Dressed, le t-shirt : la marinière !

Dans mon précédent article, je vous présentais mes 2 premières versions du t-shirt Dressed issu du livre «Dressed, concevez et cousez la garde-robe qui vous ressemble» écrit par Éléonore Klein et Camille Barot de Deer and Doe. Une première version test sans aucune modification, à l’exception de la longueur du t-shirt, et une seconde version modifiée selon les constats du premier et de mes préférences (coupe ajustée voire très ajustée).

Suite aux modifications apportées au deuxième t-shirt, le patron était prêt pour coudre de nouvelles versions. Outre le fait que je suis tombée sous le charme de cette encolure en V, ce patron nécessite peu de tissu et se coud rapidement compte-tenu qu’il ne comporte que 3 pièces (un devant, un dos et une bande d’encolure).

Du coupon de ma marinière Jeannette, il me restait une petite chute pouvant accueillir un tee-shirt manches courtes pas trop gourmand. Le t-shirt Dressed en taille 36 et raccourci y est rentré de justesse en tenant compte des rayures à raccorder. A ce propos, ce patron n’est pas forcément le plus adapté aux rayures ou autres raccords car si les côtés se raccordent parfaitement, ce n’est pas le cas des épaules car le dos du t-shirt est légèrement plus haut que le devant.

Cette marinière Dressed a été cousue à partir de mon patron modifié du t-shirt Dressed. C’est-à-dire, coupé une taille en dessous la mienne dans le tableau des mensurations et redessiné en creusant (encore une taille en moins) au niveau de la taille pour obtenir une coupe ajustée.

Je me suis demandée si coudre un t-shirt manches courtes dans cette maille était vraiment une bonne idée. J’avais peur d’avoir soit trop chaud l’été ou trop froid en demi-saison mais pas du tout, cette maille est même plus agréable à porter par temps chaud que certains jerseys !

Pour finir, un petit rappel pour :

les couturières débutantes : l’encolure V est plus compliquée à coudre que l’encolure ronde. Selon moi, les explications ne sont pas assez détaillées pour être compréhensibles par une débutante. Je vous conseille de bien tracer les marges sur le devant et sur la bande d’encolure afin de bien les assembler et de sortir le découd vite car ce n’est pas sûr que la pointe du V soit bien alignée du premier coup.

les couturières exigeantes : le bas du t-shirt et le bord des manches sont simplement surfilés, repliés et cousus. Donc, si vous aimez les finitions parfaites avec l’intérieur aussi beau que l’extérieur, il faudra prévoir une autre finition en adéquation avec vos exigences.

Dans un prochain post, je vous présenterai ma quatrième et dernière version pour 2020 du t-shirt Dressed. Une version recyclée d’un tee-shirt qui a été beaucoup porté mais qui ne l’était plus du fait de sa coupe ample qui ne me plaît plus !

Patron : « Dressed, le t-shirt » du livre « Dressed » d’ Eléonore Klein & Camille Barot (Deer and Doe) – Patron pdf (à télécharger et à imprimer) de la taille 34 à 52 – Marges de couture comprises (1 cm)

Version : encolure en V

Modifications :

  • patron redessiné pour obtenir une coupe ajustée au niveau de la taille (taille 36 creusée au niveau de taille (taille 34))
  • longueur raccourcie (- 4 cm)

Fourniture : maille rayée grise et noire (Stoffen Sepktakel)

Jeannette, la marinière !

Pour moi le début du printemps est synonyme du retour dans ma garde-robe d’un de mes looks préférés : le style marin ! C’est aussi le retour des petits hauts et robes fleuries mais l’hiver je porte aussi des vêtements aux motifs floraux.

Un style classique devenu tendance ces dernières années avec une offre de tissu marinière au mètre qui s’est étoffée avec une palette de couleurs élargie (fond blanc avec des rayures plus ou moins épaisses bleu, bleu marine, bleu clair, noir, rouge, rose, jaune… mais aussi en fond noir, rouge…). Une vaste choix, à condition d’acheter sur internet car l’offre en magasins est souvent assez limitée. En combinant quelques pièces et accessoires judicieusement choisis avec une base unie (bleu marine, blanc, rouge, noire…), on obtient un grand nombre de tenues.

L’année dernière, j’ai réussi à dénicher 2 coupons de style marin, le premier dans une maille légère à fond gris clair et rayures noires et le second dans un jersey de coton à fond blanc avec des rayures de tailles et de bleus différents. C’est du premier dont il est question aujourd’hui, une maille légère assez serrée, peu épaisse dans un coloris d’inter saison, parfaite pour coudre une marinière à manches longues pour la fin de l’hiver et le début du printemps.

