Un pull à paillettes Trop-Top !

C’est l’heure de rendre sa deuxième copie du défi mensuel « 2016 en Trop-Top » autour du patron Trop-Top d’Ivanne S. Ce mois-ci, le défi était de coudre un pull Trop-Top.

Après un tour chez mon marchand de tissus habituel où je n’ai pas trouvé de maille à me convenir (ceci explique aussi pourquoi je n’avais pas cousu de pull jusqu’à présent), j’ai poussé jusqu’à une zone industrielle où il y a 2 magasins de tissus mais qui n’ont pas beaucoup de choix et relativement chers. C’est là que j’ai déniché cette maille fuchsia à sequins.

J’ai choisi la version A avec l’encolure relevée. Suite à ma première expérience avec la version B et les réalisations que j’avais pu voir sur le net, j’avais prévu d’apporter des modifications au patron pour :

  • remonter la ligne d’emmanchure
  • réduire l’encolure au niveau des épaules
  • ajuster la taille pour en faire un pull plus près du corps

Venant juste de coudre un Plantain, j’ai ressorti le patron que j’ai superposé sur celui du Trop Top pour juger des ajustements possibles. J’ai donc choisi de :

  • réaliser les manches et l’encolure en taille 32 afin de remonter la ligne d’emmanchure, réduire la largeur des manches et réduire l’encolure au niveau des épaules
  • donner une forme arrondie au Pull en suivant l’arrondi du Plantain avec une taille 34 à la poitrine et une taille 40/42 aux hanches.

J’ai eu quelques doutes, forcément avec un 32/34/40-42 pour mon 40 habituel, mais j’ai suivi mon intuition en me disant que s’il était trop petit pour moi, il serait toujours assez grand pour ma fille qui aurait bien voulu que cette maille fuchsia à paillettes soit pour elle !

Après essayage, j’ai ajusté les hanches trop larges. Je suis repartie tout droit quelques centimètres en dessous de la poitrine.

En résumé, j’ai fait un 32/34/38 (emmanchure et col/poitrine/hanches) pour un pull ajusté et non la forme loose du Trop-Top réalisé avec une maille lâche.

Place aux photos, attention ça brille !

Premier constat, l’encolure est toujours trop large à mon goût. A réduire encore donc !

Deuxième constat, je n’ai aucun tee-shirt pour aller avec hormis celui sur la photo mais les paillettes avec le graou c’est un peu limite ! Donc il va falloir coudre un tee-shirt noir très rapidement !

Troisième constat, la maille et les sequins ça grattent donc à porter uniquement avec des manches longues et une encolure moins profonde que le pull !

Et pourquoi pas coudre un beau chèche noir pour aller avec ? Idée qui m’est venue en portant l’étole noire ci-dessous :

Patron : TROP-TOP d’Ivanne S – Version A – Taille 32/34/38 – Patron pdf à télécharger Femme (du 32 au 54) ou Fille (du 1 au 12 ans)

Fournitures : maille fine à sequins fuchsia (Mondial Tissus) – élastique Framilastic (renfort épaules)

Modifications : j’ai fait les manches et l’encolure en taille 32, la poitrine en 34 en élargissant en arrondi jusqu’aux hanches 40 puis repris à 38 après essayage

L’aquarelle Star Wars !

Ce mois-ci, grâce au défi « Le 27, c’est Pinterest », j’ai enfin utilisé le coffret aquarelle que j’ai reçu en cadeau à Noël. J’avais bien fait un test pendant les fêtes mais pas depuis que j’avais acheté des pinceaux et du papier spécial aquarelle.

Pour ce défi, je suis partie de deux épingles :

  • la première épinglée ici et trouvée est à l’origine de ma création, celle qui m’a inspirée mon aquarelle star wars :

  • la deuxième épinglée ici et trouvée est le pas à pas qui m’a permis de dessiner Yoda :

Ce pas à pas propose de dessiner Yoda en 14 étapes, en dessinant les traits noirs indiqués sur chaque image, les bleus étant ceux déjà tracés. C’est vraiment facile à faire !

Après les 14 étapes, mon Yoda a pris forme :

Ensuite,  je suis passée à l’étape coloriage avec mes crayons aquarellables :

Enfin, j’ai passé un pinceau mouillé sur la couleur. Une fois sec, j’ai repassé quelques traits au feutre très fin pour donner du relief à mon personnage et voici le résultat final :

J’espère que cette carte d’anniversaire plaira à son destinataire, mon grand qui fêtera ses 15 ans dans une semaine ! Cela devrait rester une surprise puisqu’il ne vient pas trainer du côté du blog de sa mère (la couture, les recettes et les livres ce n’est pas vraiment sa tasse de thé !)

