Coudre des basiques : le top Yvonne !

Après avoir constaté que contrairement à l’achat de ses vêtements en prêt-à-porter où l’on va facilement acheter un vêtement uni pour avoir une pièce basique qui va avec presque toute sa garde-robe, se coudre un basique est plutôt la dernière chose que l’on ait envie de faire.

Il y a quelques mois, après un rapide coup d’œil dans ma penderie pour comptabiliser les basiques cousus main (trois hauts noirs et zéro blanc), j’avais décidé de coudre deux hauts basiques, un noir et un blanc, tout deux en jersey bien sûr.

Après avoir réfléchi à mes besoins et mes envies, le noir aurait des manches 3/4 (pour le porter 3 saisons sur 4) et serait ajusté, féminin et élégant. Il a déjà été cousu et publié, il s’agit de mon Black Badiane !

Pour le blanc, avec zéro haut blanc à mon actif et un seul à coudre, il a fallu cibler le haut qui serait le plus utile. Le blanc étant plutôt un coloris pour le printemps/été, j’ai opté pour un top à bretelles, à porter tout seul l’été et à glisser sous une chemise au printemps et à la fin de l’été.

Pour le top à bretelles, je me suis naturellement tournée vers le patron Yvonne du livre « Coudre le stretch » que j’ai déjà cousu 2 fois. Bien que modèle soit décliné en 4 longueurs (court, moyen, long et robe) et 3 positions de bretelles (classique, croisée et nouée), je couds toujours la même longueur (court) et la même position de bretelles (classique) car les bretelles droites sont quand même plus soutien-gorge compatibles que les autres formes.

Yvonne est facile et rapide à coudre. Il y a peu de pièces à découper, un devant, un dos, une petite bande pour le V de devant et une grande bande pour le dos et les bretelles. Le plus long et le plus minutieux, c’est la pose de la grande bande (1 m 18 à poser en biais) à l’aiguille double spécial stretch. Pour positionner les bretelles au dos du top, je vous conseille de vous faire aider par un proche qui déterminera le meilleur positionnement de façon à cacher les bretelles du soutien-gorge.

Pour le tissu, tout comme pour mon Badiane Black, j’ai utilisé le même jersey de coton blanc que pour coudre mon trio de petites jupes en jersey. Malheureusement, ce jersey a un taux de rétractibilité élevé ce qui colle le tee-shirt au niveau de la poitrine. De plus, mes soutien-gorges blancs ont tous de la dentelle ou des motifs brodés qui ressortent à travers le tissu. Du coup, en attendant de trouver un soutien-gorge effet peau sans dentelle et sans broderies, je préfère porter mon top sous une chemise.

Top à bretelles Yvonne patron de couture du livre coudre le stretch de Marie Poisson

Yvonne du livre coudre le stretch de Marie Poisson

Maintenant que j’ai cousu mes basiques, je retourne à la couture de jolis motifs !!!

Patron Top à bretelles « Yvonne » issu du livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson aux Editions La Plage – Taille 40 (du 34 au 52) – Marges de couture de 0.7 cm incluses.

  • Longueur du top : courte
  • Positionnement des bretelles : droites

Fourniture : Jersey blanc (La Maison d’Ursule)

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Tarte légère aux Mirabelles !

Chaque année, j’attends avec impatience la saison des mirabelles ! Comptant parmi mes fruits préférés…je guette l’annonce de leur cueillette en Lorraine et je surveille leur arrivée sur les étals. Il faut être aux aguets car la saison est trop très courte, tout juste un mois.

Attendre avec impatience et profiter pleinement de la saison des fruits est un plaisir qui se savoure avant, pendant et parfois même après lorsque l’on se remémore les bonnes choses mangées. Ainsi, manger local et de saison décuple les plaisirs gustatifs !

Cette année, les mirabelles sont arrivées au cours d’une semaine chaude, faisant suite à deux semaines très moyennes, pas la canicule mais dépassant les 30°. La remontée des températures a fait redescendre mon envie de gâteau aux mirabelles. Mais celle-ci a vite été remplacée par une envie de tarte aux mirabelles toute simple et légère avec juste le goût du fruit.

A la pâte brisée, j’ai préféré la légèreté de la pâte feuilletée. Je l’ai recouverte d’un mélange de poudre d’amandes et de sucre afin d’éviter d’avoir une pâte totalement détrempée par le jus des mirabelles.

recette tarte légère aux mirabelles pâte feuilletée - tarte aux fruits de saison.

