Une Blouse Trop-Top !

En avril, le thème du défi « 2016, en Trop-Top » était de coudre une blouse Trop-Top. Il fallait donc utiliser la version B en utilisant une de ses nombreuses variantes ou en faisant ses propres adaptations. Toutes les variantes sont intéressantes, le plus dur étant de trouver le tissu qui convient pour chacune d’elles.

Cette blouse, je la voulais sans manches puisque à la fin du Me Made Mars 2016, j’ai décidé de coudre ma valise d’été qui ne comporte que très peu de pièces Home-Made, même si c’est un peu difficile de se projeter avec le temps auto-hivernal qui fait en ce moment.

Il me restait un petit coupon du tissu utilisé pour la Pam de ma maman, suffisamment grand pour y faire rentrer un Trop-Top sans manches. J’ai hésité un instant mais comme la sienne a des manches longues et la mienne pas de manches, on ne la portera donc pas en même temps !

Si j’ai trouvé les modifications parfaites pour la version A (T-shirt et Pull), je n’avais fait qu’une seule fois la version B (trop grande puis retouchée), j’ai donc dû repenser le patron. Comme d’habitude, je superpose d’autres patrons qui ont été validés (ici la Pam et le Painted Roses) pour déterminer les modifications à appliquer en fonction de mes envies. C’est à dire : manches pas trop tombantes, encolure pas trop grande sur la ligne d’épaule mais un peu décolletée, bas devant et dos alignés et pas trop long ni trop court, le tout un peu ajusté… J’ai donc bidouillé le patron entre le 36 et le 40 !

Au final, j’ai une blouse Trop-Top toute simple avec des revers de manches.

Voici les photos prises sous un rayon de soleil un jour où il faisait à peine 10/12 ° avec du vent :

Pour voir les blouses des autres défieuses Trop-Top c’est sur le blog collectif « 2016 en Trop-Top, le défi » !

Rendez-vous le 30 Mai pour découvrir ma version de la  « Robe Trop-Top » !

Patron : TROP-TOP d’Ivanne S – Version B –  Taille 36/40  – Patron pdf à télécharger Femme (du 32 au 54) ou Fille (du 1 au 12 ans)

Fournitures : viscose légère et fluide violet/parme à petites croix (Eurotissus)

Modifications : j’ai redessiné le patron en allongeant la ligne d’épaule, réduisant la longueur des bouts de manches, alignant le bas devant et dos, ajusté l’ensemble sur plusieurs tailles (36/40)

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Mes objets couture détournés !

Il y a quelques semaines, j’ai découvert le compte @mes_objets_détournés sur Instagram. Abonnée, je découvre quotidiennement les dessins de Gwen pour mon plus grand plaisir. Son talent consiste à détourner un objet et à l’intégrer dans un dessin. Voici quelques exemples épinglés ici , ou encore là sur mon tableau Pinterest. Mais je vous invite plutôt à aller découvrir son compte sur IG.

Du coup, ce mois-ci pour ma participation au défi « Le 27 c’est Pinterest », j’ai voulu moi aussi détourner des objets et les intégrer dans un dessin ! Pour cela, j’ai choisi des objets dans mon atelier « couture » : un dé à coudre, des cannettes de fil et des pinces clover. Avec le dé, soit je le mettais sur la tête soit il servait de pot, les cannettes ne pouvaient être que des roues (vélo, voiture…) et les pinces clover que des pinces à linge bien-sûr ! J’ai bien eu d’autres idées mais pas forcément faciles à dessiner.

Voici donc, mon cactus, mon vélo et mon linge qui sèche :

En détail :

Pour voir ce que les autres défieuses ont créé ce mois-ci, c’est par ici (clic clic) !

Et « Pam » un deuxième coup de cœur !

Quand ma maman a vu ma blouse avec des libellules, son cœur a fait Pam ! Son anniversaire approchant le choix du patron a donc été vite fait !

Côté tissu, d’habitude elle vient choisir avec moi mais là pas besoin car j’ai trouvé un tissu très ressemblant à un déjà vu avec elle. J’étais sûre de ne pas me tromper !

