Les chasseurs de mammouths de Jean M. Auel

Après « Le clan de l’ours des cavernes »  et « La vallée des chevaux », voici « Les chasseurs de mammouths » le troisième tome des aventures d’Ayla l’héroïne de la célèbre saga préhistorique de Jean M. Auel.

Avant de partir faire le « Grand voyage », Ayla et Jondalar décident de faire un petit voyage de quelques jours au delà de leur vallée, en compagnie de Whinney et Rapide les chevaux d’Ayla. C’est là qu’ils rencontrent les chasseurs de mammouths, un camp de Mamutoï appelé « Le clan du Lion ». Les échanges sont facilités car Jondalar a appris le mamutoï lorsqu’il séjournait avec son frère dans un camp de Sharamudoï jumelé à un camp de Mamutoï.

Ayla est impressionnée par ces géants roux mais aussi par leur nombre et le bruit qu’ils peuvent faire en parlant tous à la fois car elle vient d’un peuple communiquant essentiellement par gestes, et des « Autres » elle ne connaît que Jondalar. Quant aux Mamutoï, ils sont impressionnés par ce couple de blonds aux yeux bleus et plus encore par le fait qu’Ayla maîtrise l’esprit des chevaux au point de pouvoir monter sur leur dos, sentiment qui sera renforcé lorsqu’elle adoptera et apprivoisera un louveteau.

Invités à séjourner l’hiver au camp du Lion, Ayla découvre la vie en communauté, les us et coutumes des Autres, lie des amitiés très fortes et son cœur de maman se réveille lorsqu’elle rencontre Rydag un enfant d’esprits mêlés de l’âge de son fils Durc qu’elle a confié à sa sœur 3 ans auparavant quand elle a été bannie du clan de l’ours des Caverne. En lui apprenant le langage gestuel du clan, Ayla va transformé la vie du petit Rydag au sein de son peuple car il pourra enfin communiquer avec les autres et ainsi ne plus être considéré comme un animal incapable de parler. Ayla va lier avec cet enfant une relation particulière.

Ayla et Jondalar vont partager leurs inventions et découvertes (propulseurs à sagaies, travois, pierre à feux…) et apprendre de nouvelles techniques. Ils vont vivre pleins d’aventures au camp du Lion ainsi que lors du rassemblement d’été des camps de Mamutoï de la région. Leur amour sera mis à rudes épreuves avec de nouveau des incompréhensions mutuelles mais aussi à cause du beau Ranec qui tombe sous le charme d’Ayla et qui ne laisse pas cette dernière insensible !

Un troisième tome encore différent des deux premiers dans lequel on retrouve la plume de Jean M. Auel avec de l’action, des sentiments… On dévore les nombreuses pages sans s’en rendre compte et on en redemande ! J’espère vous avoir donné envie de découvrir cette saga avec la présentation des 3 premiers tomes. Pour le moment, je ne pense pas publier d’articles sur les trois derniers tomes. Le quatrième et le cinquième tomes nous font vivre les aventures et les mésaventures d’Ayla et de Jondalar au cours de leur « Grand Voyage » qui les ramène dans la famille de Jondalar, puis leur vie là-bas, la naissance de leur fille et enfin l’initiation d’Ayla au monde des esprits dans le dernier tome.

Les chasseurs de mammouths 

Tome 3 de la saga préhistorique « Les enfants de la Terre » de Jean M. Auel

Paru aux Editions Pocket – 915 pages

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La vallée des chevaux de Jean M. Auel

Après le premier tome « Le clan de l’ours des cavernes » , voici la suite des aventures d’Ayla l’héroïne de la célèbre saga préhistorique de Jean M. Auel.

Bannie par Broud devenu le chef, Ayla quitte clan de l’Ours des cavernes et suit le conseil de sa mère adoptive :  « part à la recherche des Autres et trouve toi un compagnon ». Elle se dirige vers l’ouest afin de trouver ses semblables. Lorsqu’elle découvre une petite caverne près d’une rivière dans un territoire giboyeux, elle décide de s’y installer pour y passer l’hiver avant de continuer sa quête des Autres.

En préparant des réserves pour l’hiver, elle décide de tuer un animal de grande taille en l’occurrence un cheval. C’est une jument qui tombera dans son piège laissant une pouliche orpheline, qu’Ayla l’adoptera. Plus tard, c’est un lionceaux des cavernes blessé qu’elle soignera et éduquera jusqu’à ce qu’il soit adulte et parte vivre sa vie de lion des cavernes dominant. La pouliche devenue grande partira aussi vivre quelques temps avec un groupe de chevaux sauvages et aura un petit avec un étalon puis reviendra vivre avec Ayla à la mort de l’étalon. Ces deux animaux deviendront ses compagnons mais c’est aussi eux qui l’empêcheront de repartir chercher les Autres.

Elle vivra 3 années seule dans sa vallée jusqu’à ce qu’elle découvre un Autre gravement blessé par un lion. Elle le soignera, apprendra le langage des Autres et tombera amoureuse mais la relation entre eux aura du mal à se concrétiser en raison d’une différence de culture et donc de compréhension de l’autre.

