Les petits pas du Colibri : le shampoing !

A petits pas de Colibri, je continue vers mon objectif de zéro déchet dans ma salle de bain. J’ai déjà remplacé mon gel douche par un savon qui en plus de nettoyer et d’hydrater mon corps me sert de mousse de rasage et adopté un déodorant solide bien plus sain et surtout bien plus efficace qu’un déodorant en stick. Si ces deux changements ont été faciles, cela n’a pas été le cas lorsque j’ai voulu troquer mon shampoing liquide contre un shampoing solide.

Ne cherchez pas de shampoing solide en supermarché, vous ne les trouverez qu’en magasins bio ou sur internet. Ne vous attendez pas non plus à une large gamme car celle-ci se résume en général à 3 produits selon le type de cheveux (secs, normaux ou gras).

Les shampoings solides se présentent sous forme de pains, demi-sphère ou comme le mien en cannelé qu’il faut frotter sur cheveux humides. Selon leur pourcentage de tensio-actif, ils moussent plus ou moins. Plus le taux est élevé, plus ils moussent ce qui est souvent le cas pour ne pas déconcerter les utilisateurs qui ont l’habitude des shampoings qui moussent. Cependant, un taux élevé aura tendance à assécher le cuir chevelu à long terme. Afin d’éviter ce désagrément, il est préférable de ne pas trop frotter !

Vouloir remplacer mon shampoing dermatologique spécial pour cuir chevelu hyper sensible (sujet aux irritations et aux démangeaisons au moindre stress ou contrariété ou dès utilisation d’un shampoing dit classique) était risqué et a priori voué à l’échec.

Cela aurait surement été le cas si je n’étais pas un brin obstinée persévérante mais aussi parce que après avoir testé le shampoing solide, le rendu de mon shampoing liquide ne me satisfaisait plus totalement. Mes cheveux graissaient plus vite et étaient plus raplapla.

Après 3 essais, j’étais sur le point de me résigner quand j’ai trouvé le shampoing solide au chocolat pour cheveux normaux dont j’avais entendu beaucoup de bien mais jamais acheté car vendu en édition limitée très ponctuellement au cours de l’année. Bingo ! C’est le shampoing solide qui convient à mon cuir chevelu. Je l’utilise depuis 9 mois et il me satisfait pleinement. A noter, que cet été j’ai testé le shampoing au pin sylvestre de la même marque pour cheveux normaux mais mon cuir chevelu s’est rebellé ! Je crois que ce coquin est accro au chocolat !

Il m’aura donc fallu plus de 6 mois et 4 tests (5 si l’on compte celui au pin) pour trouver celui qui convient à mon cuir chevelu et à mes attentes en terme de rendu. Mes cheveux sont plus souples, ont plus de volume, graissent moins vite. Avec mon shampoing liquide, je devais laver mes cheveux tous les 2 à 3 jours pour qu’ils soient propres et là je peux ne pas les laver pendant une semaine sans donner l’impression d’avoir les cheveux sales ou gras, ils sont justes moins brillants et un peu plus foncés. Je les lave en moyenne tous les 5 jours.

Naturellement, cet été je suis partie en vacances avec mes cosmétiques solides que j’ai transportés grâce aux petites bourses de transport que j’avais cousues pour partir en vacances cet hiver !

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Sur place, je les ai posé entrouvertes pour que mes cosmétiques solides soient accessibles et qu’ils puissent sécher entre deux utilisations.

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Pour résumer, le shampoing solide est :

  • plus sain : sa composition est 100% d’origine naturelle et sans sulfates.
  • plus efficace : un lavage tous les 5 jours en moyenne contre tous les 2 à 3 jours avec un shampoing liquide.
  • plus écologique : un shampoing solide équivaut à 2 bouteilles de shampoing liquide cela fait donc 4 bouteilles en plastique en moins à incinérer ou à enfouir par an.
  • zéro déchet : son emballage cartonné est compostable.
  • facile à utiliser : bien mouiller ses cheveux, frotter le shampoing solide sur son cuir chevelu, masser et rincer.
  • facile à conserver : à poser sur un porte-savon ou à glisser dans un filet de lavage accroché dans la douche afin qu’il sèche entre deux utilisations.
  • facile à emporter en vacances ou au sport : des petits pots spéciaux sont vendus mais l’on peut fabriquer une petite bourse ou recycler un vieux de crème par exemple.

Grâce aux petits pas du Colibri, ma poubelle s’est encore allégée !