Pour la taille, elle a essayé ma blouse et opté pour la même taille bien qu’elle soit un peu trop grande, pour pouvoir l’enfiler sans problème, le tissu n’étant pas extensible. Oui mais voilà, le tissu n’étant pas du tout le même, un raide contre un fluide, sa blouse une fois assemblée était trop grande et le décolleté beaucoup trop grand. Son tissu fluide n’ayant pas la rigidité du mien, le tombé était plutôt tombant ! Si j’avais su j’aurai fait la taille en dessous. Du coup, j’ai repris la ligne d’épaule comme j’avais fait pour son tee-shirt Loose, en pinçant de 2 cm devant et derrière de chaque côté. Je lui avais bien proposé de garder celui-là pour moi et de lui en refaire un autre plus petit mais elle n’a pas voulu, le tissu lui plaisait trop !

Place aux photos :

Patron : Top « Pam » du magazine La maison Victor – Édition 1 / janv-fév 2016 – Niveau débutant – Taille 38 (existe du 34 au 56)

Fourniture : viscose violet/parme avec des petites croix noires (Eurotissus)

Mon gâteau au chocolat préféré !

Quand j’étais enfant, comme tous les enfants, j’adorais le chocolat sous toutes ses formes : gâteaux, glaces, à croquer, à tartiner… Je n’avais d’yeux et de goût que pour le chocolat ! Et puis en grandissant cela a bien changé ! Mais comme j’ai des enfants qui adorent le chocolat, il me fallait une recette qui convienne à tous !

Ce gâteau est délicieux, fondant et pas écœurant ! En plus, il est simple et rapide à faire.

Vous pouvez bien entendu adapter les ingrédients avec ceux de votre placard ou de vos habitudes. Je vous conseille de vérifier la cuisson au bout de 20 minutes pour ne pas trop cuire le gâteau (la lame doit être légèrement humide sans trace de chocolat).

A déguster nature ou saupoudré de sucre glace pour un goûter ou accompagné d’un coulis de framboise ou une crème anglaise pour un dessert !

Mon gâteau au chocolat préféré :

Ingrédients :

  • 200 g de chocolat noir (65% Inaya Barry)
  • 100 g de beurre demi-sel (à défaut du beurre doux avec 1 pincée de sel)
  • 180 g de sucre de canne blond (à défaut sucre en poudre)
  • 50 g de farine
  • 4 œufs
  • 1/2 sachet de levure chimique

Préparer et peser tous les ingrédients.

Préchauffer le four à 180°.

Faire fondre au bain marie le chocolat et le beurre coupé en morceaux.

Battre au robot le sucre et les œufs jusqu’à blanchissement. Ajouter la farine et la levure. Mélanger.

Quand le mélange chocolat/beurre a fondu, le verser dans le robot et mélanger.

Verser dans un moule en silicone et faire cuire 25 minutes à 180°.

Sortir du four après avoir vérifié la cuisson avec la pointe d’un couteau.

Laisser refroidir avant de démouler.

Déguster !

Ce gâteau rejoint mes autres gâteaux préférés comme le cookie géant aux Daims ou la couronne moelleuse aux framboises !

Une petite jupette !

Une petite jupette … donc pour ma fille ! Normalement, on présente un « A bas les chutes » après la pièce principale mais dans le cas présent cette dernière est coupée mais pas encore cousue. Dans un premier temps, elle a attendu le rachat du tissu qui manquait pour une pièce, puis elle s’est fait doubler par d’autres projets et maintenant qu’il fait trop chaud pour la porter, elle va attendre l’automne !

Comme j’ai dû racheter 1 mètre de tissu pour n’utiliser que 25 cm de large, j’ai cherché un projet de petite taille pouvant rentrer dans ce coupon de 115 x 100. En feuilletant mes magazines Ottobre design enfants, j’ai trouvé la jupe « Tangent ».

J’étais partie pour coudre une taille 170 cm car ma fille fait 1 m 65 voire un peu plus mais j’ai quand même voulu vérifier la taille car elle est plutôt fine. Heureusement car en gabarit elle fait 158 cm. J’ai décalqué un 164 cm car je voulais qu’elle puisse la porter encore l’hiver prochain et en me disant qu’il sera toujours possible de réduire un peu si c’était vraiment trop grand.

Pas de difficultés particulières, à part la couture des plis de devant. Les instructions indiquent de coudre les plis comme sur le schéma sauf que celui ci fait quelques centimètres et la partie des plis quelques millimètres ! J’ai donc fait à ma sauce.

