Les petits pas du Colibri : le shampoing !

A petits pas de Colibri, je continue vers mon objectif de zéro déchet dans ma salle de bain. J’ai déjà remplacé mon gel douche par un savon qui en plus de nettoyer et d’hydrater mon corps me sert de mousse de rasage et adopté un déodorant solide bien plus sain et surtout bien plus efficace qu’un déodorant en stick. Si ces deux changements ont été faciles, cela n’a pas été le cas lorsque j’ai voulu troquer mon shampoing liquide contre un shampoing solide.

Ne cherchez pas de shampoing solide en supermarché, vous ne les trouverez qu’en magasins bio ou sur internet. Ne vous attendez pas non plus à une large gamme car celle-ci se résume en général à 3 produits selon le type de cheveux (secs, normaux ou gras).

Les shampoings solides se présentent sous forme de pains, demi-sphère ou comme le mien en cannelé qu’il faut frotter sur cheveux humides. Selon leur pourcentage de tensio-actif, ils moussent plus ou moins. Plus le taux est élevé, plus ils moussent ce qui est souvent le cas pour ne pas déconcerter les utilisateurs qui ont l’habitude des shampoings qui moussent. Cependant, un taux élevé aura tendance à assécher le cuir chevelu à long terme. Afin d’éviter ce désagrément, il est préférable de ne pas trop frotter !

Vouloir remplacer mon shampoing dermatologique spécial pour cuir chevelu hyper sensible (sujet aux irritations et aux démangeaisons au moindre stress ou contrariété ou dès utilisation d’un shampoing dit classique) était risqué et a priori voué à l’échec.

Cela aurait surement été le cas si je n’étais pas un brin obstinée persévérante mais aussi parce que après avoir testé le shampoing solide, le rendu de mon shampoing liquide ne me satisfaisait plus totalement. Mes cheveux graissaient plus vite et étaient plus raplapla.

Après 3 essais, j’étais sur le point de me résigner quand j’ai trouvé le shampoing solide au chocolat pour cheveux normaux dont j’avais entendu beaucoup de bien mais jamais acheté car vendu en édition limitée très ponctuellement au cours de l’année. Bingo ! C’est le shampoing solide qui convient à mon cuir chevelu. Je l’utilise depuis 9 mois et il me satisfait pleinement. A noter, que cet été j’ai testé le shampoing au pin sylvestre de la même marque pour cheveux normaux mais mon cuir chevelu s’est rebellé ! Je crois que ce coquin est accro au chocolat !

Il m’aura donc fallu plus de 6 mois et 4 tests (5 si l’on compte celui au pin) pour trouver celui qui convient à mon cuir chevelu et à mes attentes en terme de rendu. Mes cheveux sont plus souples, ont plus de volume, graissent moins vite. Avec mon shampoing liquide, je devais laver mes cheveux tous les 2 à 3 jours pour qu’ils soient propres et là je peux ne pas les laver pendant une semaine sans donner l’impression d’avoir les cheveux sales ou gras, ils sont justes moins brillants et un peu plus foncés. Je les lave en moyenne tous les 5 jours.

Naturellement, cet été je suis partie en vacances avec mes cosmétiques solides que j’ai transportés grâce aux petites bourses de transport que j’avais cousues pour partir en vacances cet hiver !

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Sur place, je les ai posé entrouvertes pour que mes cosmétiques solides soient accessibles et qu’ils puissent sécher entre deux utilisations.

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Pour résumer, le shampoing solide est :

  • plus sain : sa composition est 100% d’origine naturelle et sans sulfates.
  • plus efficace : un lavage tous les 5 jours en moyenne contre tous les 2 à 3 jours avec un shampoing liquide.
  • plus écologique : un shampoing solide équivaut à 2 bouteilles de shampoing liquide cela fait donc 4 bouteilles en plastique en moins à incinérer ou à enfouir par an.
  • zéro déchet : son emballage cartonné est compostable.
  • facile à utiliser : bien mouiller ses cheveux, frotter le shampoing solide sur son cuir chevelu, masser et rincer.
  • facile à conserver : à poser sur un porte-savon ou à glisser dans un filet de lavage accroché dans la douche afin qu’il sèche entre deux utilisations.
  • facile à emporter en vacances ou au sport : des petits pots spéciaux sont vendus mais l’on peut fabriquer une petite bourse ou recycler un vieux de crème par exemple.