Pour découvrir les créations des autres défieuses c’est ici !

Me Made Mars 2016

Quand j’ai vu sur le forum de Thread and Needles qu’un Me Made Month se préparait pour le mois de mars, je n’ai pas hésité longtemps ! Le temps de faire un rapide calcul dans mes vêtements et je me suis inscrite pour relever ce challenge !

Pour celles qui ne connaissent pas, le Me Made Month est né il y a quelques années sur les blogs anglophones afin d’encourager les couturières à porter leurs vêtements faits main au quotidien. Cette idée a été reprise chez nous.

Le principe est simple, les participantes s’engagent à porter un certain nombre de tenues au cours du mois composées d’au moins une pièce cousue ou tricotée, à se photographier et à partager leur tenue du jour sur les réseaux sociaux. Dès le départ chaque participante annonce son engagement : tout le mois, seulement les jours travaillés, 1 ou 2 semaines en fonction  de leurs contraintes. Pour moi, ce sera 31 tenues composées d’une ou plusieurs pièces cousues par moi.

Si l’objectif premier est de porter ses créations au quotidien, le deuxième est de faire le point sur sa garde robe (contenu, manque, préférence…), voir ce qui est porté ou laissé au fond du placard, de multiplier les tenues en variant les associations, d’ajuster sa to do list. Le troisième étant le partage sur les réseaux sociaux tels que Flickr et Instagram. Pour ma part, je partagerai mes tenues au quotidien sur mon compte Instagram avec les hashtags : #memademars2016 (le hashtag général de toutes les participantes) et #memadecabanealaska (mon hashtag perso).

J’ai une petite vingtaine de vêtements home made dans ma garde robe d’hiver que je porte déjà au quotidien. Si au départ, j’ai pensé porter chaque jour une pièce différente et finir avec des associations, j’ai changé d’avis car ce n’est pas le but de ce challenge, ni la réalité de mon quotidien. Car il ne faut pas se mentir, sans le Me Made Month en mars, j’aurais porté mon nouveau Plantain une fois par semaine contre une seule fois dans le mois avec mon idée initiale. Je ferai donc comme d’habitude au gré de mes envies et de mes préférences.

Pour suivre ce challenge, je vous donne rendez-vous du 1er au 31 mars :

  • sur mon compte Instagram (lien dans la colonne de gauche) tous les jours de mars pour la tenue du jour
  • sur le blog, toutes les semaines pour récapituler les tenues de la semaine et à la fin du mois de mars pour le bilan final.

Parmi les nombreuses participantes inscrites, je sais qu’Elsa (du blog Sur les montagnes russes…) le fait aussi. Et parmi vous, qui a déjà fait le Me Made Month et qui va faire le Me Made Mars 2016 ?

Un nouveau Plantain !

A la sortie de l’hiver, les nouvelles collections de tissus avec leurs couleurs lumineuses et chaudes sont de véritables tentations ! Quand j’ai vu ce jersey, avec un rouge et un bleu pétants qui allie les fleurs et les pois en même temps, forcément j’ai succombé !

Pour mettre en valeur ce beau tissu, il fallait un patron basique pas trop près du corps. J’ai choisi le Plantain en version manches 3/4 pour en profiter dès maintenant et jusqu’à la fin du printemps.

Le Plantain, c’est le premier tee-shirt que j’ai cousu, il y a un petit peu plus d’un an déjà ! Je me souviens qu’à l’époque, je m’étais creusé la cervelle pour poser ma première bande d’encolure ! Si ce premier était bien réalisé, les finitions intérieures trahissaient la vraie débutante ! Depuis, j’ai perfectionné mes finitions, d’ailleurs hormis l’absence d’étiquette on pourrait presque croire qu’il sort du commerce ! Il n’y a pas que la technique à apprendre en couture, il faut aussi savoir faire de belles finitions !

Place aux photos :

Patron : Plantain de Deer and Doe – Taille 40 – Niveau débutant – Patron gratuit (du 34 au 46) à télécharger en pdf – avec marges de couture incluses de 1,5 cm.

Fournitures : jersey à fleurs et à pois (Eurotissu) – Framilastic (renfort couture épaules)

Le Goulash, le mijoté hongrois !