Attention : certains shampoings solides contiennent des huiles essentielles, leur utilisation est alors déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux enfants de moins de 3 ans. Le shampoing au chocolat n’en contient pas.

Où acheter un shampoing solide : en magasin bio ou sur internet.

A bientôt pour d’autres petits pas du Colibri !

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Les cousettes du Colibri : les petites bourses !

Transporter mon savon, mon déodorant et mon shampoing solides en vacances !

Depuis 1 an, je troque petit à petit mes produits cosmétiques classiques contre des produits cosmétiques solides, plus sains et surtout plus écologiques. J’ai déjà consacré un article sur le bon vieux savon et le déodorant solide. J’en publierai un autre bientôt sur le shampoing solide.

L’adoption de ces 3 produits solides a allégé ma poubelle de nombreux flacons plastiques. Mais voilà, s’ils ont l’inconvénient de polluer la planète, ces contenants plastiques sont bien pratiques quand on part en vacances ! C’est donc posée la question de comment transporter et utiliser mes produits solides en dehors de la maison !

Certaines marques de cosmétiques solides proposent des contenants en verre ou en plastique, des petits Tup Tup peuvent aussi faire l’affaire. Mais quand on sait coudre, que l’on privilégie le non-achat et la récup… il existe d’autres solutions !

J’ai trouvé la mienne dans le livre Créations Zéro Déchet de Camille Binet-Dezert qui propose de coudre nos objets du quotidien dans une démarche éco-responsable.

Camille propose une grande bourse imperméable offrant 4 compartiments pour y ranger savon, shampoing, déodorant et dentifrice solides. Pratique pour le transport mais aussi pour l’utilisation sur son lieu de séjour car la bourse une fois ouverte sert de plateau bien pratique quand on ne veut pas poser ses produits n’importe où. Elle propose aussi de coudre une petite bourse individuelle à glisser dans son sac à mains pour y mettre son déodorant par exemple.

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Photo du livre Créations Zéro Déchet de Camille BINET-DEZERT

Pour ma part, j’ai choisi de coudre 3 petites bourses individuelles plus faciles à poser qu’une grande bourse sur le rebord d’un lavabo d’une minuscule salle d’eau de mobilhome.

Pour fabriquer une petite bourse, il faut seulement 2 carrés de taille identique, l’un coupé dans un tissu imperméable type Kway et l’autre dans un joli coton, ainsi qu’un lien assorti au coton.

Mes petites bourses sont 100% récup ! Le tissu imperméable a été récupéré d’un petit matelas à langer. Les cotonnades sont toutes des chutes ou de la récup :

  • 1 chute de tissu du stock
  • 1 chute d’une ancienne housse de couette de bébé à ma fille qui avait servi à coudre une couette pour ses poupées
  • 1 récup d’une ancienne jupe de ma fille

N’ayant pas de liens assortis à mes tissus, ma fille m’a donné ses lacets fluos qu’elle n’utilise plus. Ils sont un peu longs mais je ne les ai pas coupé afin qu’ils puissent resservir.

J’ai coupé, cousu les 3 petites bourses dans la foulée avant de partir en vacances aux sports d’hiver.

Mes 3 petites bourses 100% récup’ et zéro déchet :

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De gauche à droite : déodorant – shampoing – savon

Coudre une petite bourse imperméable, y glisser un savon ou autre produit cosmétique solide est une bonne idée de cadeau à offrir !

Autre bonne idée cadeau… offrir le livre Créations zéro déchet ! Je vous prépare un article pour vous présenter ce livre qui propose 28 créations durables expliquées de façon ludique et accessible aux couturières débutantes !

Patron : « Petite bourse imperméable » du livre « Créations Zéro Déchet » de Camille BINET-DEZERT paru aux Éditions Mango Green en 2017

Fournitures : Tissu imperméable, cotonnades et lacets 100 % récup’  !

 

Les petits pas du Colibri : le déodorant !

Après avoir commencé à réduire mes déchets en adoptant un savon à la place de mon gel douche, j’ai poursuivi mon objectif zéro déchets dans ma salle de bain. Entre autres, j’ai remplacé mon déodorant en stick par un déodorant solide.

J’ai mis un peu de temps à franchir le pas, me posant des questions sur l’efficacité du déodorant solide sachant que l’efficacité des déodorants classiques n’est pas toujours au rendez-vous.

Et je dois dire que j’ai été bluffée par son efficacité car certains de mes tee-shirts, dont la composition devait favoriser la prolifération des bactéries, avaient été mis de côté pour être jetés car quand je les portais ils dégageaient une odeur désagréable. Avec ce déodorant, je peux les reporter !