Grâce aux petits pas du Colibri, ma poubelle s’est encore allégée !

Attention : certains shampoings solides contiennent des huiles essentielles, leur utilisation est alors déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux enfants de moins de 3 ans. Le shampoing au chocolat n’en contient pas.

Où acheter un shampoing solide : en magasin bio ou sur internet.

A bientôt pour d’autres petits pas du Colibri !

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Créations Zéro Déchet de Camille Binet-Dezert !

Comme promis dans mon article sur mes petites bourses imperméables pour transporter mes cosmétiques solides, voici la présentation du livre dont elles sont issues.

Il s’agit du livre de Camille Binet-Dezert intitulé « Créations Zéro Déchets » pour coudre pas à pas 28 créations pour toute la maison.

Livre couture créations zéro déchets Camille Binet Dezert Mango green

Le livre comporte 3 grandes parties où sont regroupés les différents objets par thèmes.

Les 3 grands thèmes du livre :

1 – Les sacs et les pochettes :

On peut dire qu’avec les 10 créations proposées, tout a été prévu pour :

  • faire ses courses : pochons à vrac, sac à baguettes, tote bag
  • conserver ses aliments : sac fraîcheur
  • transporter son déjeuner : lunch bag, étui à thermos, pochette à couverts
  • emballer des cadeaux : furoshiki

2 – L’hygiène :

Camille a passé en revue tout le nécessaire de toilette et propose une alternative éco-responsable à chacun d’entre eux :

  • trousse de toilette
  • lingettes démaquillantes et leur panière
  • gant démaquillant
  • mouchoirs en tissu et leur pochette de rangement
  • couches lavables
  • serviettes hygiéniques

couture zéro déchet trousse de toilette avec un kway lingettes démaquillantes panière

 3 – La cuisine :

Les jours sont comptés pour l’essuie-tout, le papier étirable, l’éponge, sacs de congélateur car Camille leur a trouvé des remplaçants plus sains et plus écologiques avec :

  • l’essuie-tout lavable et déroulable
  • le couvre-plat élastiqué
  • les carrés cirés

Sans oublier :

  • son fameux tawashi tissé !

tawashi tissé livre créations couture zéro déchets Camille Binet Dezert mango green

Bien avant d’écrire son livre, Camille s’est inspirée des tawashis japonais (tricotés ou crochetés) pour inventé le tawashi tissé pour les personnes qui ne savent ni tricoter ni crocheter ! Grâce à Camille et son tuto en vidéo, la confection d’un tawashi est devenu un jeu d’enfant !  Voir aussi le pas à pas en photo plus bas dans l’article.

Des pièces upcyclées :

Camille va plus loin que le simple fait de proposer des pièces à coudre : toutes ses créations sont des pièces upcyclées ! C’est-à-dire qu’elle recycle de vieux vêtements (chemise, jean, pull, tee-shirt, vêtement de pluie…) pour coudre de nouveaux objets.

couture pièce upcyclée chemise sac à baguette tote bag livre créations couture Camille Binet Dezert

Elle pousse même l’optimisation à son maximum car avec chaque vêtement recyclé elle crée plusieurs pièces :

  • Un tee-shirt deviendra un sac à vrac, une panière.
  • Une chemise servira à coudre un tote bag (corps) et un sac à baguette (manches).
  • Une serviette retrouvera sa fonction absorbante sous forme d’essuie-tout, de lingettes démaquillantes, de couches lavables, de serviettes hygiéniques.
  • Un K-Way sera utilisé dans la confection de la trousse de toilette, la bourse imperméable, la pochette à couverts, les serviettes hygiéniques et les couches lavables ! C’est sans aucun doute l’objet dont le recyclage est le plus optimisé !