L’hiver dans ma cuisine, la reine c’est ma cocotte en fonte où mijotent de bons petits plats ! D’ailleurs, les enfants se lèchent les babines dès qu’ils la voient ! J’y prépare de nombreux plats dont le goulash, un plat mijoté d’origine hongroise à base de viande de boeuf, de légumes et d’épices, sujet à de nombreuses variantes.

A la base, la recette est accompagnée de pommes de terre mais au fil des années, j’ai pris des libertés avec la recette et l’accompagne plutôt de pâtes ou de semoule (à laquelle, j’ajoute même des pois chiches). Souvent, je double les proportions pour faire 2 repas en changeant l’accompagnement.

Ingrédients :

  • 600 g de bœuf (paleron, jumeau…)
  • 1 oignon ou 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 1 boîte de tomates pelées (400g)
  • 1 à 2 cac de concentré de tomates
  • 2 à 3 cac de paprika
  • 1 cac rase de cumin
  • Sel & Poivre
  • 1 poivron

Accompagnement au choix :

  • pommes de terre
  • pâtes
  • semoule
  • semoule & pois chiches

Couper la viande en cubes, émincer l’oignon et l’ail, couper le poivron en lanières.

Faire revenir l’oignon et l’ail dans un peu de beurre et d’huile jusqu’à ce qu’ils soient translucides. Réserver.

Faire dorer la viande en 1 ou 2 fois sur feu vif. Baisser sur feu moyen et remettre la viande, l’oignon, l’ail dans la cocotte. Ajouter la boîte de tomates pelées et son jus. Conserver la boîte de conserve, elle va servir de mesure pour l’eau. Saupoudrer de paprika. Saler et poivrer.

Laisser mijoter quelques instants et ajouter 1/2 à 1 boîte d’eau selon si vous voulez beaucoup de sauce et 1 à 2 cac de concentré de tomates. Saupoudrer de cumin (attention, trop de cumin rend le plat désagréable voir immangeable donc y aller doucement quitte à en rajouter à la fin). Enfin ajouter les lanières de poivrons.

Quand ça bouillonne, baisser sur feu doux et laisser mijoter 2 heures.

Vérifier l’assaisonnement et ajuster si nécessaire.

Servir accompagner de :

  • pommes de terre coupées en petits quartiers à inclure dans le plat en même temps que les poivrons. Pousser sur feu moyen sinon les pommes de terre ont tendance à être dures.

  • des pâtes de type torsades

  • de la semoule à laquelle vous pouvez ajouter des pois chiches, ces derniers étant à incorporer dans le plat mijoté en même temps que les poivrons.

Bon appétit !

La tête en l’air de Paco Roca

« La tête en l’air » est un pari osé ! Car comme le dit Jirô Taniguchi en préface : « Il faut un sacré courage et un énorme talent de raconteur d’histoires pour oser, comme Paco Roca, aborder le thème des maisons de retraite et de la maladie d’Alzheimer par la bande dessinée ».

La réalité de la vieillesse y est décrite avec justesse et humour. Paco Roca s’est inspiré du père d’un de ses amis atteint de la maladie d’Alzheimer, a recueilli de nombreuses anecdotes dans son entourage, passer beaucoup de temps à visiter des maisons de retraites pour nous offrir une belle histoire avec  des personnages attachants.

La couverture est belle, colorée et réaliste avec cette femme et son déambulateur mais aussi les souvenirs qui s’envolent de la tête d’Ernest.

C’est l’histoire d’Ernest, ancien directeur d’une succursale bancaire à la retraite qui se voit placé par son fils dans une maison de retraite. En arrivant à la maison de retraite, il ressent le même sentiment que lors de son premier jour d’école : il a peur, il ne veut pas rester, il veut rentrer chez lui.

Très vite, il se lie d’amitié avec Émile son copain de chambre qui lui fait découvrir la vie à la maison de retraite et les particularités de chacun des pensionnaires. Quand Ernest lui parle du 2ème étage, Émile lui répond que c’est là où vivent les assistés, ceux qui ne peuvent plus se débrouiller tout seuls et plutôt mourir que de finir là-haut !

La vieillesse est un sujet qui fait peur à beaucoup d’entre nous. Tout le monde voudrait vieillir et mourir en bonne santé sans passer par la case maison de retraite, ni celle de la sénilité ou de la décrépitude ni pour soi ni pour ses proches. Malheureusement, personne ne sait ce que l’avenir lui réserve et parfois il ne vaut mieux pas y penser, le pire n’étant jamais certain.