Tarte légère aux mirabelles :

Ingrédients :

  • 1 pâte feuilletée (sans gluten pour moi)
  • 1 kg de mirabelles
  • 50 g de poudre d’amandes
  • 50 g de sucre :
    • 25 g de sucre complet muscovado
    • 25 g de sucre de canne blond

 

Laver, équeuter et sécher soigneusement les mirabelles.

Les couper en deux et les dénoyauter.

Dans un grand bol, bien mélanger la poudre d’amandes et les sucres.

Dérouler la pâte feuilletée, la déposer avec le papier sulfurisé sur le moule à tarte, lui donner la forme du moule et la piquer à l’aide d’une fourchette.

Verser et répartir sur le fond de tarte, le mélange amandes/sucre.

Préchauffer le four à 180°.

Disposer les oreillons de mirabelles (debout) en rond en partant du bord de la tarte jusqu’au centre en essayant de les serrer les uns contre les autres. S’il reste des oreillons, les insérer entre deux oreillons espacés.

Enfourner pour 35 minutes environ à 180°.

Sortir le moule à tarte du four et le laisser refroidir sur une grille.

Déguster la tarte refroidie ou encore un peu tiède. Miam, un régal !!!Tarte aux mirabelles - Recette de ma cabane en alaska

Top Crystal !

A la sortie du magazine La Maison Victor, j’ai eu un petit coup de cœur pour le top Crystal ! Tissu acheté, patron décalqué et découpé dans la foulée pour être prêt à être cousu quand son tour viendra ! Mais voilà le temps de finir mes encours, la saison était trop avancée pour coudre un vêtement d’été.

Vous avez peut-être constaté qu’en l’espace de deux ou trois décennies les saisons vestimentaires ont bien changées ! Avant, il y avait 4 saisons bien marquées avec une garde-robe pour chaque saison. Il y avait des vêtements chauds pour l’hiver, des vêtements de mi-saison pour le printemps (couleurs vives) et l’automne (couleurs foncées) et des vêtements légers pour l’été ! Depuis le début des années 2000, le climat s’étant réchauffé, on porte la même garde-robe, celle de mi-saison, d’octobre à fin mai, puis celle d’été de juin à septembre.

En couture, c’est un peu pareil, je trouve qu’il y a seulement 2 saisons pour coudre. Les températures étant plus clémentes, les codes couleurs ayant changés (couleurs pastelles pour les collections automne/hiver) on coud des manches 3/4 dans un tissu pas trop épais pour l’automne/hiver/printemps et des manches courtes ou sans manches pour l’été.

Pour ma part, j’ai un peu de mal à coudre des vêtements d’été avant que le beau temps soit bien installé mais aussi passé la mi-août car une fois cousu, il ne reste que très peu de temps pour les porter. De ce fait, mon nombre de pièces estivales cousues chaque année est très faible.

C’est ainsi que la couture de mon top Crystal a été reportée à l’été suivant, puis à nouveau reportée à l’été encore suivant (j’avais trop bien rangé mes pièces découpées). Soit coupé en 2017 pour n’être cousu qu’en 2019 !

Le top Crystal, est décrit par La Maison Victor comme un top romantique aux lignes volantées. Il s’agit d’un top loose avec des volants aux épaules et un autre sur la poitrine. Sur le dessin technique, on peut voir les volants pris en sandwich entre le devant/dos et les pièces de côté.

La Maison Victor qualifie l’ouverture élégante du dos comme poétique. Le dos étant coupé en deux parties afin de former une ouverture (goutte) en haut fermée par un bouton agrafe. Bon à savoir, un dos fermé coupé dans une seule pièce est possible car le top peut s’enfiler le dos agrafé.

Le choix du tissu est primordial car l’ampleur, les fronces et les volants du top Crystal peuvent vite le transformer en montgolfière, surtout si l’on a une poitrine un peu généreuse. Il faut un tissu fluide et mou pour obtenir des volants tombants. Dans le cas contraire, les volants seront rigides, les fronces plus épaisses. Le tout augmentant le volume du top.

Au vue des premières réalisations et des articles du Top Crystal, j’avais opté pour une version sans le volant poitrine et cela tombait bien car je n’avais pas assez de tissu pour le réaliser. A la place, j’ai cousu un passepoil rose pâle assorti au tissu.

