Mini Sam’ : le sac imitation croco de la Parisienne !

Tout est dans le titre ! « Mini Sam’  » c’est le nom du patron, le motif écaille du simili cuir utilisé est une « imitation croco » et la cotonnade utilisée pour l’intérieur du sac répond au joli nom de « la Parisienne » !

Entre l’achat des tissus et la réalisation du sac, il s’est écoulé … 2 ans ! Le simili cuir « imitation croco » et le tissu « la parisienne » proviennent du Salon de la Création & du Savoir-Faire (CSF) 2015. Quand le CSF 2016 est arrivé, je les ai ressorti et me suis souvenue d’un joli sac vu chez Annabelle qu’elle avait fait pour sa fille. Patron téléchargé, pièces découpées et entoilées en novembre 2016, qu’un autre projet a dû pousser dans un tiroir et qui ont hivernées pendant un an pour être cousu fin 2017 ! J’ai le projet d’un sac grand format, j’espère ne pas mettre deux ans à le coudre !

Mini Sam’, un petit sac à main à rabat de forme arrondie, est proposé gratuitement sur le blog de Merci Giroflée. Ce modèle de base (bandoulière fixe, pas de poches…) pourra être personnalisé par des couturières un peu expérimentées selon leurs goûts et/ou leurs besoins (bandoulière réglable, poche.s intérieure.s, compartiment…). Les couturières débutantes pourront jouer sur le contraste du tissu du rabat par rapport au corps du sac, la couleur du passepoil.

Je suis restée sur le modèle de base car sa fonction première est juste d’accueillir mes papiers, mon téléphone et mes clés pas de transporter ma vie, ça c’est le job d’un grand sac qui lui doit être pensé et personnalisé pour être pratique et trouver du premier coup ce que l’on cherche.

Petites astuces que j’ai utilisées pour découper mes pièces en fonction des motifs :

  • j’ai imprimé deux fois les gabarits que j’ai assemblés pour former la pièce à découper car le gabarit de base représente une demi pièce.
  • j’ai décalqué les pièces avec du couvre-livre transparent

Pour la réalisation, j’ai utilisé une aiguille spéciale cuir, mon simili étant épais et assez rigide. Son épaisseur et sa rigidité m’ont d’ailleurs joué un mauvais tour lors de la confection de la bandoulière. Le patron préconise de coudre endroit contre endroit les deux pièces de la bandoulière et de retourner la pièce obtenue. Je n’ai pas voulu écouter mon intuition… impossible de retourner ma pièce au delà de quelques centimètres ! J’ai dû découdre et recoudre envers contre envers en rentrant et surpiquant les côtés.

Je vous conseille de mesurer la longueur d’un sac similaire afin d’adapter la longueur de la pièce. J’ai retiré 50 cm à ma bandoulière.

A noter aussi que le simili cuir ne se repasse pas au risque de le faire fondre. Pour repasser les coutures, mettre un torchon assez épais entre le simili et le fer à repasser.

Enfin, le patron ne préconise pas de renforcer les pièces (entoilées) au niveau de la fermeture ce qui je pense est une bonne idée pour prolonger la durée de vie du sac.

Mon Mini Sam’ en photos :

Un petit sac élégant qui m’accompagne souvent lorsque je veux emporter le minimum avec moi.

Patron : Mini Sam’ de Merci Giroflée (patron gratuit)

Fournitures : simili cuir noir croco et cotonnade la Parisienne (CSF), passepoil noir (Mondial Tissus) et fermeture aimantée (récup d’un vieux sac)

Modification : j’ai réduit la bandoulière de 50 cm

Préconisation : renforcer les pièces au niveau de la fermeture aimantée

Ma veste rose des sables !

Comme annoncé dans mon article « Un tricot en duo avec Forence », Florence du blog Pas à pas le chemin et moi avons décidé de tricoter en même temps la jolie veste tube du catalogue Phildar n° 137 spécial débutant de l’Automne-Hiver 2016/17 qui nous avait tapé dans l’œil à toutes les deux !