Les aventures d’Ernest et ses compagnons sont pleines d’humour et se lisent d’une traite ! Un livre à découvrir qui promis ne vous mettra par le bourdon pendant des jours !

Initialement intitulé « Rides » et paru en 2007, cette bande dessinée a été rééditée en 2013 sous le nom « La tête en l’air ». Cet album a remporté un franc succès puisqu’il a été traduit en 10 langues et adapté en film d’animation. L’album et le film ayant remporté chacun de nombreux prix.

« La tête en l’air » de Paco Roca

Bande dessinée aux Éditions Delcourt parue en 2013 – 100 pages

Kyoto l’imprévue !

Kyoto, c’est le nom d’une robe du dernier La Maison Victor. Dans ce numéro, il y a plusieurs modèles intéressants que je citais dans mon article sur ma blouse Pam. Mais la robe Kyoto n’en faisait pas partie ! Tout simplement parce que je n’avais pas imaginé la coudre un jour !

Oui mais voilà, quand j’ai acheté mes tissus pour ma blouse Pam et ma blouse Trop-Top, j’ai flashé sur un jersey assez épais façon bleu denim avec des roses bleues claires et blanches. « Une nouveauté qui part comme des petits pains » m’a dit le vendeur. Il m’a dit aussi « il est assez épais pour faire une robe ». Une robe avec ce tissu ? Non merci pas pour moi !  J’en ai acheté 1,60m pensant m’en faire un tee-shirt. De retour chez moi, en y regardant de plus près je me suis rendu compte qu’il était très peu extensible (20%) et donc pas très compatible avec le tee-shirt près du corps prévu.

Du coup, j’ai sorti tous mes magazines à la recherche d’un patron utilisant du jersey à faible taux d’élasticité rentrant dans 1,60 m. J’ai remarqué plusieurs modèles de robes et mon choix c’est porté sur la robe Kyoto. Un pari osé car je n’étais pas vraiment sûre d’avoir la silhouette pour porter ce genre de robe près du corps et j’avais un doute sur le dos ouvert…

Pour la taille, je suis partie pour un 38 partout mais j’ai un peu rogné sur les marges au niveau des hanches et le haut des cuisses (couture à 0,5 au lieu de 1 cm). J’ai rallongé de quelques centimètres (5 je crois) le bas de la robe et je n’ai fait qu’un petit ourlet.

J’ai taillé la bande d’encolure comme sur le patron mais j’aurai dû faire des calculs pour définir la longueur en fonction de l’élasticité car au final ça baillait beaucoup et j’ai dû ajuster en enlevant plusieurs centimètres de chaque côté.

Pour calculer la longueur d’une bande d’encolure selon l’élasticité du jersey, il faut mesurer le tour de l’encolure du tee-shirt où sera posé la bande d’encolure et calculer le taux d’élasticité du tissu.

Pour connaître le taux d’élasticité, on positionne le tissu sur une règle, l’extrémité sur 0 que l’on tient et on prend le tissu à 10 cm et on étire. Si cela s’étire jusqu’à 12, 13 ou 14 cm c’est que le taux d’élasticité est respectivement de 20, 30 ou 40%.

Pour un taux de 20 à 30 %, il faut multiplier la longueur de l’encolure par 0.85 (et par 0.70 pour 40 à 50% d’élasticité).

La difficulté a été de placer les parties du dos. Fallait-il suivre les repères indiqués sur le patron ou adapter à ma morphologie ? Ma maman m’a aidé à les positionner mais je dois dire que c’est assez rageant de ne pas voir ! En définitive, cela correspond à peu près aux repères initiaux. Comme je l’avais prévu, le dos ne reste pas en place et a tendance à s’ouvrir, pour remédier à ce problème j’ai donc placé 2 boutons pressions pour le maintenir. Là encore, il m’a fallu de l’aide.

Place aux photos :

Patron : Robe « Kyoto » du magazine La maison Victor – Édition 1 / janv-fév 2016 – Niveau intermédiaire – Taille 38 (existe du 34 au 56) avec marges de couture non comprises de 1 cm.

Fourniture : Jersey épais et peu extensible (20% d’élasticité) imprimé bleu denim avec des roses bleues et blanches (Eurotissu) et 2 boutons pressions bleu jean.