Châle Silver Paint !

Après avoir fini mon ensemble layette pour les Bébés Resto du Cœur, mon envie de tricoter était là mais le temps me manquait pour me lancer dans un grand projet de type pull ou châle un peu complexe. Alors, j’ai ressorti mon livre « Carrés durables au tricot » pour apprendre de nouveaux points, suivre des explications différentes à chaque rang en tricotant des petits carrés. Une sorte de cahier d’exercices pour s’entraîner, acquérir la technique et l’assurance avant d’attaquer un vrai projet.

Avec une mini pelote cake, j’avais d’abord tricoté un carré en jersey que j’avais détricoté le trouvant trop simple pour tricoter un modèle géométrique que j’ai à nouveau détricoté car le motif du carré ne correspondait pas à l’alternance des couleurs de la laine.

livre carrés durables au tricot edition mango art du filJ’ai donc cherché un autre modèle à tricoter pouvant être compatible avec les teintes de ma laine et m’apprenant de nouveaux points. J’ai ainsi tricoté un carré à effet torsadé, un modèle qui m’a initiée au jeté et à la maille glissée.

carré durable au tricot modèle du livre carréeffet torsadéLe hasard faisant bien les choses, en tricotant ce carré, j’ai appris les points du patron de châle qui attendait que je prenne le temps de comprendre les explications. D’un coup, tout était plus clair et je me suis lancée !

Châle Silver Paint de Katia :

  • La laine :

Lorsque j’ai acheté cette grosse pelote, c’est sa couleur « Arc en ciel » avec un fil argenté et son principe simple (1 pelote = 1 châle) qui m’ont plu. Il s’agit de la « Silver Paint » de la marque Katia, une laine multicolore aux tonalités joyeuses et hivernales avec un fil argenté (ou doré) qui apporte une touche d’élégance :

pelote de laine multicolore fil argenté 150g silver paint katia châle

  • Composition : 78% Acrylique, 19% Laine, 3% Polyester
  • Longueur : ∼ 540 mètres
  • Poids : 150 grammes
  • Aiguilles : 4,5 – 5 mm
  • Échantillon 10 x 10 cm : 18 mailles – 24 rangs
  • Entretien :        
NB : la gamme « Silver paint » n’est plus fabriquée mais la gamme « Paint » (sans le fil argenté ou doré) l’est toujours.
  • Le modèle :

Un triptyque A4  contenant 3 patrons était disponible gratuitement avec la laine, dont 2 modèles au tricot dont le rendu est très différent :

modele châle au tricot ou crochet pelote silver paint katia

  • l’un triangulaire (genre chèche ou trendy châle, en haut à gauche) dont le point fantaisie consiste en une alternance de mailles endroit et de mailles envers.
  • l’autre rectangulaire (type étole, en bas à droite) dont le point fantaisie forme des trous grâce à un jeu de jetés et de mailles glissées.

C’est ce dernier, plus complexe, qui m’avait tapé dans l’œil.

  • La réalisation :

    • Retranscription :

Avant de débuter un projet, il me faut comprendre les différents points, le déroulé de chaque rang. Une fois que j’ai tout compris, je retranscris les explications sur une feuille pour suivre facilement les explications pendant que je tricote et pouvoir reprendre d’un seul coup d’œil là où je m’étais arrêtée. Dans le cas de ce modèle, les informations étaient éparpillées entre :

  • le descriptif de la réalisation : monter les mailles, tric. 4 rgs au pt mousse et continuer à tric. au pt fantaisie, sauf les 2 premières et dernières m. à tric. au pt mousse
  • le point fantaisie (composé de 4 rangs à répéter) : Rg 1 : 1 m. end., *1 m. glissée end, 2 m. end. et passer la m. glissée par dessus les 2 m. tricotées, 1 jeté *, terminer par 2 m. end.

Voilà ce que cela donne une fois retranscrit :

Monter les mailles

Rangs 1,2,3 et 4 : Tricoter au point mousse

Rang 5 / 9 / 13 / 17… :

    • 3 m. end
    • * 1 m. glissée end.
    • 2 m. end. et passer la m. glissée par dessus les 2 m. tricotées
    • 1 jeté *
    • 4 m. end

Rangs 6 / 10 / 14 / 18… :

Rangs 7 / 11 / 15 / 19…. :

Rangs 8 / 12 / 16 / 20… :

Tric. 4 rgs au pt mousse

En bleu, la partie à répéter autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 4 mailles. Une fois le rang tricoté, je mets un coup de stabilo sur le chiffre du rang tricoté.