Créations pas à pas :

Pour chaque création, on retrouve :

  • une introduction
  • le matériel nécessaire
  • une idée récup’ indiquant quel type de vêtement à recycler choisir
  • un encart « c’est malin » avec une astuce
  • Un pas à pas détaillé avec une photo et un texte pour chaque étape.

Pas à pas du tawashi tissé :

livre créations zéro déchet Camille Binet Dezert pas à pas photos tawashi tissé

tawashi tissé livre créations zéro déchets Camille Binet Dezert

Conseils et bonnes adresses :

Le livre comporte aussi :

  • Des conseils pour entretenir les tawashis tissés (éponges), réussir le cirage des carrés cirés, gérer l’entretien des serviettes hygiéniques
  • Un chapitre dédié à l’initiation à la teinture végétale
  • Une liste de bonnes adresses (sites de vente en ligne zéro déchet, des marques engagées dans la démarche zéro déchet, où acheter en vrac, des applications smartphones utiles et des sites de vente d’objets d’occasion)
  • Une liste de sites internet et blogs zéro déchet incontournables

Mon avis !

Bien sûr, si je vous en parle et que j’écris un article détaillé sur ce livre, c’est forcément pour vous en dire que du bien !

Ce livre est une bonne idée cadeau… à s’offrir ou à offrir à une couturière débutante ou expérimentée ! La première sera guidée pas à pas et la seconde y trouvera les idées, les techniques pour réaliser des cousettes rapides !

A noter que les couturières qui ont l’habitude de coudre des patrons avec des marges calculées au millimètre seront un peu déstabilisées par la non indication des marges ! Une façon de sortir de sa zone de confort !

Enfin s’il est possible de trouver la plupart des créations du livre sur internet, ce livre a l’avantage de proposer des créations testées et validées et de toutes les regrouper en un seul et unique endroit plutôt que d’épingler des tutos dans un tableau Pinterest et de procrastiner !

Un livre à laisser sur la table du salon pour le feuilleter régulièrement mais aussi pour que votre famille et amis le découvrent et s’y intéressent !

Mes créations Zéro Déchet :

Je compte bien coudre d’autres créations zéro déchet inspirées ou réalisées d’après ce livre que je référencerai ci-dessous au fur et à mesure des mes créations et publications :

 

Créations Zéro Déchet 

livre de Camille Binet-Dezert pour coudre pas à pas 28 créations pour toute la maison

paru aux Éditions Mango Green en 2017

Les cousettes du Colibri : les petites bourses !

Transporter mon savon, mon déodorant et mon shampoing solides en vacances !

Depuis 1 an, je troque petit à petit mes produits cosmétiques classiques contre des produits cosmétiques solides, plus sains et surtout plus écologiques. J’ai déjà consacré un article sur le bon vieux savon et le déodorant solide. J’en publierai un autre bientôt sur le shampoing solide.

L’adoption de ces 3 produits solides a allégé ma poubelle de nombreux flacons plastiques. Mais voilà, s’ils ont l’inconvénient de polluer la planète, ces contenants plastiques sont bien pratiques quand on part en vacances ! C’est donc posée la question de comment transporter et utiliser mes produits solides en dehors de la maison !

Certaines marques de cosmétiques solides proposent des contenants en verre ou en plastique, des petits Tup Tup peuvent aussi faire l’affaire. Mais quand on sait coudre, que l’on privilégie le non-achat et la récup… il existe d’autres solutions !

J’ai trouvé la mienne dans le livre Créations Zéro Déchet de Camille Binet-Dezert qui propose de coudre nos objets du quotidien dans une démarche éco-responsable.