Le livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson propose un patron de sweat-shirt aux 96 possibilités en variant la forme, le type d’encolure, la longueur des manches et du corps, pouvant être décliné en marinière. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire ou à relire mon article où je présente plus en détail ce patron, ses variantes… Avant de couper mon coupon, j’ai d’abord testé le patron Jeannette dans une chute de jersey rayé pour valider le patron et mes choix. Le test ayant été très satisfaisant, le tee-shirt beaucoup porté cet automne hiver, j’ai pu couper mon précieux.

Comme dans ma version test, j’ai coupé une version simplifiée de la marinière c’est à dire sans les codes de la marinière (asymétrie devant/dos, fentes sur les côtés…). Par contre, si la première fois j’avais fini mon encolure bateau avec un simple ourlet, cette fois-ci j’ai cousu l’encolure bateau avec une bande d’encolure croisée en forme de V au niveau des épaules. Autre différence, ma version test avait des manches 3/4 faute de tissu suffisant, celle-ci a les manches longues.

Qui dit marinière, dit rayures et donc raccords. Par prudence, je n’ai pas pris le risque de couper au pli et que ma maille glisse sous mon patron. J’ai décalqué les pièces une deuxième fois (à l’envers) pour les assembler afin d’avoir une pièce en entier et non à couper au pli. Le tout sur un film plastique pour bien voir l’alignement des rayures.

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Patron « Jeannette » issu du livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson aux Editions La Plage – Taille 38 (du 34 au 52) – Marges de couture de 0.7 cm incluses.

  • Version : marinière sans fentes sur les côtés, longueurs devant et dos identiques.
  • Encolure : bateau avec bande d’encolure croisée au niveau des épaules
  • Longueur du corps : courte
  • Longueur des manches : longue

Fournitures : Maille rayée grise et noire (Stoffen Sepktakel) – Framilastic (renfort épaules)

Mon 10ème Cannelle !

Entre le gilet Cannelle et moi, c’est d’abord une histoire de couture car c’est par lui que tout à commencé ! Après avoir regardé l’émission Cousu Main, j’ai découvert le gilet Cannelle grâce au blog de Séverine, une des finalistes de la saison 1, où elle présentait son test du gilet. Convaincue par le fait que ce patron était très bien expliqué et accessible aux débutantes, je me suis lancée dans la couture de vêtements.

Tous ces gilets Cannelle n’ont pas été cousus uniquement pour moi ! Ce 10ème est en fait le 5ème pour moi, j’en ai déjà 4 dont 2 pour la saison automne/hiver (en jersey milano) et 2 autres en mailles très légères pour l’été. J’en ai aussi cousu 2 pour ma mère dont 1 avec des poches plaquées selon le tuto (vidéo) de Christelle Beneytout et 2 pour ma fille en taille 32 et en taille 16 ans devenus trop petits depuis. Et enfin, ma surchemise à carreaux née d’un hacking du patron Cannelle.

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J’ai bien testé d’autres patrons (des modèles Ottobre ici et , ainsi qu’un hacking du patron Trop Top) mais le Cannelle conserve sa première place du podium pour son confort, son élégance et sa forme qui correspond parfaitement à ma morphologie et mon style vestimentaire.

Le gilet Cannelle et les petites vestes courtes sont les incontournables de ma garde-robe. Malheureusement, mes petites vestes, achetées avant que je me mette à la couture, sont parties à la poubelle pour cause d’usure à force d’avoir été portées et reportées et mes 2 Cannelles s’apprêtent à suivre le même chemin. J’ai donc un besoin vital de gilets et de petites vestes.

Pour ce nouveau Cannelle, j’ai choisi une maille chinée noir et gris/bleuté destinée à la mi-saison de par sa couleur et son épaisseur et d’y coudre les poches plaquées. Côté réalisation, pas de difficulté particulière mais il faut noter que la maille légère est vraiment une horreur à coudre (j’avais oublié que cela en mettait partout) et qu’un ourlet laitue sur un jersey milano est une très bonne idée mais cela l’est beaucoup moins sur une maille légère à qui un ourlet plié/rentré conviendra beaucoup mieux.

Les photos n’ont pas été prises le même jour, la première photo restitue mieux la vraie couleur (noir chiné gris bleuté).

J’ai acheté en même temps, une maille chinée bleue doublée d’une couche polaire qui se transformera (ou pas) en un gilet Cannelle boutonné pour l’hiver prochain !