Au début de l’automne, Florence s’est lancée la première après m’avoir attendue un peu pendant que je finissais mon pull Lou ! Nous avons tricoté les pièces dans le même ordre (dos, devants et manches) mais pas toujours en même temps, tout en s’attendant entre deux pièces, en alternant celle qui commençait la première et ce jusqu’à l’assemblage.

Nous avons débuté par le dos qui était la pièce la plus longue à tricoter mais aussi la plus simple.

Pour les devants, j’ai suivi les conseils donnés par une amie de Flo et sa maman :

  • Tricoter les deux devants en même temps. Cela permet de travailler les deux devants en symétrie et être sûre de faire les diminutions sur le même rang. Par contre, deux fils et deux pelotes c’est plus dur à gérer.
  • Faire les diminutions avec les mailles 3 et 4 au lieu des mailles 1 et 2. J’ai ainsi éviter l’effet escalier mais les diminutions se voient un peu tout de même.

Bizarrement, j’ai continué 15 rangs après la dernière diminution pour obtenir la hauteur voulue alors que Flo s’est arrêtée à la dernière diminution, du coup mes devants ont une forme bizarre par rapport au schéma du patron et ceux de Flo. Heureusement, le blocage a estompé cette forme bizarre.

Pour les manches, j’ai préféré tricoter chaque manche individuellement pour n’avoir qu’une pelote à gérer, surtout qu’à part un changement d’aiguille après les 5 premiers centimètres, il n’y avait pas de point particulier à gérer.

J’ai dû procéder au blocage en deux fois car toutes mes pièces ne rentraient pas sur mes dalles. Florence a bloqué toutes ses pièces en une fois en prenant des serviettes de bain en complément de ses dalles. Les pièces ont mis longtemps à sécher, 3 jours complets, car la laine est épaisse. A noter : Flo a constaté que les pièces qui étaient sur les serviettes ont séché plus vite que celles qui étaient sur les dalles !

A plusieurs reprises, j’ai vu des traces de pattes ou trouvé mon chat couché sur mes pièces entrain de sécher. Mais au troisième jour du second blocage, je l’ai pris en flagrant délit de léchage de ma pièce dos ! Horreur …. des fils étaient tirés et la laine boulochée !!! Un peu écoeurée, j’ai mis de côté mes pièces bloquées et attendu un certain temps avant de voir si je pouvais réparer ses bêtises !

Heureusement pour moi, j’ai pu masquer ses bêtises en tirant un peu sur les mailles et en coupant les peluches. Ses bêtises se voyant un peu d’un côté, j’ai attribué cette face à l’intérieur de la veste.

Bien que destiné aux débutants, le catalogue Phildar ne donne aucune explication pour assembler les pièces. J’ai donc fait des recherches sur internet pour trouver des tutos. Il faut utiliser 3 coutures différentes selon les pièces à assembler. Voici 2 vidéos et 1 photo pour réaliser une couture invisible pour le point mousse :

  • Couture à l’horizontale pour assembler le dos et les devants au niveau des épaules :

  • Couture à la verticale pour assembler les côtés dos et devants :

Pour les coutures à l’horizontale et à la verticale, il faut coudre les pièces posées endroit face à soi.

  • Couture au point arrière pour coudre les têtes de manches au corps :

Pour la couture au point arrière, il faut coudre les pièces endroit contre endroit.

Après assemblage, il me reste l’équivalent d’une pelote voire une pelote et demie. Je vais donc chercher un mini projet pour utiliser ce reste.

Ma veste rose des sables :

Pour voir la veste de Flo, c’est ici !

Et là le tableau Pinterest dédié à notre « Tricot en duo » (avancées et liens utiles) !

Voilà cette première expérience de « Tricot en duo » est terminée ! Florence et moi avons deux belles vestes ! Ce fût une belle aventure qui nous a permis d’échanger des conseils et des astuces, de nous motiver à tour de rôle !