Camille propose une grande bourse imperméable offrant 4 compartiments pour y ranger savon, shampoing, déodorant et dentifrice solides. Pratique pour le transport mais aussi pour l’utilisation sur son lieu de séjour car la bourse une fois ouverte sert de plateau bien pratique quand on ne veut pas poser ses produits n’importe où. Elle propose aussi de coudre une petite bourse individuelle à glisser dans son sac à mains pour y mettre son déodorant par exemple.

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Photo du livre Créations Zéro Déchet de Camille BINET-DEZERT

Pour ma part, j’ai choisi de coudre 3 petites bourses individuelles plus faciles à poser qu’une grande bourse sur le rebord d’un lavabo d’une minuscule salle d’eau de mobilhome.

Pour fabriquer une petite bourse, il faut seulement 2 carrés de taille identique, l’un coupé dans un tissu imperméable type Kway et l’autre dans un joli coton, ainsi qu’un lien assorti au coton.

Mes petites bourses sont 100% récup ! Le tissu imperméable a été récupéré d’un petit matelas à langer. Les cotonnades sont toutes des chutes ou de la récup :

  • 1 chute de tissu du stock
  • 1 chute d’une ancienne housse de couette de bébé à ma fille qui avait servi à coudre une couette pour ses poupées
  • 1 récup d’une ancienne jupe de ma fille

N’ayant pas de liens assortis à mes tissus, ma fille m’a donné ses lacets fluos qu’elle n’utilise plus. Ils sont un peu longs mais je ne les ai pas coupé afin qu’ils puissent resservir.

J’ai coupé, cousu les 3 petites bourses dans la foulée avant de partir en vacances aux sports d’hiver.

Mes 3 petites bourses 100% récup’ et zéro déchet :

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De gauche à droite : déodorant – shampoing – savon

Coudre une petite bourse imperméable, y glisser un savon ou autre produit cosmétique solide est une bonne idée de cadeau à offrir !

Autre bonne idée cadeau… offrir le livre Créations zéro déchet ! Je vous prépare un article pour vous présenter ce livre qui propose 28 créations durables expliquées de façon ludique et accessible aux couturières débutantes !

Patron : « Petite bourse imperméable » du livre « Créations Zéro Déchet » de Camille BINET-DEZERT paru aux Éditions Mango Green en 2017

Fournitures : Tissu imperméable, cotonnades et lacets 100 % récup’  !

 

1, 2, 3 mois de défi Rien de neuf !

Mes alternatives aux achats neufs !

Voilà 3 mois que le défi Rien de neuf a débuté… et plus de 12 000 participant(e)s !

Après réflexions, je me suis dit que quatre bilans trimestriels seraient plus intéressants qu’un seul bilan annuel. Mes premiers constats et réflexions pouvant influencer de façon positive la suite du défi et donner des pistes à certain(e)s d’entre vous !

J’ai donc décidé de lister chaque trimestre :

  • mes achats
  • mes non-achats
  • mes recherches d’alternatives fructueuses ou infructueuses
  • mes alternatives à l’achat neuf

L’idée étant de noter mes achats et non achats en toute transparence ainsi que mes réflexions et d’en tirer des conclusions.

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Cadeau neuf mais durable : la théière nomade / Cadeau seconde main : la tisanière / Système D pour s’équiper : le recyclage de bocaux 

Mes achats en 3 mois :

  • Pour l’équipement de la maison :
    • 2 poêles (1 grande et 1 petite)
    • 1 crêpière
    • 1 plateau tournant
    • 2 paires de sabots en plastique
    • 1 toile cirée pour la table de la cuisine
  • Pour offrir :
    • 1 beau livre
    • 1 théière nomade
    • 1 petit sac
  • Pour moi :
    • 2 livres de recettes sans gluten et sans lactose
    • 1 livre d’astuces écologiques

Pour commencer, il faut savoir que je ne me suis inscrite au défi que dans les derniers jours de janvier.  Donc, mes achats et non-achats faits avant cette date ne prenaient pas en compte ce paramètre.

