cm sur le côté des manches ainsi que sur les côtés devant et dos au niveau des manches

Point sur mon encours tricot : le gilet col V !

Comme promis dans l’article sur mes projets tricots préférés du catalogue Phildar n° 137 spécial débutant, voici un point sur l’avancée de mon gilet col V, ainsi que des petites infos et astuces sur ce projet avec des liens vers des vidéos pour les débutantes qui voudraient se lancer ou à la recherche d’infos.

L’échantillon :

En tant que débutante, on pourrait être tentée de sauter cette étape ne sachant pas trop à quoi elle sert pour gagner du temps. Ce serait une grosse erreur car elle est très importante dans la réussite du projet.

L’échantillon permet de comparer le patron à notre façon de tricoter, en tricotant x mailles sur x rangs avec l’aiguille et la laine préconisées afin d’obtenir un carré de 10 cm x 10 cm.

Si vous tricotez trop serré, votre échantillon sera moins large que 10 cm et si vous tricotez trop lâche votre échantillon sera plus large que 10 cm. Si vous n’adaptez pas le numéro d’aiguille à votre façon de tricotez, vous obtiendrez un pull trop petit ou trop grand !

Au vu de l’échantillon fini, vous avez  3 possibilités selon la taille obtenue :

  • un carré de 10 x 10 : échantillon validé, vous pouvez vous lancer dans le projet avec l’aiguille préconisée.
  • moins de 10 x 10 : vous tricotez trop serré, il faut refaire l’échantillon en augmentant le numéro de l’aiguille d’1/2 point ou 1 point.
  • plus de 10 x 10 : vous tricotez trop lâche, il faut refaire l’échantillon an diminuant le numéro de l’aiguille d’1/2 point ou d’1 point.

Il vous faudra peut-être tricoter 2 ou 3 échantillons pour déterminer le bon numéro mais cela vaut le coup de recommencer plusieurs échantillon pour mettre ses chances de réussite de son côté.

Pour ma part, j’ai tricoté 2 échantillons. Le premier était trop petit, il manquait un bon centimètre, j’ai choisi de faire un deuxième échantillon avec 1 numéro au dessus. Donc je tricote mon gilet col V en 7 au lieu des 6 préconisé.

Point Jersey :

Le point Jersey se compose d’un rang de mailles endroit (le point mousse en fait) et d’un rang de mailles envers. Sur l’endroit du travail apparaîtra un jersey endroit et sur l’envers du travail un jersey envers (point mousse).

Voir ci-dessous les liens vers les vidéos pour apprendre à tricoter le point jersey.

  • Astuce pour savoir si l’on doit tricoter à l’endroit ou à l’envers :

Quand on tricote d’affilé, c’est simple, on fait un rang à l’endroit puis un rang à l’envers et vice versa. Mais quand on est interrompu ou que l’on reprend son tricot, voici une petite astuce pour savoir si on doit tricoter en mailles endroit ou envers :

Quand on prend son tricot et que   :

  • la partie visible est tricotée en jersey alors on tricote en mailles endroit (point mousse) :

  • la partie visible est tricotée en point mousse alors on tricote en mailles envers (point jersey envers) :

A noter : quand on s’apprête à laisser de côté son tricot pour quelques temps, il est conseillé de terminer sur un rang envers.

Vidéos :

Comme une vidéo est toujours plus facile à comprendre que des explications ou des schémas, voici des liens vers des vidéos pour :

Point sur l’avancée de mon gilet col V :

Commencé il y a 4 semaines, mon gilet commence à prendre forme. Enfin pour le moment ce ne sont que des rectangles qui attendent d’être assemblés pour former un gilet.

Le démarrage peu sembler long mais il faut le temps de faire connaissance avec les techniques employées, en acquérir la maîtrise (montage et arrêt des mailles, point envers…) pour que cela devienne des automatismes, mais aussi ne pas avoir peur de redéfaire plusieurs fois les premiers rangs si on juge le jersey pas assez régulier ou si l’on s’est trompé dans les mailles à tricoter.

Faute de temps, ma phase de démarrage a duré 3 semaines durant lesquelles je n’ai réussi qu’ à tricoter seulement le dos (le rectangle moyen sur la photo) puis tout a été très vite avec les  2 devants (petits rectangles) et la première manche (grand rectangle) tricotés en 1 semaine !

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Tellement vite que pour la manche j’ai trop tricoté ! Du coup, j’ai appris une autre technique non prévue initialement : défaire plusieurs rangs d’un coup !

Après avoir retiré une aiguille et mis un embout pour sécuriser le tout, il faut glisser l’aiguille à l’endroit où l’on veut défaire en suivant les indications de la vidéo (lien ci-dessus). Une fois l’aiguille passée, il suffit d’enlever l’embout, retirer le câble des mailles à défaire, remettre l’embout et détricoter en tirant sur le fil de la pelote ! Puis remplacer l’embout par la deuxième aiguille pour continuer ou arrêter l’ouvrage.

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Il me reste donc à tricoter la deuxième manche soit un deuxième grand rectangle, à assembler tout ça et à espérer qu’il soit portable !

La suite au prochain épisode !!!

33ème journée internationale sans viande !

Aujourd’hui, c’est la journée internationale sans viande. Le 20 mars ou autour de cette date, de nombreuses animations de sensibilisation sont organisées pour promouvoir auprès du grand public un mode de vie sans alimentation animale et l’amener à un évoluer vers un régime alimentaire à base de fruits, légumes, légumineuses et céréales.