    • Échantillon :

Si l’échantillon est obligatoire dans le cas d’un pull et seulement conseillé dans le cas des accessoires, je ne néglige jamais cette étape car l’aiguille préconisée ne correspond jamais à celle qui convient à ma façon de tricoter un peu serrée, mais aussi parce qu’elle permet de faire connaissance avec les points utilisés.

A la lecture de la consigne de l’échantillon : « 19 m. et 25 rgs au pt fantaisie avec les aig. n° 5″, je me suis demandé s’il fallait inclure ou non les 2 premières et dernières mailles au point mousse comme pour le modèle. Après un calcul et un test, il fallait effectivement inclure ces 2 premières et dernières mailles au point mousse.

Après avoir tricoté 16 rangs, je pressentais que mon échantillon serai trop petit, j’ai donc repassé et mesuré. J’obtenais seulement 8 cm en largeur, j’ai donc refait un échantillon en augmentant de 2 tailles mes aiguilles. Mon échantillon avec les aiguilles n° 6 a été validé.

    • Réalisation :

Une fois le patron retranscris, l’échantillon validé, j’ai tricoté les rangs en suivant ma fiche et la petite chanson du refrain du point fantaisie à répéter. Arrivée à la fin, il faut estimer quand s’arrêter afin qu’il reste suffisamment de laine  pour tricoter les 4 rangs au points mousse puis rabattre. J’ai choisi d’arrêter avant pour équilibrer les couleurs des 2 côtés du châle (couleurs de début et de fin) surtout que la couleur de fin me plaisait moyennement. J’ai choisi d’arrêter après le 4ème rang fantaisie pensant finir le motif mais ce n’était pas une bonne idée, j’aurai dû finir par le 1er rang du point fantaisie pour être symétrique au début (point mousse/1er rang pt fantaisie // 1er rang du point fantaisie/point mousse).

    • Rabattage :

Comme je trouvais le rabattage de mon carré à effet torsadé trop visible, j’ai cherché une meilleure finition que le rabattage classique. Dans ses livres, Lise Taylor conseille un rabattage élastique avec une aiguille (celle qui sert à rentrer les fils) pour finir un châle ou un point mousse. J’ai visionné cette vidéo You Tube plus simple à comprendre qu’un dessin.

Pour ce rabattage, il faut couper le fil et donc calculer le métrage nécessaire pour finir selon l’un de ces 2 méthodes :

  • méthode n° 1 : compter 3 ou 4 fois la longueur du tricot soit 45 cm x 3 ou 4.
  • méthode n° 2 : compter 2 cm par mailles soit 85 mailles x 2 cm.

J’ai coupé à 180 cm.

Afin d’avoir une jolie finition et une bonne élasticité, il faut veiller à bien gérer la tension du fil c’est à dire ni trop serré ni trop lâche. Ici, la rigidité du fil argenté limite l’élasticité.

    • Blocage :

Le patron ne préconise pas un blocage mais de repasser le châle. Avec la chaleur douce du fer, le châle s’aplatit et les trous apparaissent.

  • Les points techniques (tutos en vidéo) :

J’ai répertorié les différentes vidéos visionnées pour bien comprendre chaque point technique :

    • « la maille glissée endroit »
    • « passer la maille glissée sur les 2 mailles tricotées ». Je n’ai pas trouvé de tuto pour cette action mais un tuto approchant : le surjet. Dans le cas présent, après avoir glissée une maille endroit, il faut tricoter 2 mailles endroit (1 seule dans le cas du surjet) puis passer la maille glissée par dessus les 2 mailles tricotées (1 seule dans le cas du surjet). A ne pas confondre avec le surjet double où les 2 mailles endroit sont tricotées ensemble et non séparément.
    • « le jeté »
    • « le rabattage à l’aiguille »

Vous trouverez aussi des tutos sur Academy Katia.

J’ai offert ce châle à ma maman, juste avant le confinement. Le printemps ayant été chaud, elle a peu porté son châle mais elle sera très contente de le retrouver à l’automne.

Voici les photos prises le week-end dernier :

tricot châle silver paint katia 1 pelote = 1 châle

châle au tricot laine silver paint katia 1 pelote = 1 châle coloris bleu gris

foulard tricot laine silver paint fil argenté katia principe 1 pelote = 1 châle

Après avoir tricoté ce châle, je comptais me lancer dans un pull mais le confinement m’a stoppée dans mon élan car je n’avais pas les aiguilles adéquates, ni la laine. Fin avril, j’ai reçu les aiguilles que j’avais commandées quelques jours avant l’annonce du confinement. Pendant le confinement, j’ai cherché la laine pour ce projet et commencé à étudier le patron, les points techniques… Je vais maintenant pouvoir commander la laine et en attendant de la recevoir, visionner bon nombre de vidéos afin d’être prête pour tricoter ce gros projet pendant ou après l’été.