Avant de débuter le défi :

J’ai dû renouveler mes poêles car même en prenant soin d’utiliser des ustensiles qui ne rayent pas, de les ranger en mettant une protection entre chaque poêle, le revêtement anti-adhésif se détériore après quelques années d’utilisation et cela n’est pas bon pour la santé. Bien que j’ai déjà étudié la question, je n’ai malheureusement pas trouvé d’alternative me convenant à cet achat récurrent. J’ai aussi acheté une nouvelle crêpière pour remplacer celle que je possédais depuis 25 ans ainsi qu’un beau livre offert en cadeau d’anniversaire.

Depuis mon inscription au défi :

Depuis que je ne mange plus de gluten, mes placards se sont remplis d’une multitude de produits pour la cuisine, la pâtisserie et le petit-déjeuner. Avant j’utilisais une seule et unique farine maintenant je dois mélanger des farines différentes et y ajouter fécules et liants. Du coup, j’ai dû procéder à un réaménagement des placards. J’ai réussi à limiter l’achat à seulement un plateau tournant, le reste étant de la récupération (voir plus bas).

Après plusieurs années de bons et loyaux services, j’ai remplacé ma toile cirée qui recouvre ma table de cuisine. Elle était vraiment en fin de vie car nous prenons 4 repas par jour dessus tous les jours de la semaine plus des activités manuelles. Toutefois, je pense que c’est la dernière que j’achète car depuis cet achat, lors d’un séjour, j’ai pu constater qu’une nappe enduite résisterait à notre usage intensif.

Prévus avant le défi, j’ai hésité à acheter les deux paires de sabots en plastique pour aller au jardin ou devant la maison par jours de pluie ou sol mouillé. J’ai validé l’achat car j’en avais un réel besoin et que leur durée de vie serait longue. J’aurai préféré acheter de vrais sabots en bois mais il n’y a pas de sabotier dans ma région. A noter qu’il y a deux paires pour une raison  géographique (entrée / cuisine) mais que chaque paire sert à toute la famille.

Même en anticipant et en réfléchissant à une alternative au neuf, j’ai offert un cadeau neuf mais durable. J’ai choisi une théière nomade isotherme de qualité, écologique et sain pour la santé qui bien entretenue durera toute la vie.

Je me suis acheté 3 livres dont 2 livres de recettes sans gluten et sans lactose dont j’avais réellement besoin pour varier mon alimentation. Je ne regrette pas du tout mes achats car j’ai déjà testé beaucoup de recettes. Et un autre livre sur l’écologie.

Un seul achat est selon moi une entorse à mon défi mais je l’assume complètement ! Il s’agit d’un sac à main acheté pour être offert sans raison spéciale juste pour le plaisir de faire plaisir. A noter que bien qu’il me plaise beaucoup si l’achat avait été pour moi je ne l’aurai pas acheté.

Non-achats :

Défi ou pas défi, je n’ai pas fait les soldes puisque depuis 3 ans que je couds une grande partie de ma garde-robe, je n’achète quasiment plus de vêtements.  De plus, à ce moment précis je n’avais pas de réels besoins.

Je l’ai déjà indiqué dans mon article de présentation du défi mais en janvier j’ai renoncé à l’appel des sirènes qui me criait de changer mon vieux téléphone, étant résolu à l’emmener jusqu’au bout, tout comme ma tablette dont l’obsolescence se fait sentir. A noter qu’une fois hors-service, ces deux objets seront remplacés à neufs et non d’occasion en raison de l’obsolescence programmée, des innovations incessantes et du fait que ce sera un achat dans la durée. Le coût réel de production sera néanmoins amorti par une utilisation jusqu’à leur fin de vie.

Mes recherches infructueuses :

Avant d’acheter mon plateau tournant, j’ai cherché à en acquérir un d’occasion mais j’ai pu constater qu’il n’y en avait quasiment pas à vendre et aucun de la qualité de celui que j’ai acheté.

A mon plus grand regret, je n’ai pas trouvé de porte-vélos 4 vélos d’occasion même en élargissant ma recherche aux régions voisines. Nous allons donc devoir en acheter un neuf.