Vu l’ampleur du top, j’ai pensé à le couper une taille en dessous ma taille habituelle chez La Maison Victor. Mais avant de couper, j’ai comparé les dimensions (poitrine, taille et hanches) avec un patron de top que j’avais déjà réalisé. Après comparaison, j’ai décidé de rester sur ma taille habituelle et bien m’en a pris car après j’ai lu que certaines avaient fait le choix d’une taille en dessous et ne pouvaient pas le porter pour cause d’emmanchures trop serrées.

Place aux photos :

Question de préférence personnelle, je porte ce top non rentré avec un pantalon moulant. Je n’aime pas le côté blousant lorsqu’il est rentré dans le pantalon ou porté avec un bas ample (double effet montgolfière).

Petit zoom sur le volant :

Pour celles qui seraient tentées par une version robe, sachez qu’il est possible de rallonger ce top en robe.

Patron : Top « Crystal » du magazine La Maison Victor – édition 2 – mars-avril 2017 – niveau 2/4 – Taille 38 (existe du 30 au 48)

Fournitures : Tissu chaîne et trame léopard gris bleuté, noir et rose (collection 2017 chez Mondial Tissus) – Bouton agrafe – Passepoil rose pâle – Biais rose (finitions encolure et emmanchures).

Modifications : Suppression du volant (devant) et insertion d’un passepoil à la place. Pas de doublure thermocollante comme préconisé.

 

La bibliothèque des cœurs cabossés -Katarina Bivald

Sara Lindqvist est une jeune libraire suédoise de 28 ans solitaire et mal dans sa peau qui se réfugie dans les livres. Ses seuls amis sont les personnages des romans qu’elle lit jusqu’à ce qu’elle entretienne une correspondance avec Amy Harris une américaine de 65 ans très cultivée vivant en Iowa. Pendant 2 ans, elles échangent lettres et livres. Lorsque la librairie où Sara travaille met la clé sous la porte, Amy invite la jeune femme à lui rendre visite. Munie d’un visa touristique de 3 mois et d’une valise remplie de livres pour Amy, Sara débarque à Broken Wheel petite ville de l’Iowa où elle apprend avec stupeur le décès d’Amy. Elle est accueillie dans la maison de la défunte où famille et amis de celle-ci sont réunis après les funérailles.

roman littérature suédoise premier roman katarina bivald la bibliothèque des cœurs cabossés

Parce qu’elle est l’invitée et l’amie d’Amy, une personnalité locale très appréciée, elle est conviée à rester séjourner dans la maison d’Amy. Georges un habitant sans emploi est chargé de la véhiculer et dans tous les commerces où elle va, le café ou le repas qu’elle prend lui sont offerts.

Sara découvre une petite ville américaine ayant subi de plein fouet la crise de 2008 où règnent l’amitié, l’entraide, la solidarité et le système D entre les habitants qui ne sont pas partis travailler et vivre à Hope, une grande ville située à 40 km. Elle fait connaissance des habitants tous cabossés par la vie et la crise. La première impression de la ville semble identique à l’image reflétée par Sara … sans charme et morose.

Après quelques jours, où tout lui est offert, Sara a envie de se rendre utile. Il lui vient l’idée de donner une seconde vie aux nombreux livres que possédait Amy. Elle décide de nettoyer l’ancien local d’Amy et d’y installer une librairie avec tous les livres de cette dernière. Les habitants un peu incrédules l’aident en donnant de vieux meubles dont ils n’ont plus besoin. Georges l’aide à nettoyer et repeindre le local. La petite librairie repeinte et agencée, Sara décide de classer les nombreux livres par genres. La collection d’Amy couvrait tous les styles littéraires, de ce fait, il y en a pour tous les goûts, même pour ceux qui ne lisent pas ou ceux qui préfèrent les films. Au départ, les recettes de la vente doivent servir à acheter de nouveaux livres mais très vite Sara propose aux habitants d’échanger le livre acheté contre un autre livre (sans payer). Comme Sara sait trouver le livre qui correspond à chacun, celui qui saura le captiver, la petite librairie devient très vite un lieu incontournable et pour la première fois de sa vie, elle va se faire des amis qui ne sont pas des personnages de romans.

Sara aidée des habitants décide de faire venir les habitants de Hope dans la librairie et dans la ville. Pour cela, ils organisent un grand marché. En devenant le centre d’intérêt, elle prend confiance en elle et s’épanouit ! La ville et ses habitants aussi !