J’écris cet article pour relayer l’information (je ne suis pas sûre que les médias le fassent car les reportages sur le végétarisme, le végétalisme ou le véganisme sont assez rares), non pas pour vous faire devenir végétarien ou végétalien (je ne le suis pas moi même) mais pour vous sensibiliser aux risques d’une alimentation trop animale et aux bienfaits d’une alimentation plus végétale.

Une fois sensibilisé, le public s’interroge, se renseigne et franchit le premier pas. Car il ne s’agit pas forcément de devenir végétarien ou végan mais de prendre conscience des bienfaits de cette alimentation pour soi, sa santé, la planète et d’agir en fonction de ses possibilités. Comme je le disais dans mon article sur le livre de recettes sans viande « Une journée sans viande » créé à l’initiative des McCartney, si une famille de 4 personnes renonce à manger 1 steak par semaine alors elle économisera 624 000 litres d’eau qui aurait été nécessaire à produire ces steaks. Imaginez l’économie d’eau si tous les habitants des pays développés ou les riches des pays en développement renonçaient à leur steak 1 fois par semaine !

Les bonnes raisons pour manger moins ou pas de viande :

  • améliorer sa santé en mangeant plus de fruits et légumes, la consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers gras (beurre, crème, fromage…) favorise le cholestérol et entraîne des problèmes cardiovasculaires, une des premières causes de mortalité en France.
  • protéger la planète en diminuant la consommation d’eau pour produire la nourriture, la déforestation, la monoculture intensive qui détruit les sols et les rendre incultivable.
  • améliorer les conditions d’élevages et d’ abattage des animaux.
  • rendre les terres actuellement cultivées pour nourrir les animaux que l’on va manger aux cultures de fruits, légumes, légumineuses et céréales qui seront mangées par l’homme et ainsi nourrir plus de monde avec les mêmes surfaces agricoles.

Il est vrai que nos habitudes, nos traditions, notre culture culinaire sont centrées autour de la viande. Lorsque l’on prépare un plat, c’est la viande qui va déterminer l’accompagnement, puis le choix de l’entrée et du dessert. Pour beaucoup d’entre nous, il est difficile d’imaginer se nourrir d’une alimentation sans viande. Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien manger ces végétariens et ces végétaliens ? Tout le monde s’est posé cette question à un moment donné ! Pour le savoir, il suffit de taper #veganfood sur Instagram ou cuisine vegan.e sur You Tube pour découvrir un monde végétal riche, coloré et appétissant !

Le mouvement végan ayant pris de l’ampleur, est en train de changer les mentalités grâce aux réseaux sociaux et aux vidéos sur You Tube mais aussi à deux maisons d’éditions (La Plage et L’Age d’homme) qui éditent de nombreux livres sur le sujet.

Voici quelques photos de recettes « sans viande » issues des recettes que j’ai publiées et du livre une Journée sans viande :

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J’espère que cet article vous invitera à réfléchir à votre consommation de viande, à vous renseigner, à en parler autour de vous et à agir selon votre motivation !

Gâteau moelleux aux poires et aux pralines roses

Le moelleux aux fruits et aux pralines que l’on peut réaliser avec de nombreux fruits est un gâteau qui sort de l’ordinaire : il est à la fois moelleux, fondant, juteux, caramélisé, croustillant et croquant.

Comme il est trop tôt dans la saison pour faire une version à la rhubarbe  de mon jardin et qu’il n’y a pas beaucoup de fruits sur les étals en ce moment, j’ai choisi de faire une version avec des poires au sirop. J’aurai pu utiliser des poires fraîches mais pour ça il aurait fallu que je m’y prenne à l’avance pour qu’elles murissent.

La cuisson prolongée plus que le temps nécessaire pour cuire le gâteau permet d’obtenir une croûte bien cuite qui offre un contraste croustillant/fondant. Les pralines apportent du croquant. D’ailleurs, si vous avez la chance de trouver de vraies pralines roses autres que les industrielles vendues au supermarché, n’hésitez pas même si vous trouver le prix élevé car celles du supermarché comportent surtout beaucoup de sucre.

Gâteau moelleux aux poires et aux pralines roses :

Ingrédients :

  • 3 œufs
  • 100g de sucre
  • 150g de beurre 1/2 sel
  • 170g de chocolat blanc
  • 170g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 250g de ricotta
  • 300g de poires au sirop
  • 200g de pralines roses

Préparer et peser tous les ingrédients.

Au bain marie, faire fondre le beurre avec le chocolat blanc.

Couper 300 g de poires au sirop en petits dés.

Diviser les pralines roses en 2 bols différents (2 x 100g).

Au robot, battre les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse (compter presque 10 minutes).

Ajouter à ce mélange, la farine et la levure chimique et battre vigoureusement pour une bonne incorporation.

Puis incorporer la ricotta, bien mélanger à nouveau.

Enfin, verser le mélange de beurre/chocolat blanc fondu et bien mélanger afin d’obtenir une pâte bien homogène.

Préchauffer le four à 180°.

Verser la moitié de la pâte dans un moule en silicone, parsemer la moitié des pralines roses puis répartir la totalité des dés de poires.

Recouvrir du restant de pâte et ajouter le restant des pralines.

Avec le dos d’une cuillère, bien enfoncer les pralines dans la pâte.

Enfourner pour 1h15 minutes.

Surveiller la cuisson et recouvrir le gâteau d’une feuille de papier aluminium dès coloration.

A la fin du temps de cuisson, laisser le gâteau refroidir dans le four la porte entrouverte en laissant le papier aluminium.

Une fois entièrement refroidi, sortir le gâteau et le démouler.

Déguster !