Patron : Châle – Katia – Niveau débutant motivé – Taille unique

Laine : 1 pelote « Silver Paint » de Katia – coloris bleu/gris

Matériel et points utilisés :

  • Aiguilles : circulaires n° 6 (n° 5 préconisées)
  • Matériel : 1 aiguille à laine
  • Points : jeté et maille glissée endroit

Flan pâtissier !

Aussi appelé flan parisien, le flan pâtissier est la recette parfaite si vous souhaitez faire un gâteau mais que vous n’avez ni farine ni levure. Ces deux ingrédients ayant disparu des rayons des supermarchés lorsque la France entière s’est mise à pâtisser et à faire son pain pendant le confinement.

Mon flan pâtissier est sans pâte et le lait de la version originelle a été remplacé par du lait de soja pour en faire une version sans gluten et sans lactose. Si vous n’êtes pas intolérant, vous pouvez utiliser du lait de vache, le déroulé de la recette sera le même. Il faudra juste diminuer la quantité de vanille (augmentée ici pour contrer le goût du soja) et réduire le temps de cuisson à 45 minutes.

Faute de vanille en poudre, introuvable aussi, je me suis rabattue sur un flacon d’arôme de vanille donnant une couleur plus brune au flan et à sa croûte qu’avec la vanille en poudre.

Bien sûr, cette version n’a pas le même goût que celle au lait de vache mais mes fans de flan l’apprécient !

recette de flan pâtissier ou parisien sans pâte sans lait sans gluten et sans lactose blog Ma cabane en Alaska

Flan pâtissier (sans gluten et sans lactose) :

Ingrédients :

  • 3 œufs
  • 1 litre de lait de soja (75 cl + 25 cl)
  • 160 g de sucre de canne blond
  • 100 g de fécule de maïs (maïzéna)
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 3 cas d’arôme de vanille*
  • margarine pour le moule
* ou 3 pointes de couteau de vanille en poudre

Préparer tous les ingrédients, en regroupant d’un côté ceux destinés à la casserole et de l’autre ceux pour le saladier :

Dans une grande casserole, porter à ébullition :

  • 75 cl de lait de soja
  • 160 g de sucre de canne blond
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 cas d’arôme de vanille

Dans un saladier :

  • fouetter 3 œufs
  • puis ajouter les ingrédients suivants un par un :
    • 100 g de fécule de maïs (maïzéna)
    • 25 cl de lait de soja
    • 1 sachet de sucre vanillé
    • 1 cas d’arôme de vanille

Une fois le mélange lait végétal/sucre porté à ébullition, le verser sur le mélange œufs/fécule/lait végétal.

Bien mélanger au fouet puis reverser dans la casserole.

Préchauffer le four à 180 °

Sur feu moyen, faire épaissir l’appareil à flan en mélangeant continuellement avec une cuillère en bois. L’appareil à flan va commencer à épaissir au bout de 5 bonnes minutes et encore 5 bonnes minutes pour obtenir la bonne épaisseur.

Verser dans dans le moule graissé et enfourner pour 60 minutes.

Au bout de 30 minutes tourner le moule pour que le flan dore uniformément.

Si vous ne voulez pas que le dessus soit trop doré, vous pouvez mettre un papier aluminium sur le flan quand la dorure vous convient.

Au bout de 60 minutes, vérifier la cuisson. Le flan doit être un peu tremblotant sur le dessus mais pas trop.

Laisser refroidir avant de le réfrigérer.

Déguster !

flan parisien ou flan pâtissier sans pâte sans gluten et sans lactose au lait de soja

Miam !

Jeannette, la marinière !

Pour moi le début du printemps est synonyme du retour dans ma garde-robe d’un de mes looks préférés : le style marin ! C’est aussi le retour des petits hauts et robes fleuries mais l’hiver je porte aussi des vêtements aux motifs floraux.

Un style classique devenu tendance ces dernières années avec une offre de tissu marinière au mètre qui s’est étoffée avec une palette de couleurs élargie (fond blanc avec des rayures plus ou moins épaisses bleu, bleu marine, bleu clair, noir, rouge, rose, jaune… mais aussi en fond noir, rouge…). Une vaste choix, à condition d’acheter sur internet car l’offre en magasins est souvent assez limitée. En combinant quelques pièces et accessoires judicieusement choisis avec une base unie (bleu marine, blanc, rouge, noire…), on obtient un grand nombre de tenues.