Cette petite jupe est entièrement doublée ce qui m’a permis de coudre ma première doublure. Normalement, les boutons de devant sont des boutons cousus mais faute d’en avoir trouvé 4 coordonnés avec le tissu, j’ai posé 4 boutons pressions gris identiques à celui de la ceinture.

Initialement, la ceinture était taillée dans le tissu principal mais je n’avais taillé qu’une bande au lieu de 2. J’ai donc cherché un tissu dans mon stock pour faire l’intérieur et trouvé une ancienne blouse de ma fille dans les mêmes tons. Comme je trouvais l’ensemble harmonieux, le tissu est devenu ceinture.

La jupette portée :

Patron : Minijupe en velours – Modèle n° 34 « Tangent » du magazine Ottobre design n° 4/2013 – Taille 164 (du 128 au 170 marges de couture non comprises)

Fournitures : Velours vieux rose, fermeture éclair invisible grise, 5 boutons pressions gris et tissu à fleurs dans les mêmes tons (récup d’une blouse du commerce trop petite)

Le fraisier (sablé breton, rhubarbe et fraises)

Comme je vous le disais dans mon article sur les gâteaux d’anniversaire Merveilleux, j’ai recyclé les 6 jaunes d’œufs inutilisés pour faire une pâte à sablé breton. J’ai divisé la pâte en 2, la première moitié pour faire un grand sablé breton à partager et l’autre moitié a été congelée en prévision de la réalisation d’un fraisier pour Pâques.

J’ai cherché par quoi je pouvais remplacer la crème pâtissière. Ma première association d’idées avec la fraise a été la rhubarbe. Je suis donc partie pour une compotée de rhubarbe à la place de la crème. Comme la rhubarbe du jardin commençait tout juste à sortir de terre, j’ai dû utiliser de la rhubarbe congelée.

Pour obtenir le bord si caractéristique du sablé, il faut le cuire dans un cercle à pâtisserie non beurré et laisser refroidir le sablé avant de retirer le cercle. J’ai cassé en gros morceaux la pâte à sablé qui a cuit à l’extérieur du cercle et l’ai servi en accompagnement d’un fromage blanc.

Le choix des fraises est important, pour obtenir un gâteau qui a du goût j’ai acheté des fraises de très bonne qualité. Je n’ai pas utilisé l’intégralité des 500g de fraises, il m’en restait plus d’une demi-douzaine qui ont finies dans une salade de fruits maison.

Ce fraisier peut-être préparé à l’avance (sablé, glaçage, compotée) mais il doit être monté au dernier moment.

Fraisier (sablé breton, rhubarbe et fraises)

Ingrédients :

  • 3 jaunes d’œufs
  • 130 g de sucre
  • 150 g de beurre demi-sel
  • 200 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 300 g de rhubarbe (fraîche ou surgelée)
  • 75 g de sucre
  • 2 cas d’eau
  • 90 g de chocolat blanc
  • 500 g de fraises

La veille, sortir la rhubarbe du congélateur et la laisser décongeler toute la nuit au réfrigérateur. Ainsi que la pâte du sablé breton si vous l’avez congelée.

  • Sablé breton :

Faire ramollir le beurre au micro-ondes 3 mn à 90 W.

Au robot, blanchir le mélange jaunes d’œufs et sucre, puis ajouter le beurre mou. Enfin ajouter la farine et la levure chimique.

Emballer la pâte dans du film étirable et la placer au réfrigérateur au moins 2 heures.

Une fois le temps écoulé, préchauffer le four à 180 °.

Sortir la pâte et l’étaler en essayant de former un cercle d’une épaisseur de 5 mm maximum sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé légèrement fariné.

Régler le cercle à pâtisserie sur 24 cm et l’enfoncer dans la pâte. Ne pas beurrer le cercle ni retirer l’excédent de pâte autour du cercle, laisser le cercle à pâtisserie et enfourner dans le four pour 20 minutes.

Sortir du four et laisser tièdir avant de retirer le cercle, puis laisser refroidir complètement.

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  • Compote à la rhubarbe :

Recouper en petits dés les morceaux de rhubarbe et les mettre dans une casserole avec le sucre et l’eau. Couvrir et cuire 20 minutes à partir de l’ébullition.

Retirer l’excédent de jus, laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur.