Seule ombre au tableau, le temps file et son visa touristique arrive bientôt à expiration.  Toute la petite ville se mobilise pour qu’elle reste, germe alors une idée folle… celle d’organiser un mariage blanc !

Égrainées au fil des chapitres, des lettres d’Amy nous en disent plus sur elle, la petite ville et ses habitants. Un livre plein d’humour, avec des personnages très attachants, faisant référence à de nombreux livres.

La bibliothèque des cœurs cabossés est le premier roman de Katarina Bivald qui n’est autre qu’une ancienne libraire suédoise. Malgré ses imperfections, ce livre est devenu un best-seller international, grâce à sa jolie couverture et à la forte demande de romans feel good qui permettent de s’échapper de la grisaille quotidienne.

S’il est un peu lent, long, prévisible avec des personnages stéréotypés (le cocu alcoolique, la vieille fille bigote autoritaire, la mère célibataire, un couple d’homosexuels, la féministe rebelle… et un beau célibataire), j’ai passé un bon moment car c’est un roman qui parle de livres, fait la part belle aux relations humaines et qui fait l’éloge des petites communautés très soudées. Bien que datée post crise de 2008, l’histoire pourrait très bien se situer quelques décennies plus tôt car jamais il n’est fait mention d’internet, des réseaux sociaux… Un roman hors du temps ancré dans le monde réel !

Vous l’aurez compris, c’est une lecture légère et facile, à glisser dans sa valise, pour les amoureux des livres ! Si vous cherchez un livre mené tambour battant avec de l’action, des rebondissements, un suspens insoutenable… mieux vaut vous abstenir !

La bibliothèque des cœurs cabossés

Roman de Katarina Bivald

Paru aux Éditions DENOEL en 2015 – 482 pages

Seconde vie : le cas de la petite jupe !

Comme je vous le disais dans mon article « Offrir une seconde vie aux vêtements non portés », j’ai trié mes vêtements non portés en distinguant ceux que je ne voulais pas conserver et ceux à qui je pourrais peut-être donner une seconde vie en apportant quelques modifications.

Pour ceux-là, j’ai dans un premier temps identifié les raisons pour lesquelles, le vêtement n’était pas porté, puis chercher si des solutions peuvent être apportées. Ensuite, il convient d’effectuer les modifications nécessaires lorsqu’elles sont réalisables.

Je vous propose une étude de cas avec une jupe du commerce que je ne portais plus vraiment.

Le cas d’une petite jupe du commerce :

Identification du problème :

Achetée il y a de nombreuses années, bien avant que je ne commence à coudre, je trouve le motif élégant et intemporel. Le problème n’est donc pas une question de tendance ou de goût, ni d’un manque de pièces compatibles puisque j’ai des petits hauts noirs pour aller avec.

Après analyse, j’ai identifié les problèmes :

  • la jupe est trop longue et pas assez ajustée (trop d’ampleur)
  • l’élastique de la taille est en fin de vie et ne fait plus son boulot !

Solution :

En fait, il en fallait peu pour qu’elle (re)devienne une petite jupe féminine et élégante !

Pour cela, il suffisait de :

  • raccourcir la hauteur de la ceinture élastiquée
  • redonner de l’élasticité à la taille
  • réduire l’ampleur de la jupe afin qu’elle soit plus ajustée
  • raccourcir la jupe pour qu’elle arrive au dessus du genou

Pour cela, j’ai décidé de :

  • réduire de 3/4 la hauteur de la ceinture
  • retirer du tissu sur les côtés

Modifications :

Une transformation assez simple :

  • 5 coups de ciseaux :
    • 2 au niveau de la couture côté pour retirer la couture côté
    • 1 au niveau de la taille pour réduire la hauteur de la ceinture élastiquée qui faisait + 12 cm (j’ai retiré 9 cm et conservé 3 cm)
    • 2 au niveau des côtés pour réduire l’ampleur et ajuster l’ampleur
  • 2 passages sous le pied de biche :
    • 1 pour la nouvelle couture de côté
    • 1 pour la pose d’un biais élastique pour finir le haut de la jupe.

Voilà comment j’ai modernisé une jupe du commerce qui était trop longue, un style trop ample pour les tendances actuelles et qui avait une ceinture élastiquée en fin de vie !