Mes alternatives aux achats :

  • Le prêt et le don :

Pour les affaires de skis de mes enfants, nous avons changé nos habitudes qui consistaient à acheter neuf et à revendre quand c’était devenu trop petit. Cette année, le renouvellement c’est fait grâce aux dons et aux prêts familiaux. A noter que sans ce défi, j’aurai acheté neuf les affaires à renouveler.

  • Les cadeaux de seconde mains :

Là encore, j’ai changé mes habitudes en offrant des cadeaux de seconde main (une tisanière, un coffret de couteaux et des tasses de café). Ces objets n’ont pas été achetés d’occasion mais étaient des objets quasi-neufs qui dormaient dans mes placards dont je n’avais pas d’utilité. A noter : les personnes à qui j’ai offert ces objets étaient soit des adeptes de la récup ou qui venaient de s’installer.

  • La récup’ :

Pour la réorganisation de mes placards et ranger mes diverses farines, fécules, oléagineux…. et autres aliments sans gluten, j’ai recyclé des pots en verre de différentes tailles et formes. Il s’agit soit de pots de confiture soit de pots de conserves en verre. J’en avais un certain nombre en stock, pour les autres j’ai acheté, mangé et recyclé ceux dont j’avais besoin.

Mes constats :

  • Certains équipements sont à renouveler au bout de quelques années même en en prenant soin ou en achetant de la qualité (poêles)
  • Certaines alternatives pourront être envisagées après avoir été vues, testées et validées dans notre entourage (nappe enduite)
  • On ne peut pas tout acheter d’occasion au moment où le souhaite même en se donnant du temps (2 mois pour le porte-vélos) et les objets de qualité dont l’utilité ne disparaît pas sont rarement revendus d’occasion (plateau tournant)
  • Les cadeaux seconde-mains doivent être anticipés et assumés.
  • Acheter ou ne pas acheter, prolonger la durée de vie des objets, recycler… est une question de volonté, d’habitude voire de choix de vie… innés ou à acquérir.
  • Il est plus facile d’acheter neuf et de revendre que d’acheter d’occasion.
  • Certains livres sont difficilement trouvables d’occasion, soit parce qu’ils viennent de paraître soit parce qu’ils s’adressent à un segment spécifique (livre de cuisine sans gluten et sans lactose) ou qu’ils ont été achetés pour être conservés.

Les maîtres mots de ce premier bilan sont donc : anticipation, recherche, système D et nouvelles habitudes !

A dans 3 mois pour le deuxième bilan d’achats, non achats, recherches et solutions alternatives !

34ème Journée internationale sans viande !

Aujourd’hui c’est la 34ème journée internationale sans viande. Il s’agit d’une journée de sensibilisation et de promotion d’un mode de vie sans alimentation animale auprès du grand public dont l’objectif est de déclencher une prise de conscience des enjeux de santé et environnementaux d’une alimentation basée sur la surconsommation de viande et de susciter une réflexion sur son alimentation pour  nous amener à un évoluer progressivement vers un régime alimentaire à base de fruits, légumes, légumineuses et céréales avec peu ou pas de viande.

Si cette journée est très connue chez les défenseurs des animaux et les végéta*iens, elle passe souvent inaperçue dans les médias et donc auprès du grand public qui pourtant est la cible à atteindre pour faire évoluer les mentalités et changer les habitudes. Alors comme l’an passé, j’y consacre un article pour sensibiliser mes lecteurs et ceux qui passeraient ici par hasard aux bénéfices d’une alimentation moins carnée car consommer trop de viande est néfaste pour la santé, la planète, les êtres humains et les êtres vivants.

