Top Crystal !

A la sortie du magazine La Maison Victor, j’ai eu un petit coup de cœur pour le top Crystal ! Tissu acheté, patron décalqué et découpé dans la foulée pour être prêt à être cousu quand son tour viendra ! Mais voilà le temps de finir mes encours, la saison était trop avancée pour coudre un vêtement d’été.

Vous avez peut-être constaté qu’en l’espace de deux ou trois décennies les saisons vestimentaires ont bien changées ! Avant, il y avait 4 saisons bien marquées avec une garde-robe pour chaque saison. Il y avait des vêtements chauds pour l’hiver, des vêtements de mi-saison pour le printemps (couleurs vives) et l’automne (couleurs foncées) et des vêtements légers pour l’été ! Depuis le début des années 2000, le climat s’étant réchauffé, on porte la même garde-robe, celle de mi-saison, d’octobre à fin mai, puis celle d’été de juin à septembre.

En couture, c’est un peu pareil, je trouve qu’il y a seulement 2 saisons pour coudre. Les températures étant plus clémentes, les codes couleurs ayant changés (couleurs pastelles pour les collections automne/hiver) on coud des manches 3/4 dans un tissu pas trop épais pour l’automne/hiver/printemps et des manches courtes ou sans manches pour l’été.

Pour ma part, j’ai un peu de mal à coudre des vêtements d’été avant que le beau temps soit bien installé mais aussi passé la mi-août car une fois cousu, il ne reste que très peu de temps pour les porter. De ce fait, mon nombre de pièces estivales cousues chaque année est très faible.

C’est ainsi que la couture de mon top Crystal a été reportée à l’été suivant, puis à nouveau reportée à l’été encore suivant (j’avais trop bien rangé mes pièces découpées). Soit coupé en 2017 pour n’être cousu qu’en 2019 !

Le top Crystal, est décrit par La Maison Victor comme un top romantique aux lignes volantées. Il s’agit d’un top loose avec des volants aux épaules et un autre sur la poitrine. Sur le dessin technique, on peut voir les volants pris en sandwich entre le devant/dos et les pièces de côté.

La Maison Victor qualifie l’ouverture élégante du dos comme poétique. Le dos étant coupé en deux parties afin de former une ouverture (goutte) en haut fermée par un bouton agrafe. Bon à savoir, un dos fermé coupé dans une seule pièce est possible car le top peut s’enfiler le dos agrafé.

Le choix du tissu est primordial car l’ampleur, les fronces et les volants du top Crystal peuvent vite le transformer en montgolfière, surtout si l’on a une poitrine un peu généreuse. Il faut un tissu fluide et mou pour obtenir des volants tombants. Dans le cas contraire, les volants seront rigides, les fronces plus épaisses. Le tout augmentant le volume du top.

Au vue des premières réalisations et des articles du Top Crystal, j’avais opté pour une version sans le volant poitrine et cela tombait bien car je n’avais pas assez de tissu pour le réaliser. A la place, j’ai cousu un passepoil rose pâle assorti au tissu.

Vu l’ampleur du top, j’ai pensé à le couper une taille en dessous ma taille habituelle chez La Maison Victor. Mais avant de couper, j’ai comparé les dimensions (poitrine, taille et hanches) avec un patron de top que j’avais déjà réalisé. Après comparaison, j’ai décidé de rester sur ma taille habituelle et bien m’en a pris car après j’ai lu que certaines avaient fait le choix d’une taille en dessous et ne pouvaient pas le porter pour cause d’emmanchures trop serrées.

Place aux photos :

Question de préférence personnelle, je porte ce top non rentré avec un pantalon moulant. Je n’aime pas le côté blousant lorsqu’il est rentré dans le pantalon ou porté avec un bas ample (double effet montgolfière).

Petit zoom sur le volant :

Pour celles qui seraient tentées par une version robe, sachez qu’il est possible de rallonger ce top en robe.

Patron : Top « Crystal » du magazine La Maison Victor – édition 2 – mars-avril 2017 – niveau 2/4 – Taille 38 (existe du 30 au 48)

Fournitures : Tissu chaîne et trame léopard gris bleuté, noir et rose (collection 2017 chez Mondial Tissus) – Bouton agrafe – Passepoil rose pâle – Biais rose (finitions encolure et emmanchures).

Modifications : Suppression du volant (devant) et insertion d’un passepoil à la place. Pas de doublure thermocollante comme préconisé.