Avant / Après :

La petite jupe du commerce est (re)devenue une petite jupe élégante et féminine :

Une seconde vie offerte !!!

Peut-être cela vous a-t-il échappé mais sur le forum de Thread & Needles, il y a un nouveau sujet/défi dans le groupe « Création, remède à la consommation? » intitulé « pRolongation de l’été » qui est parfaitement dans le même esprit que mes cousettes « A bas les chutes », mes opérations « Déstockage de chutes de jersey » et maintenant « Offrir une seconde vie aux vêtements non portés » !

Défi « pRolongation de l’été » sur T&N :

« Un nouveau défi regroupant diverses techniques permettant de prolonger un maximum, la vie de nos chers textiles, et de diminuer ainsi la demande en ressources qui pèse sur la planète. Vous pourrez donc poster ici tout vos projets issus de recyclage, chutes, raccommodage, des projets permettant le mode de vie zéro déchet, et un mélange de tout ça et de tout ce qui vous semble green. Afin d’expliquer vos projets, vous pourrez utiliser des « options » (comme au bac) qui devront commencer par R ou à défaut en comporter un. Un sorte de clin d’œil à la règle des R du zéro déchet. Voici des exemples d’option : récup, raccommodage, rapiéçage, réduire, zéRo chutes, … Bref soyez créatif. Bonne pRolongation à toutes. »

Le temps des cerises !

Cette année, le cerisier de notre jardin nous a offert, avec une quinzaine de jours d’avance par rapport à d’habitude, de belles grosses cerises bien juteuses. Une bonne année puisque l’abondance n’a pas été réduite à néant par de fortes pluies, des vers dans les fruits et les oiseaux n’ont pas tout mangé. Seule ombre au tableau, un millésime peu sucré en raison d’un manque d’ensoleillement ce printemps mais pas de quoi bouder les petits plaisirs de saison : déguster des cerises juste cueillies ou cuites en clafoutis ou en soupe !

Chez nous les petits plaisirs se prolongent pendant l’hiver en congelant un peu de cerises entières en vue de clafoutis mais surtout en cuisinant et en congelant plusieurs kilos de soupes de cerises. Le terme de soupe, associé à un dessert, n’est pas très alléchant mais le résultat est délicieux !

Souvent les soupes de cerises sont aromatisées (vin rouge, crème de framboises, fleurs de sureau…) et épicées (cannelle, vanille, cardamone…), ici le fruit est travaillé sans artifices, juste le fruit et le sucre.

Une soupe de cerises à déguster en été ou en hiver, seule ou accompagnée une boule de glace à la vanille ou une panna cotta !

recette de soupe de cerises ma cabane en alaska

Soupe de cerises :

Voici les proportions pour 1 kilo de cerises, soit 6 à 8 parts, à multiplier ou à diviser selon la quantité de cerises que vous avez. Voir aussi mes notes sur les quantités d’eau et de sucre.

Ingrédients :

  • 1 kilo de cerises mûres entières (fraîches ou congelées)¹
  • 100 g de sucre de canne blond²
  • 10 cl d’eau³

¹ si vous n’avez pas le temps de cuire la soupe de cerises au moment de la récolte ou que celle-ci est trop importante, vous pouvez congeler des cerises lavées, équeutées pour les cuire en soupe plus tard, puis congeler la soupe obtenue. 

² la quantité de sucre peut varier de 75 à 125 g par kilo selon la teneur en sucre de la variété de cerises, la teneur en sucre de la récolte de l’année et selon si vous êtes un bec peu ou très sucré

³ la quantité d’eau peut varier selon le mode de cuisson (nature de la casserole ou du faitout et de la plaque de cuisson)

Laver et équeuter 1 kg de cerises.

Dans une casserole, un faitout ou une bassine à confiture, mettre les cerises avec le sucre et l’eau sur feu moyen/vif.

Une fois le sucre fondu, porter à ébullition et laisser cuire les cerises 20 minutes en mélangeant régulièrement pour une cuisson homogène.

Lorsque les cerises sont cuites, retirer du feu et laisser refroidir.

Mettre dans un récipient hermétique. Congeler en portions pour déguster cet hiver ou  placer au réfrigérateur quelques heures pour déguster immédiatement.

Miam ! Miam !

Cerises cuites sucre jus dessert rafraichissant été

Attention aux jeunes enfants ce dessert contient des noyaux !

Bilan d’une année de défi « Rien de neuf » !