J’ai déjà dit tout ou presque sur le sujet dans de précédents articles que je vous invite à lire ou à relire :

dans lesquels vous trouverez entre autres :

  • les bonnes raisons pour manger moins ou pas de viande
  • les raisons pour lesquelles il est difficile d’imaginer se nourrir d’une alimentation sans viande
  • un panorama de photos de recettes « sans viande » issues des recettes que j’ai publiées et du livre une Journée sans viande
  • la présentation du livre « Une journée sans viande » et les raisons qui ont poussé Paul McCartney et ses filles Stella & Mary à créer l’opération du même nom

Il y a deux ans, après avoir regardé un documentaire de Yann Arthus Bertrand sur l’état de notre planète, j’ai pris conscience que ma consommation de viande avait une conséquence sur la planète et sur la malnutrition des habitants des pays pauvres, j’ai décidé d’agir, de faire ma part de Colibri ! Ainsi d’une consommation de viande modérée, j’ai alors divisé par presque deux ma consommation de viande avec un repas par jour avec de la viande et l’autre sans viande et ce tous les jours de l’année. Autre décision, beaucoup plus symbolique, j’ai arrêté de publier des recettes contenant de la viande afin de ne plus promouvoir la consommation de viande et proposer des alternatives.

Enfin, je voulais vous parler d’une initiative de la fédération de l’agriculture biologique : le défi des familles à alimentation positive ! L’objectif étant d’augmenter sa consommation de produits bio locaux sans augmenter son budget ! Pour cela, il suffit de privilégier le fait-maison et de diminuer sa consommation de viande. Les familles participantes sont accompagnées, visitent les fermes et les marchés de producteurs locaux, suivent des ateliers pour cuisiner des plats à base de légumes, céréales et légumineuses. Si vous habitez dans une région agricole, il y a sûrement un défi près de chez vous !

En 2018, grâce à internet (blogs, You Tube, réseaux sociaux…) et aux nombreux livres vegan, végétarien, ou (presque) végétarien, végétaliser son alimentation est devenu un jeu d’enfant ! Alors à vous de jouer ! 😀

Les petits pas du Colibri : le déodorant !

Après avoir commencé à réduire mes déchets en adoptant un savon à la place de mon gel douche, j’ai poursuivi mon objectif zéro déchets dans ma salle de bain. Entre autres, j’ai remplacé mon déodorant en stick par un déodorant solide.

J’ai mis un peu de temps à franchir le pas, me posant des questions sur l’efficacité du déodorant solide sachant que l’efficacité des déodorants classiques n’est pas toujours au rendez-vous.

Et je dois dire que j’ai été bluffée par son efficacité car certains de mes tee-shirts, dont la composition devait favoriser la prolifération des bactéries, avaient été mis de côté pour être jetés car quand je les portais ils dégageaient une odeur désagréable. Avec ce déodorant, je peux les reporter !

Son utilisation est très facile, il suffit soit de :

  • le frotter sur ses aisselles mouillées (la méthode que j’utilise)
  • le mouiller sous l’eau tiède ou chaude du robinet et l’appliquer sur ses aisselles

Dans les deux cas, ne pas hésiter à l’appliquer sur le pourtour des aisselles pour une meilleure efficacité.

Ce déodorant solide est plus sain et plus écologique qu’un déodorant classique :

  • plus sain :
    • il est composé d’ingrédients 100% naturels
    • il laisse le corps travailler naturellement en ne bloquant pas la transpiration mais en le laissant transpirer tout en rendant la transpiration inodore
    • il stoppe les mauvaises odeurs grâce à l’huile essentielle de palmarosa qui mange les bactéries responsables des odeurs désagréables de transpiration
  • plus écologique :
    • il est emballé dans un carton compostable (ou recyclable si vous n’avez pas de compost) au lieu d’un plastique ou un aérosol non recyclables
    • il est compact dans un emballage carré (transport doublement optimisé)
    • il dure aussi longtemps que 2 sticks (déchets et nombre de transports réduits)

Je suis contente de mon choix car en plus d’être plus sain, plus efficace et plus écologique qu’un déodorant classique, il est fabriqué à la main, contient de nombreux ingrédients bio et est labellisé cruelty free (non testé sur les animaux).