L’année dernière, j’ai réussi à dénicher 2 coupons de style marin, le premier dans une maille légère à fond gris clair et rayures noires et le second dans un jersey de coton à fond blanc avec des rayures de tailles et de bleus différents. C’est du premier dont il est question aujourd’hui, une maille légère assez serrée, peu épaisse dans un coloris d’inter saison, parfaite pour coudre une marinière à manches longues pour la fin de l’hiver et le début du printemps.

Le livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson propose un patron de sweat-shirt aux 96 possibilités en variant la forme, le type d’encolure, la longueur des manches et du corps, pouvant être décliné en marinière. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire ou à relire mon article où je présente plus en détail ce patron, ses variantes… Avant de couper mon coupon, j’ai d’abord testé le patron Jeannette dans une chute de jersey rayé pour valider le patron et mes choix. Le test ayant été très satisfaisant, le tee-shirt beaucoup porté cet automne hiver, j’ai pu couper mon précieux.

Comme dans ma version test, j’ai coupé une version simplifiée de la marinière c’est à dire sans les codes de la marinière (asymétrie devant/dos, fentes sur les côtés…). Par contre, si la première fois j’avais fini mon encolure bateau avec un simple ourlet, cette fois-ci j’ai cousu l’encolure bateau avec une bande d’encolure croisée en forme de V au niveau des épaules. Autre différence, ma version test avait des manches 3/4 faute de tissu suffisant, celle-ci a les manches longues.

Qui dit marinière, dit rayures et donc raccords. Par prudence, je n’ai pas pris le risque de couper au pli et que ma maille glisse sous mon patron. J’ai décalqué les pièces une deuxième fois (à l’envers) pour les assembler afin d’avoir une pièce en entier et non à couper au pli. Le tout sur un film plastique pour bien voir l’alignement des rayures.

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Patron « Jeannette » issu du livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson aux Editions La Plage – Taille 38 (du 34 au 52) – Marges de couture de 0.7 cm incluses.

  • Version : marinière sans fentes sur les côtés, longueurs devant et dos identiques.
  • Encolure : bateau avec bande d’encolure croisée au niveau des épaules
  • Longueur du corps : courte
  • Longueur des manches : longue

Fournitures : Maille rayée grise et noire (Stoffen Sepktakel) – Framilastic (renfort épaules)

Une femme en blanc de Janine Boissard !

Au milieu des années 90, Margaux Lespoir, 33 ans, est chirurgienne à La Chartreuse, un petit hôpital de province. Bien que promise à un grand avenir, elle a fait le choix de travailler dans un hôpital de proximité plutôt que dans une clinique privée. Elle préfère soigner, sauver tous ceux qui en ont besoin. Malheureusement, l’hôpital de Chatenay est trop petit pour remplir les nouveaux critères de quotas et de rentabilité pour réduire le déficit de la sécu. La nouvelle vient de tomber : le service des urgences et celui de la maternité sont menacés de fermeture.

Si Margaux ne travaille pas aux urgences, elle doit parfois opérer en urgence comme cet enfant qui arrive en détresse respiratoire. Pas le temps d’opérer sinon il sera trop tard, elle pratique une trachéotomie et sauve le petit Marc-Antoine. Ou encore un jeune de 19 ans fauché par une voiture dont le conducteur a perdu le contrôle. Malheureusement, l’hémorragie interne est trop importante pour sauver le jeune Karim.

Livre Une femme en blanc de Janine Boissard paru aux Editions Laffont en 1996 sur le thème des soignants

Fille du cru et fille de paysans, Margaux est très attachée à l’hôpital de proximité qui soigne aussi bien les plaies du corps que celles de l’âme des petites gens. Elle aime se mettre à la portée de ses patients à qui elle explique l’opération qu’elle va pratiquer car expliquer et rassurer contribuent aussi à la réussite d’une opération. Issue d’un milieu modeste, elle ne s’est jamais sentie à l’aise avec le milieu bourgeois dont sont souvent issus ses pairs. Elle se sent plus proche et plus à l’aise avec les infirmier(e)s, les aide-soignant(e)s avec qui elle partage le repas à la cantine mais aussi l’amitié comme Marie, un rayon de soleil venue des Antilles ou Jordan un réfugié libanais.