Ce deuxième tome est très différent du premier, du fait de sa structure (les 3 premiers quarts du livre, les chapitres alternent les aventures parallèles d’Ayla et de Jondalar) et du fait que les aventures d’Ayla soient solitaires. Ce tome étant présenté comme la rencontre entre Ayla et Jondalar, il faut  toutefois être un peu patient car leur rencontre n’a lieu qu’au bout de 443 pages.

Sur cette carte, on voit le chemin parcouru par Ayla (de la caverne du clan jusqu’à la vallée des chevaux) mais aussi celui de Jondalar (de Zelandonii jusqu’à la vallée des chevaux) :

Jondalar est parti accompagner son frère Thonalan faire le grand voyage. Ils rencontreront différents peuples mais aussi des Têtes Plates (l’homme de Neandertal) que l’homme de Cro-Magnon considère comme des animaux et dont ils ont un profond dégoût. Cela sera l’un des sujets d’incompréhension entre Ayla et Jondalar.

Dans ce tome, Jean M Auel a prit un peu d’aise avec la chronologie. Elle fait apparaître des inventions comme le propulseur à sagaie ou les pierres à feu bien plus tôt que daté par la science mais cela pour les besoins du roman et le plus grand plaisir des lecteurs. Et seuls les scientifiques ou les férus de préhistoire s’en offusqueront.

Bien que rythmé différemment, ce deuxième tome est aussi bon que le premier, ne manque ni d’action, ni de sentiments et nous offre de beaux personnages principaux qui formeront le couple idéal dans les futurs tomes !

La suite avec le troisième tome : Les chasseurs de mammouths (prochainement)

La vallée des chevaux

Tome 2  de la saga préhistorique « Les enfants de la Terre » de Jean M. Auel

Paru aux Editions Pocket – 700 pages

 

Le clan de l’ours des cavernes de Jean M. Auel

Jean M. Auel est l’auteure de romans préhistoriques la plus mondialement connue. Sa saga « Les enfants de la Terre » a été vendue à plus de 45 millions d’exemplaires dans le monde.

Tout a commencé en 1976 lorsque Jean M. Auel écrit une nouvelle sur le thème de la femme à la préhistoire. Par la suite, elle décide de transformer  cette nouvelle en roman en la divisant en 6 parties et écrit les Enfants de la Terre dont la parution s’étale de 1980 à 2011. Pour se faire, elle s’est beaucoup documentée en lisant de nombreuses études scientifiques portant sur la préhistoire, fait des stages comme apprendre à faire des abris, faire du feu, tanner du cuir… Par la suite, elle a aussi visité de nombreux sites préhistoriques en Europe.

Si au début, le monde scientifique était très sceptique sur le fait de romancer la préhistoire, il a salué son travail de recherche et sa plume.

Ayla a 5 ans lorsqu’elle échappe au tremblement de terre qui la sépare de sa famille et de son clan. Seule, elle erre quelques temps avant d’être affamée, fatiguée et de rencontrer un lion des cavernes qui la blesse sérieusement à la jambe. Elle est presque mourante lorsque Iza la guérisseuse du Clan de l’Ours des Cavernes la découvre et insiste auprès de son frère Brun le chef pour la soigner. Malgré les réticences de ce dernier à accueillir un enfant des autres dans son clan, il accepte pour faire plaisir à sa sœur enceinte qui vient de perdre son compagnon lors du tremblement de terre qui a détruit leur caverne.

Ayla, une homo sapiens va grandir non sans mal parmi les hommes de Neandertal. L’homme de Neandertal et l’homme de Cro-Magnon sont fondamentalement opposés aussi bien physiquement que cérébralement.  Les premiers vont s’éteindre alors que les seconds vont évoluer pour devenir les humains d’aujourd’hui.

Ayla va devoir apprendre leur langage composé de gestes et de quelques sons proches du grognement, à mémoriser quand les autres n’ont qu’à activer leur mémoire ancestrale enregistrée dans leur cerveau. Les femmes et les hommes naissent avec toutes les connaissances nécessaires à leur vie de femme ou d’homme. Les tâches des uns et des autres sont très distinctes et ils sont incapables d’effectuer les tâches du sexe opposé car ils sont aussi incapables d’apprendre ou de créer quoi que se soit de nouveau. C’est d’ailleurs une des raisons de leur disparition, leur cerveau contenant tout leur savoir avait atteint la taille maximale et ils n’ont donc pas pu évoluer.

Mais le plus dur pour elle, sera de se conformer à leurs coutumes en raison de sa différence car elle apprend vite aussi bien les activités féminines que masculines et ne peut s’empêcher de braver les interdits comme de chasser, activité réservée aux hommes.