Voilà plus de 3 mois que j’utilise ce déodorant solide et j’en suis pleinement satisfaite ! Je l’ai adopté dès les premières utilisations, je regrette juste de ne pas l’avoir testé plutôt !

Grâce aux petits pas du Colibri, ma poubelle s’est encore allégée !

Attention : son utilisation est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes en raison de la présence d’huile essentielle.

Où acheter un déodorant solide : en magasin bio ou sur internet.

Rien de neuf ?

En 2018, je participe au défi : « Rien de neuf ? » !

Il s’agit d’un grand challenge collectif initié par l’association Zero Waste France pour changer petit à petit ses réflexes d’achats et explorer d’autres modes de consommation meilleurs pour l’environnement.

Le défi porte sur les objets et équipements de la vie quotidienne : les vêtements, les meubles, la décoration, l’électroménager, les produits high-tech, les produits culturels….

En s’inscrivant au défi, chaque participant, plus de 10 000 à ce jour, s’est engagé à rechercher systématiquement une alternative aux produits neufs (location, achat d’occasion, prêt, réparation, don, mutualisation…).

Derrière chaque produit neuf, il y a la face cachée de l’iceberg dont l’acheteur n’a pas conscience : la fabrication, la transformation et la distribution ont nécessité l’extraction de matière première, la consommation d’énergie et d’eau et un transport intercontinental. Cette utilisation des ressources est 3 fois plus importante que ce que la Terre peut nous offrir, il faut donc limiter le plus possible la fabrication de produits neufs en allongeant le plus possible la vie des produits et en réutilisant les nombreux produits déjà en circulation.

Mais pour beaucoup, ce n’est pas si facile de résister au sirènes de la société de consommation, lorsque la publicité, le design, le marketing, le crédit à la consommation et l’obsolescence programmée n’ont qu’un seul objectif : déclencher chez le consommateur la volonté d’avoir un produit plus neuf ou de lui faire remplacer un produit plus tôt que nécessaire !

Nos modes de production et de consommation ne sont plus viables, il faut donc produire et consommer différemment, changer notre façon de consommer ce qui forcera les fabricants à modifier leur mode de fabrication !

Bien qu’étant une consommatrice modérée et réfléchie, je compte sur ce défi pour me faire :

  • découvrir de nouvelles astuces pour rendre ma consommation encore plus responsable
  • adopter des réflexes de consommation respectueux de environnement

Concrètement, depuis que je suis inscrite à ce défi, j’ai décidé :

  • de résister à l’appel des sirènes et de ne pas changer mon vieux téléphone portable et d’attendre qu’il rende l’âme pour le remplacer. Il en va de même pour ma vieille tablette mais ce choix était déjà fait avant ce défi.
  • d’acquérir d’occasion le porte-vélo (4 vélos à fixer sur un attelage) que l’on souhaite acheter et voir par la même occasion si on peut trouver un attelage d’occasion.
  • d’offrir et de me faire offrir des cadeaux d’occasion (livres et autres objets) ou des moments à partager pour les anniversaires et Noël.
  • de mettre sur ma liste de souhaits des livres parus il y a quelques temps ainsi que tous les objets pouvant se trouver facilement d’occasion.

A noter que pour tous les achats d’occasion, il faut anticiper l’achat car trouver l’objet recherché peut demander du temps, contrairement à l’achat neuf, qui lui est un achat facile et rapide.

Ce défi ne doit pas être un renoncement ni une privation pendant un an pour recommencer à consommer en 2019 mais un cheminement vers un autre mode de consommation raisonné et respectueux avec de nouveaux réflexes de consommation. Il ne doit pas non plus être culpabilisant quand on n’a pas trouvé d’alternative au neuf ou que l’on a dû faire face à un achat urgent et donc neuf ou que l’on s’est fait plaisir par exemple avec un livre de cuisine ou de loisirs créatifs qui vient de paraître surtout si l’on va en faire bonne usage.

Et vous, cela vous tente de relever le défi ? Qui s’est déjà inscrit ou va s’inscrire ?