Le personnel de l’hôpital et les habitants de Chatenay et de ses environs se mobilisent pour sauver leur hôpital. Fille de paysans, femme, mère célibataire, chirurgienne le quotidien de Margaux est depuis toujours un combat. C’est donc naturellement qu’à la suite d’un article dans le journal local, elle se retrouve propulsée en avant, médiatisée et qu’elle devient l’égérie du combat pour sauver La Chartreuse.

C’est la parution de cet article qui permettra à Bernard de Montpensy, chef cuisinier et fils d’un grand propriétaire viticole, de la retrouver. Lors d’une sortie au restaurant avec ses amis épicuriens, elle a fait sa connaissance et est tombée sous son charme. Elle ne se doutait pas que le coup de foudre était réciproque. Elle n’avait pas connu une telle attirance depuis des années, en fait depuis sa relation avec le père de son fils.

Margaux était en 3ème année de médecine lorsqu’elle rencontre et tombe follement amoureuse de Benoît Duriez un étudiant en médecine. Quand elle tombe enceinte, ce dernier a peur de ce que diront ses parents. Elle décide de garder l’enfant et de l’élever seule. Aujourd’hui, Eric âgé 11 ans n’est pas un pré-ado comme les autres, il ne peut pas jouer au foot ou faire du vélo comme ses copains à cause de sa jambe restée en équerre suite à une infection au genoux par un staphylocoque. Une opération au moment de la puberté est envisageable, Margaux y songe, non pas comme une chirurgienne mais comme une mère, alors elle a peur que l’opération rate et ne laisse Eric handicapé à vie. Alors, elle repousse sans cesse cette idée à plus tard.

Au fil des pages, on partage le quotidien de Margaux fait de joies, de peines, de combats, de réussites, de peurs… Sa vie à l’hôpital, ses amours, sa famille permettent à Janine Boissard d’aborder de très nombreux sujets tels que la gestion de la douleur, la fin de vie et l’acharnement thérapeutique, le sida, l’avortement, l’adoption mais aussi la dépression, la maltraitance ainsi que les relations homme/femme, les classes sociales, la vie des femmes modernes devant conjuguer carrière et vie personnelle ou encore la famille monoparentale, grandir sans père, le handicap, la place et l’importance des parents dans l’éducation, l’avenir et la vie de leurs enfants…

Un bon moment de lecture grâce à une écriture moderne et bienveillante, ainsi qu’une justesse dans la description des situations, des personnages, leur caractère et leurs émotions. Petit coup de cœur pour le personnage de Jeanne son ancienne institutrice, amie et confidente qui est truculent. Une impression d’être dans la vraie vie. Si certains thèmes ont évolués en 25 ans, beaucoup sont toujours d’actualités. Jeanine Boissard aime faire passer des messages par son écriture et ainsi faire réfléchir ses lecteurs. Ici, le principal message est qu’à chaque moment de sa vie l’être humain a besoin d’être reconnu pour exister.

Un livre à découvrir ou à relire !

◊ ◊ ◊

Au début du confinement, je n’avais pas vraiment de livres à lire sous la main et je regrettais de ne pas avoir anticipé en faisant un emprunt conséquent à la bibliothèque. Jusqu’à ce que ma fille me demande d’aller lui en chercher un, je n’avais pas pensé à piocher dans mes livres stockés au grenier. En fouillant, je suis tombée sur ce livre dont le thème sur les « soignants » était tout à fait dans l’air du temps. Si je ne me souvenais plus de l’histoire lue il y a plus de vingt ans, j’en avais conservé le souvenir d’un bon moment de lecture et le vague souvenir d’une sérié télé adaptée de ce roman. Une petite recherche sur internet m’a confirmé que ce livre, l’un des best-sellers de Janine Boissard, a été adapté pour la télévision en une série de 6 épisodes avec Sandrine Bonnaire dans le rôle de Margaux diffusée sur France 2 en 1997.

Cette lecture m’a donné envie de relire un autre best-seller de Janine Boissard lu dans les années 80 : la saga « Esprit de famille » publiée à la fin des années 70 racontant la vie d’une famille composée de 4 sœurs âgées de 13 à 20 ans. Un grand feuilleton avait aussi été tiré de cette saga.

Une femme en blanc

Roman de Janine Boissard

Paru aux Éditions Robert Laffont en 1996 (Mon édition est celle du Club France Loisirs et inclut une jolie nouvelle intitulée Jeanne R. ) – 481 pages

ISBN : 2-7441-0255-5