Patron : Catalogue Phildar n° 137  (Automne / Hiver 2016-2017) – Modèle n° 8 « La veste tube » – Niveau débutant – Taille 34/40 (existe en 42/44 et 46/52)

Fournitures : 19 pelotes de Rapido coloris Rose des sables (Phildar)

Matériel utilisé : Aiguilles n° 7 (et n° 6 pour le revers des manches)  – 1 aiguille à laine (moyenne) – marqueurs

Rien de neuf ?

En 2018, je participe au défi : « Rien de neuf ? » !

Il s’agit d’un grand challenge collectif initié par l’association Zero Waste France pour changer petit à petit ses réflexes d’achats et explorer d’autres modes de consommation meilleurs pour l’environnement.

Le défi porte sur les objets et équipements de la vie quotidienne : les vêtements, les meubles, la décoration, l’électroménager, les produits high-tech, les produits culturels….

En s’inscrivant au défi, chaque participant, plus de 10 000 à ce jour, s’est engagé à rechercher systématiquement une alternative aux produits neufs (location, achat d’occasion, prêt, réparation, don, mutualisation…).

Derrière chaque produit neuf, il y a la face cachée de l’iceberg dont l’acheteur n’a pas conscience : la fabrication, la transformation et la distribution ont nécessité l’extraction de matière première, la consommation d’énergie et d’eau et un transport intercontinental. Cette utilisation des ressources est 3 fois plus importante que ce que la Terre peut nous offrir, il faut donc limiter le plus possible la fabrication de produits neufs en allongeant le plus possible la vie des produits et en réutilisant les nombreux produits déjà en circulation.

Mais pour beaucoup, ce n’est pas si facile de résister au sirènes de la société de consommation, lorsque la publicité, le design, le marketing, le crédit à la consommation et l’obsolescence programmée n’ont qu’un seul objectif : déclencher chez le consommateur la volonté d’avoir un produit plus neuf ou de lui faire remplacer un produit plus tôt que nécessaire !

Nos modes de production et de consommation ne sont plus viables, il faut donc produire et consommer différemment, changer notre façon de consommer ce qui forcera les fabricants à modifier leur mode de fabrication !

Bien qu’étant une consommatrice modérée et réfléchie, je compte sur ce défi pour me faire :

  • découvrir de nouvelles astuces pour rendre ma consommation encore plus responsable
  • adopter des réflexes de consommation respectueux de environnement

Concrètement, depuis que je suis inscrite à ce défi, j’ai décidé :

  • de résister à l’appel des sirènes et de ne pas changer mon vieux téléphone portable et d’attendre qu’il rende l’âme pour le remplacer. Il en va de même pour ma vieille tablette mais ce choix était déjà fait avant ce défi.
  • d’acquérir d’occasion le porte-vélo (4 vélos à fixer sur un attelage) que l’on souhaite acheter et voir par la même occasion si on peut trouver un attelage d’occasion.
  • d’offrir et de me faire offrir des cadeaux d’occasion (livres et autres objets) ou des moments à partager pour les anniversaires et Noël.
  • de mettre sur ma liste de souhaits des livres parus il y a quelques temps ainsi que tous les objets pouvant se trouver facilement d’occasion.

A noter que pour tous les achats d’occasion, il faut anticiper l’achat car trouver l’objet recherché peut demander du temps, contrairement à l’achat neuf, qui lui est un achat facile et rapide.

Ce défi ne doit pas être un renoncement ni une privation pendant un an pour recommencer à consommer en 2019 mais un cheminement vers un autre mode de consommation raisonné et respectueux avec de nouveaux réflexes de consommation. Il ne doit pas non plus être culpabilisant quand on n’a pas trouvé d’alternative au neuf ou que l’on a dû faire face à un achat urgent et donc neuf ou que l’on s’est fait plaisir par exemple avec un livre de cuisine ou de loisirs créatifs qui vient de paraître surtout si l’on va en faire bonne usage.

Et vous, cela vous tente de relever le défi ? Qui s’est déjà inscrit ou va s’inscrire ?