 

  • Glaçage chocolat blanc :

Faire fondre le chocolat blanc au bain-marie et l’appliquer au pinceau sur le dessus du sablé breton en venant jusqu’au bord afin d’isoler le sablé de la compote de rhubarbe et ainsi éviter que la pâte soit détrempée. Mettre le sablé quelques minutes au réfrigérateur pour figer la couche de chocolat.

  • Montage :

Important : procéder au montage au dernier moment .

Poser le sablé breton sur le plat de service, recouvrir de compote de rhubarbe et disposer les fraises équeutées et coupées en deux.

Dégustez !

Le Chant du Grand Nord de Nicolas Vanier (2 tomes)

Le Chant du Grand Nord est l’un des romans de Nicolas Vanier que je préfère (même si je les aime tous). Si c’était un film, on parlerait d’un road movie car le héros est sur la route du début jusqu’à la fin du livre. Au cours d’un périple de 5 années, il fera un aller-retour entre la côte Ouest de l’Alaska jusqu’à la côte Est du Canada à Québec.

GRAND NORD TOME 1

Ohio a quinze ans lorsqu’il est forcé de quitter son village chassé par le chaman qui le déteste depuis sa naissance, ne cesse de l’humilier et de répéter qu’il est l’Esprit du Mal. Pour preuve, Ohio n’a toujours pas eu le sahii (le droit de tuer des animaux avec une arme) alors que tous les enfants de 13 ans l’ont. Tout ça parce qu’il est différent des autres indiens Nahannis car il est le fruit d’un amour entre sa mère Sacajawa, une belle indienne qui a servi de guide à une expédition, et de Cooper un Anglais. De son handicap, il en a fait une force car n’ayant pas le droit de chasser avec un arc ou une lance, il est devenu le meilleur piégeur et a développé des inventions telle que la roue à saumon ne pouvant pêcher à la lance.

Il part de son village avec sa meute de chiens dont le chef est Torok, un husky intelligent et qui voue un amour indéfectible à son maître, ainsi que Oumiak, la seule chienne de la meute, qui fera plusieurs portées au cours du périple.

GRAND NORD TOME 2

Ohio rencontre des peuples très différents tels que les Blancs et leurs inventions ingénieuses (bateaux, allumettes, armes, vitres…) mais aussi les Inuits un peuple de chasseur pêcheur dont le mode de vie n’a guère évolué depuis la préhistoire. Mais surtout, il traverse un pays dévasté par la guerre que se mènent les peuples indiens entre eux pour conquérir les territoires de chasse au bénéfice des Blancs qui leur offrent en contrepartie des fourrures des denrées (lard, farine) des objets utiles (poêle, allumettes, couverture, vitres…) des armes (fusils, pièges…) et surtout de l’alcool. Ohio découvre aussi les effets dévastateurs sur la nature (des zones entières vidées de leurs animaux), la survie des peuples indiens (famines dues au temps passé à la chasse aux fourrures plutôt qu’à se constituer des réserves de viande et de poisson pour passer l’hiver, puis le manque d’animaux sur leur territoire).

On ne peut que faire un parallèle entre cette époque où le désir de fourrure des Européens détruit la vie des indiens et la nature du Grand Nord et notre époque où nos envies ou nos besoins (mobilier en teck, huile de palme…) bouleversent à jamais l’équilibre de la nature à l’autre bout du monde.

Au cours de son voyage, Ohio partira à la recherche d’informations sur ce père qui avait promis à sa mère de revenir, il apprendra qu’il n’est pas mort comme il le pense… Il rencontrera l’amour avec Mayoké une jeune indienne mais vivra aussi des drames en perdant des êtres chers, affrontera de nombreux dangers (chutes dans l’eau glacée, grizzly…).

C’est un roman d’aventures très rythmé que j’ai dévoré du début jusqu’à la fin !  Au fil des pages, j’ai vu le Grand Nord défiler dans ma tête où sont gravées les images des splendides paysages vus dans des films documentaires.  On s’enthousiasme pour cette vie simple en totale adéquation avec la nature et on se révolte face à la destruction inéluctable d’une nature, d’un peuple.

Un livre à découvrir et à dévorer !

Le Chant du Grand Nord 

  • Tome 1 – Le chasseur de rêve – 474 pages
  • Tome 2 – La tempête blanche – 460 pages

Roman de Nicolas Vanier paru chez XO Éditions en 2002