En 2018, j’ai participé au défi « Rien de neuf » ! Cela consistait à rechercher systématiquement une alternative à l’achat de produits neufs avant d’acquérir des biens tels que les objets et équipements de la vie quotidienne (les vêtements, les meubles, la décoration, l’électroménager, les produits high-tech, les produits culturels….) pour changer petit à petit ses réflexes d’achats et explorer d’autres modes de consommation meilleurs pour l’environnement.

Après avoir partagé mon défi sur ce blog en publiant des articles trimestriels/semestriels où je listais mes achats, mes non achats, mes alternatives au neuf, mes recherches infructueuses ainsi que mes réflexions, il est l’heure de dresser un bilan de mon année de défi « Rien de neuf ».

Parmi les 15 000 participants de ce défi, je pense que les bilans sont bien différents selon l’endroit où l’on vit, la composition de son foyer, son âge, sa personnalité, son niveau de revenus, son éducation, sa façon de consommer avant le défi, ses engagements environnementaux…  ainsi que ses motivations à participer à ce défi.

J’ai choisi de faire mon bilan sous forme de FAQ (foire aux questions) pour partager mon expérience.

Bilan de mon année de Défi « Rien de Neuf » !

  • Quel était mon objectif en participant à ce défi ?

En fait, j’avais plusieurs objectifs et motivations en m’inscrivant à ce défi. Avec ma participation, je voulais :

    • faire un point précis de ma consommation et voir si mon impression correspondait à la réalité
    • découvrir d’autres modes de consommation meilleurs pour l’environnement,
    • adopter petit à petit de nouveaux réflexes d’achat,
    • grossir le nombre de participants afin d’envoyer un signal aux industriels, aux lobbies et aux politiques,
  • Quel type de consommatrice étais-je avant ce défi ?

Il n’y a pas vraiment d’avant/après ce défi dans ma façon de consommer, car de nature je suis plutôt une consommatrice modérée, réfléchie et raisonnable.

Mes achats d’objets et de biens d’équipements sont d’abord une réponse à un besoin plutôt qu’à une envie le plus souvent accompagné d’une réflexion. A l’opposé donc des achats coup de cœur ou compulsifs.

  • Quels étaient mes réflexes d’achat avant ce défi ?

Avant ce défi, j’avais plutôt un réflexe d’achat de produits neufs dans presque tous les domaines. J’ai toujours privilégié l’achat de produits neufs de bonne qualité afin qu’il dure le plus longtemps possible, que je renouvelle qu’une fois le produit hors d’usage. Par chez moi, les possibilités d’achats d’occasion sont essentiellement des sites comme Leboncoin ou des vide-greniers où l’on trouve essentiellement des objets en plastique sans grand intérêt. Mes achats d’occasions concernaient essentiellement les livres et les jouets pour enfants quand ils étaient petits.

  • Ce défi a-t-il eu un impact sur mon comportement ?

Ce défi a eu un véritable impact au niveau de mes réflexes d’achat car je n’envisageais l’achat neuf que si je n’avais pas trouvé d’autres alternatives, voire je renonçais ou reportais cet achat s’il n’était pas indispensable.

  • Quelles difficultés ai-je rencontré au cours du défi ?

J’ai rencontré essentiellement 2 difficultés :

    • Le décalage temporel entre le désir d’achat et l’achat effectif car contrairement à un achat neuf où il suffit d’aller l’acheter, l’achat non neuf d’un besoin précis demande de l’anticipation et de la patience. L’objet souhaité n’est pas forcément en vente près de chez nous ou en vente sur le vide-grenier que l’on fait.
    • L’offre très limitée de magasins proposant des objets d’occasion. Si les centres commerciaux et les ZAC sont légion par chez moi, trouver un magasin Emmaüs, une recyclerie, une friperie relève du défi ! Zéro friperie, une recyclerie qui a le mérite d’exister et un magasin Emmaüs grand luxe où les meubles vintages sont présentés comme dans un magasin de meubles classique et où clairement les prix sont destinés aux bobo branchés !

Les difficultés sont clairement structurelles.

  • Est-ce que ce défi m’a évité l’achat d’objets neufs ?

Oui. Je pense particulièrement aux affaires de ski qui m’ont été prêtées/données car mon entourage connaissant ma participation à ce défi me les a proposées. Sans ce défi, mon entourage ne me les aurait pas proposées et ces affaires de ski auraient été achetées neuves.