Dans ce premier tome, Ayla grandit entourée d’amour et de bienveillance auprès d’Yza la guérisseuse, de Creb le chaman et d’Uba sa petite sœur de cœur la fille d’Yza. Mais au fur et à mesure qu’elle grandit, la haine qu’elle inspire à Broud le fils du chef ne cesse de s’amplifier. Elle deviendra une guérisseuse comme sa mère d’adoption et aura un fils Durc de sangs mêlés qu’elle devra confier à sa sœur lorsque Broud succédant à son père à la tête du clan la bannira.

Grâce à sa plume et son talent de narratrice Jean M. Auel nous offre une histoire prenante que l’on dévore du début jusqu’à la fin avec de l’action, des sentiments, une héroïne courageuse et des personnages forts. Le clan de l’ours des cavernes est le premier tome de la saga et si vous ne devez en lire qu’un seul c’est celui-là mais je doute qu’après l’avoir lu vous ne veuillez pas connaître la suite des aventures d’Ayla l’héroïne !

La suite des aventures d’Ayla avec le tome 2 : la vallée des chevaux !

Le clan de l’ours des cavernes

Tome 1 de la saga préhistorique « Les enfants de la Terre » de Jean M. Auel

Paru aux Editions Pocket – 537 pages

La guerre des volcans de Bernard Simonay

La guerre des volcans est une suite indépendante puisque l’histoire se déroule 4 siècles après les enfants du volcan.

Il y a 7 500 ans au cœur des volcans d’Auvergne, vit Ly-Rah, une descendante de Noï-Rah, destinée à devenir reine à son tour.

Chaque tribu est dirigée par un trio : une reine, toutes descendantes de leur illustre aïeule, gardienne de la sagesse et de la connaissance, un chef pour gouverner et un chaman pour guérir et guider les fidèles.

Alors que prospérité et bonne entente règnent entre les peuples des Montagnes de Feu, les vieux chefs meurent et sont remplacés par de jeunes chefs ambitieux et belliqueux. Le pouvoir des reines est contesté, elles sont tuées et les bibliothèques sont incendiées. D’étranges prédicateurs annoncent la fin du monde, une étoile tombée du ciel se dirige vers la terre, si les peuples ne renient par leur reine et leur dieu.

Ly-Rah devra faire preuve de courage pour sauver le savoir et les peuples des Montagnes de Feu de l’endoctrinement et du fanatisme.

Contrairement au précédent livre « les enfants du volcan », ce livre n’est pas l’histoire d’une héroïne, même si Ly-Rah est le personnage central, mais celles des différentes tribus.

Si l’écriture et le rythme soutenu sont toujours les mêmes, le sujet et l’intrigue intéressants, la multiplication des tribus et des personnages, avec des noms un peu similaires, rendent la lecture et l’identification plus difficile.

A découvrir tout de même !

Extraits du livre en cliquant ici.

La guerre des volcans de Bernard Simonay

La guerre des volcans de Bernard Simonay

« La guerre des volcans » de Bernard Simonay

Roman aux Éditions Presses de la Cité – 432 pages

Les enfants du volcan de Bernard Simonay

Il y a 8 000 ans au cœur des volcans d’Auvergne, Noï-Rah une petite fille suscite la crainte et le respect, dans le village de pasteurs agriculteurs où elle vit, en raison de sa chevelure rousse mais aussi à cause de la prophétie. A sa naissance, une prophétie a prédit qu’elle apporterait de grands changements.

A l’âge de 10 ans, elle est enlevée à sa tribu et laissée pour morte dans la forêt. Elle est trouvée par les Kroghs. Elle devient alors esclave de la tribu des Furets.

Chaque année, au printemps, a lieu l’assemblée des Rheuns où toutes les tribus de chasseurs se réunissent pour échanger des objets et mélanger le sang des clans grâce aux mariages entre tribus. C’est à cette occasion, que Ar’Ham du clan des Ours Noirs l’achète.

Ce chasseur solitaire qui parcourt le territoire de tribus en tribus avec ses 5 chiens, va l’élever comme sa fille pendant 5 ans. Car à 15 ans, toutes les vierges sont choisies par les jeunes chasseurs lors d’une fête rituelle. Afin d’éviter qu’elle devienne la femme d’un jeune et dangereux chasseur, Ar’Ham accepte de reconnaître les sentiments amoureux et non paternels qu’il éprouve pour Noï-Rah et l’épouse.

Ils vivent heureux jusqu’à la mort du chef qui est alors remplacé par son fils le mal en personne.

Noï-Rah devra alors faire preuve de courage et de force pour affronter les humiliations et sauver sa vie, ses enfants et son peuple.

Une héroïne hors du commun, des personnages forts, une description de la vie où les nomades et les sédentaires s’opposent, un rythme soutenu font de ce roman d’aventure une réussite.

L’histoire de Noï-Rah n’est pas sans rappeler celle de Ayla, l’héroïne de Jean M. Auel dans « Le Clan de l’Ours des Caverne ».

Découvrir des extraits du livre en cliquant ici

Les enfants du volcan - Bernard Simonay

« Les enfants du volcan » de Bernard Simonay

Roman aux éditions Presses de la cité – 456 pages – 2010