Patron : « Je couds Cannelle » de Christelle Beneytout (pdf ou papier) – Niveau débutant – Marges de 0.7 cm comprises – Taille 40 + poches plaquées (gabarit téléchargeable gratuitement sur le blog Christelle Coud).

Fournitures : Maille légère chinée (noir / gris-bleuté) (Stoffen Sepktakel) – Élastique transparent Framilastic (renfort coutures épaules)

Gilet Ottobre gris lurex !

En passant devant un rouleau de maille grise chinée, j’ai tout de suite pensé au gilet que j’avais repéré dans le dernier magazine Ottobre Design. Ce gilet avec un devant drapé et une ceinture composée de 3 pièces cousue dans les coutures de côté étant une bonne alternative pour changer de mes nombreux gilets Cannelle.

Ce gris clair chiné bien lumineux, effet renforcé par la présence du fil lurex, est parfait pour illuminer une tenue noire à la mauvaise saison.

Une cousette sans difficultés, juste un moment délicat pour retourner sans faire de trous dans la maille les morceaux de la ceinture que j’ai cousu pliés en 2 endroit contre endroit et non pliés en 3 sur l’endroit comme préconisé par le magazine.

Si j’avais su, je ne l’aurai même pas cousue puisque je l’ai retirée ! Nouée ou les morceaux pendants cela ne me plaisait pas du tout et c’est bien mieux sans.

Place aux photos :

Patron : Cardigan « Floaty Front » (n° 17) du numéro 5/2017 (Femme Automne/Hiver) d’Ottobre Design – Taille 40 (existe du 34 au 52) – Niveau débutant
Fournitures : maille grise chinée avec fil lurex (Tissus des Ursules) – Élastique transparent Framilastic (renfort épaules)

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Une robe pour attendre le printemps !

Cette robe, c’est d’abord une histoire de tissu, une maille tricot légère et synthétique dans les tons bleu marine et blanc avec une touche de rouge. Repéré une première fois, oublié, revu une deuxième fois et enfin acheté après avoir trouver le patron pour en faire une robe !

J’ai donc passé en revue tous mes patrons de robe, j’ai hésité un instant avec la robe Lora de La Maison Victor pour finalement opter pour une robe Ottobre. Il s’agit du modèle n° 12 du dernier Ottobre (Automne-Hiver 2016), une robe en jersey intitulée « Jazzy Jacquard » avec des pinces poitrine et une découpe aux épaules qui fait penser à une encolure américaine.

Côté technique avec Ottobre, il vaut mieux avoir déjà cousu un modèle du même genre car il n’y a pas de pas à pas, ni de schémas, il n’y a que du texte. De plus, il faut bien différencier le paragraphe « techniques de construction » et ceux « couture » car dans la technique de construction il est écrit qu’il faut piquer les bandes de finitions (épaules) devant et derrière et dans la couture il faut piquer la bande de finition dos, assembler les pièces dos et devant puis finir la bande de finition devant. Moi, j’ai piqué mes bandes de finitions sur l’encolure dos et sur l’encolure devant. Du coup, impossible de coudre endroit contre endroit ces 2 pièces ! Comme je n’ai pas compris leur méthode, je n’ai pas décousu et j’ai cousu ensemble mes pièces pour obtenir un rendu identique. Je n’ai toujours pas compris … et c’est un peu ennuyeux car certains modèles (un chemisier, un pantalon …) me plaisent mais je sais que je n’ai pas les connaissances techniques pour les coudre alors qu’avec un pas à pas cela roulerait tout seul !

Au niveau de la taille, il fallait juste coudre un élastique transparent pour la renforcer mais à l’essayage j’avais l’impression d’être vêtue d’un sac à patates, impression confirmée par l’expression de ma fille. Du coup, j’ai posé un élastique pour resserrer la taille. Cela forme des fronces non prévues mais cela n’est pas disgracieux. Je pense que cela doit venir de mon tissu qui n’a pas les mêmes qualités que le jersey préconisé et qui a tendance à se distendre.

Place aux photos :

Zoom sur l’encolure « américaine » et le motif du tissu :

Cette petite robe classique et très confortable est parfaite pour attendre le printemps. Je pense qu’elle va être portée et reportée en cette fin d’hiver et au début du printemps, en jouant sur l’épaisseur du collant.

Patron : Robe en Jersey – Modèle n° 12 « Jazzy Jacquard » du magazine Ottobre design n° 5/2016 – Taille 40 (du 34 au 52 marges de couture non comprises)

Fournitures : Tissu maille bleu marine à motifs blancs et rouges (Eurotissus) – Elastique (4,5 mm).