  • Pourquoi ai-je acheté des objets neufs alors que j’aurai pu trouver des alternatives au neuf ?

Si grâce à ce défi, j’ai adopté de nouveaux réflexes d’achats en privilégiant les alternatives aux achats neufs :

    • je n’ai pas pour autant perdu ma logique d’achat neuf. J’ai ainsi remplacé ma tondeuse à gazon vieille de 10 ans et non réparable par une tondeuse neuve selon ma logique d’achat décrite plus haut car je pense l’utiliser jusqu’à la fin de sa vie soit au minimum 10 ans, voire plus.
    • j’ai conservé des freins à l’achat d’occasion pour certaines catégories d’objets comme les vêtements ou les chaussures pour des raisons d’hygiène je présume. Je suppose que ces freins sauteraient si j’étais dans le besoin ou si j’étais une militante écologique.
  • Ce défi va-t-il modifier mon comportement de façon durable ?

Évidemment car ma participation au Défi Rien de neuf avec pour objectifs de découvrir de nouveaux modes de consommation, d’adopter de nouveaux réflexes de consommation s’inscrit avant tout dans une démarche de réduction de mon empreinte écologique et de faire sa part de Colibri.

  • Ai-je communiqué autour de ce défi ? Ai-je expliqué ma démarche aux autres ?

Les réseaux sociaux sont des lieux où l’on peut se rendre compte que l’on est pas seul(e) dans sa démarche de réduction des déchets, de biens de consommation, de biens neufs… car dans le monde réel, mes connaissances (amis, voisins, collègues…) sont plutôt dans une démarche de consommation voir surconsommation sans se soucier des déchets qu’ils génèrent. Je n’ai donc pas vraiment communiqué sur ce défi et ma démarche, hormis envers mes proches et les lecteurs de mon blog. En tous les cas, pas plus ni moins qu’avant ce défi car je n’ai pas l’âme d’une militante écologique mais plutôt l’âme d’un Colibri qui fait sa part. A la fois dans les actes et dans la diffusion d’informations. Cette dernière, je la fais, entre autres, au travail à l’heure du café où je demande qui a vu telle émission ou tel documentaire, qu’en général je suis la seule à avoir vu mais mes collègues apprécient que je leur fasse un résumé. J’ai l’espoir que toutes ces petites graines semées les amèneront à réfléchir et à agir un jour.

  • Quelles sont mes astuces pour limiter l’achat neuf ?

Voici une liste non exhaustive d’astuces et d’idées limitant l’achat neuf :

    • Éviter la tentation :
      • ne pas faire du lèche-vitrine son activité du samedi après-midi
      • se désabonner d’un maximum de cartes de fidélité ou sites de ventes privées afin de ne pas succomber à toutes les opérations alléchantes
      • apposer un « stop pub » sur sa boîte aux lettres, les prospectus sont là pour susciter l’envie, le coup de cœur, le besoin
    • Privilégier le partage :
      • s’abonner à la bibliothèque pour profiter d’un livre ou d’une revue que vous ne lirez qu’une seule fois
      • s’abonner à la ludothèque pour varier les jeux de sociétés ou pour tester ceux qui nous plaisent le plus et acheter ces derniers d’occasions
      • emprunter un livre dans une boîte à livres ou un objet dans une boîte à dons
      • emprunter ou louer l’outil ou l’objet qui ne vous servira que très rarement au lieu de l’acheter neuf
      • mutualiser l’achats d’outils entre amis, voisins ou en famille
    • Prolonger la vie des objets :
      • réparer ce qui est réparable
      • conserver et utiliser ses objets jusqu’à la fin de leur vie
      • recycler ses vêtements si l’on est couturière ou créative
      • déposer ses vêtements dans une borne à vêtements où ils seront revendus en friperie ou transformés et valorisés (en isolant par exemple)
      • se demander où va finir l’objet que l’on veut remplacer alors qu’il est encore utilisable car lorsque l’on sait qu’il va être soit incinéré soit enfui, dans tous les cas il va polluer, on relativise et l’on reporte à plus tard son remplacement

Cette année de défi a été une très bonne expérience ! J’ai choisi de ne pas participer au défi 2019, mais cela ne change en rien mon engagement pour limiter l’achat neuf ! Je continuerai à chercher une alternative au neuf car celui-ci doit devenir une exception !