Son utilisation est très facile, il suffit soit de :

  • le frotter sur ses aisselles mouillées (la méthode que j’utilise)
  • le mouiller sous l’eau tiède ou chaude du robinet et l’appliquer sur ses aisselles

Dans les deux cas, ne pas hésiter à l’appliquer sur le pourtour des aisselles pour une meilleure efficacité.

Ce déodorant solide est plus sain et plus écologique qu’un déodorant classique :

  • plus sain :
    • il est composé d’ingrédients 100% naturels
    • il laisse le corps travailler naturellement en ne bloquant pas la transpiration mais en le laissant transpirer tout en rendant la transpiration inodore
    • il stoppe les mauvaises odeurs grâce à l’huile essentielle de palmarosa qui mange les bactéries responsables des odeurs désagréables de transpiration
  • plus écologique :
    • il est emballé dans un carton compostable (ou recyclable si vous n’avez pas de compost) au lieu d’un plastique ou un aérosol non recyclables
    • il est compact dans un emballage carré (transport doublement optimisé)
    • il dure aussi longtemps que 2 sticks (déchets et nombre de transports réduits)

Je suis contente de mon choix car en plus d’être plus sain, plus efficace et plus écologique qu’un déodorant classique, il est fabriqué à la main, contient de nombreux ingrédients bio et est labellisé cruelty free (non testé sur les animaux).

Voilà plus de 3 mois que j’utilise ce déodorant solide et j’en suis pleinement satisfaite ! Je l’ai adopté dès les premières utilisations, je regrette juste de ne pas l’avoir testé plutôt !

Grâce aux petits pas du Colibri, ma poubelle s’est encore allégée !

Attention : son utilisation est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes en raison de la présence d’huile essentielle.

Où acheter un déodorant solide : en magasin bio ou sur internet.

Les petits pas du Colibri : le savon !

Comme je le disais dans cet article, j’ai décidé de m’attaquer à tous les objets jetables ou à usage unique de mon quotidien afin de diminuer fortement mon impact écologique en changeant certaines de mes habitudes. Pour cela, j’ai commencé par regarder le contenu de mes poubelles, à identifier mes déchets, leur trouver une alternative et agir !

Ma première action a été dans la salle de bain en remplaçant le gel douche par un pain de savon.

Un retour, non pas au Moyen-Âge comme le pensent certains mais, dans le temps pour moi puisque dans mon enfance, la toilette se faisait avec un savon qui glissait des mains et laissait des traces dans la baignoire ! C’est pourquoi dans les années 70/80, le gel douche avait été accueilli avec un tel enthousiasme à l’époque sans imaginer qu’un jour on reviendrait au savon !

Plus de 35 ans après, le savon a conservé cette mauvaise image et bien qu’il soit à la mode de fabriquer son savon maison, les fabricants de gels douche n’ont pas trop de soucis à se faire en continuant d’attirer les clients avec des parfums toujours plus improbables (crème brûlée, clafoutis aux cerises, caramel beurre salé…) et le manque d’alternatives en supermarché ne risque pas de faire vaciller ce monopole !

Pourquoi le savon est-il plus écologique que le gel douche ?

  • moins de déchets : plus de flacon en plastique le plus souvent non recyclable
  • moins d’eau utilisée : l’eau (aqua) étant l’ingrédient le plus important dans le gel douche
  • moins de transport : plus concentré, le savon occupe environ 1/3 du volume d’un gel douche. A quantité identique, 3 camions seront nécessaires au transport du gel douche contre 1 seul pour le savon.

J’ai acheté le mien en magasin bio car quitte à modifier ses habitudes autant en prendre des nouvelles plus saines en choisissant un savon biologique. Habituée au gel douche hydratant et nourrissant, mon choix c’est porté sur un savon surgras (savon enrichi d’agents nourrissants, de l’huile, qui hydrate la peau en la nettoyant) plutôt que sur un savon classique trop agressif pour l’épiderme qui aurait nécessité un soin hydratant.

Je suis contente de mon choix car mon savon surgras est fabriqué localement et emballé dans un carton recyclable. Et surtout, parce qu’en plus de nettoyer et d’hydrater mon corps il me sert aussi de mousse de rasage. Ainsi, en plus d’avoir une peau plus douce et plus saine, ma poubelle s’est allégée d’un flacon et d’une bombe. Naturellement, ce savon peut aussi trouver sa place dans la cuisine et remplacer le flacon de savon liquide !

A bientôt pour d’autres petits pas du Colibri !

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