 

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La bibliothèque des cœurs cabossés -Katarina Bivald

Sara Lindqvist est une jeune libraire suédoise de 28 ans solitaire et mal dans sa peau qui se réfugie dans les livres. Ses seuls amis sont les personnages des romans qu’elle lit jusqu’à ce qu’elle entretienne une correspondance avec Amy Harris une américaine de 65 ans très cultivée vivant en Iowa. Pendant 2 ans, elles échangent lettres et livres. Lorsque la librairie où Sara travaille met la clé sous la porte, Amy invite la jeune femme à lui rendre visite. Munie d’un visa touristique de 3 mois et d’une valise remplie de livres pour Amy, Sara débarque à Broken Wheel petite ville de l’Iowa où elle apprend avec stupeur le décès d’Amy. Elle est accueillie dans la maison de la défunte où famille et amis de celle-ci sont réunis après les funérailles.

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Parce qu’elle est l’invitée et l’amie d’Amy, une personnalité locale très appréciée, elle est conviée à rester séjourner dans la maison d’Amy. Georges un habitant sans emploi est chargé de la véhiculer et dans tous les commerces où elle va, le café ou le repas qu’elle prend lui sont offerts.

Sara découvre une petite ville américaine ayant subi de plein fouet la crise de 2008 où règnent l’amitié, l’entraide, la solidarité et le système D entre les habitants qui ne sont pas partis travailler et vivre à Hope, une grande ville située à 40 km. Elle fait connaissance des habitants tous cabossés par la vie et la crise. La première impression de la ville semble identique à l’image reflétée par Sara … sans charme et morose.

Après quelques jours, où tout lui est offert, Sara a envie de se rendre utile. Il lui vient l’idée de donner une seconde vie aux nombreux livres que possédait Amy. Elle décide de nettoyer l’ancien local d’Amy et d’y installer une librairie avec tous les livres de cette dernière. Les habitants un peu incrédules l’aident en donnant de vieux meubles dont ils n’ont plus besoin. Georges l’aide à nettoyer et repeindre le local. La petite librairie repeinte et agencée, Sara décide de classer les nombreux livres par genres. La collection d’Amy couvrait tous les styles littéraires, de ce fait, il y en a pour tous les goûts, même pour ceux qui ne lisent pas ou ceux qui préfèrent les films. Au départ, les recettes de la vente doivent servir à acheter de nouveaux livres mais très vite Sara propose aux habitants d’échanger le livre acheté contre un autre livre (sans payer). Comme Sara sait trouver le livre qui correspond à chacun, celui qui saura le captiver, la petite librairie devient très vite un lieu incontournable et pour la première fois de sa vie, elle va se faire des amis qui ne sont pas des personnages de romans.

Sara aidée des habitants décide de faire venir les habitants de Hope dans la librairie et dans la ville. Pour cela, ils organisent un grand marché. En devenant le centre d’intérêt, elle prend confiance en elle et s’épanouit ! La ville et ses habitants aussi !

Seule ombre au tableau, le temps file et son visa touristique arrive bientôt à expiration.  Toute la petite ville se mobilise pour qu’elle reste, germe alors une idée folle… celle d’organiser un mariage blanc !

Égrainées au fil des chapitres, des lettres d’Amy nous en disent plus sur elle, la petite ville et ses habitants. Un livre plein d’humour, avec des personnages très attachants, faisant référence à de nombreux livres.

La bibliothèque des cœurs cabossés est le premier roman de Katarina Bivald qui n’est autre qu’une ancienne libraire suédoise. Malgré ses imperfections, ce livre est devenu un best-seller international, grâce à sa jolie couverture et à la forte demande de romans feel good qui permettent de s’échapper de la grisaille quotidienne.

S’il est un peu lent, long, prévisible avec des personnages stéréotypés (le cocu alcoolique, la vieille fille bigote autoritaire, la mère célibataire, un couple d’homosexuels, la féministe rebelle… et un beau célibataire), j’ai passé un bon moment car c’est un roman qui parle de livres, fait la part belle aux relations humaines et qui fait l’éloge des petites communautés très soudées. Bien que datée post crise de 2008, l’histoire pourrait très bien se situer quelques décennies plus tôt car jamais il n’est fait mention d’internet, des réseaux sociaux… Un roman hors du temps ancré dans le monde réel !

Vous l’aurez compris, c’est une lecture légère et facile, à glisser dans sa valise, pour les amoureux des livres ! Si vous cherchez un livre mené tambour battant avec de l’action, des rebondissements, un suspens insoutenable… mieux vaut vous abstenir !

La bibliothèque des cœurs cabossés

Roman de Katarina Bivald

Paru aux Éditions DENOEL en 2015 – 482 pages