Elouen le dos-nu !

Voici ma 7ème et dernière cousette de mon opération déstockage de jersey ! Elle a été réalisée avec la chute de jersey de mon Plantain bleu à fleurs et à pois soit un coupon de 0,90 m de haut sur 1,25 m de large.

Au départ, j’avais prévu cette chute pour confectionner le haut d’ une robe bi-colore mais je n’ai pas réussi à trouver un tissu pour faire le bas, j’ai donc abandonné cette idée de petite robe printanière et opté pour un tee-shirt.

J’ai donc feuilleté le livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson afin de trouver le modèle qui rentrerait dans cette chute et si possible un que je n’avais pas encore réalisé, sachant que j’avais déjà cousu 4 des 6 tee-shirts du livres (Yvonne, Lucette, Gabriel, Erell 1 et Erell 2) ! Elouen remplissait le cahier des charges, c’est donc lui qui a été choisi.

Il s’agit d’un tee-shirt dos-nu avec 2 bretelles façon maillot de bain qui se nouent dans le cou. Attention, ce type de bretelles nécessite un soutien-gorge sans bretelles ou qui se nouent dans le dos !  Le corsage est entièrement doublé, sa base (basque + ceinture) est la même que le cache-cœur Lucette. Elouen peut se réaliser en 4 longueurs différentes, avec l’une des 3 basques proposées et 2 empiècements poitrine différents soit 24 possibilités. Pour ma part, j’ai choisi la basque droite la plus courte et l’empiècement poitrine en V plus féminin à mon goût.

Pas de difficultés particulières sur ce modèle qui se coud rapidement hormis l’assemblage de l’empiècement poitrine avec  les côtés devant qui malgré le dessin technique ne va pas forcément de soi !

Vu le temps automnal depuis le début du mois d’août, je ne suis pas sûre de le porter cet été car les épaules dénudées et le dos-nu nécessitent un fort ensoleillement et des températures estivales. Mais je compte bien le porter et le reporter l’été 2018 !

Place aux photos :

Deux versions pour un même tissu : Plantain (version initiale) et Elouen (version déstockage) !

Ainsi ce termine mon opération déstockage de jersey qui méritera bien un petit article bilan ! A suivre…

Patron : Dos-nu « Elouen » issu du livre « Coudre le stretch » de Marie Poisson aux Editions La Plage – Taille 40 (du 34 au 52) – Marges de couture de 0.7 cm incluses.

Fourniture : Jersey à fleurs et à pois (Eurotissu)

Édit : petit bonheur surprise en trouvant mon projet dans les projets « populaires cette semaine » sur Thread and Needles ce matin ! 😊

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Tarte Tatin aux Mirabelles !

J’adore les mirabelles, je les attends avec impatience chaque année ! Il faut surveiller les étals pour ne pas les rater car la période des mirabelles est courte ! La récolte a lieu dans le courant du mois d’août, plus ou moins tôt selon la météo, et ne dure que 3 semaines seulement.

Cette année, j’ai eu envie de réaliser une tarte Tatin aux mirabelles. Celle-ci était toute simple mais si vous avez la possibilité d’utiliser le reste du vin blanc (confiture ou crumble par exemple), je vous conseille de faire mariner les mirabelles dénoyautées et coupées en 2 dans 10 cl de Gewurztraminer pendant 30 minutes en mélangeant régulièrement, cela donnera une petite touche en plus à votre tarte !

Tarte Tatin aux Mirabelles :

Ingrédients :

  • Pâte sablée :
    • 100 g de sucre glace (à défaut du sucre en poudre)
    • 200 g de beurre
    • 300 g de farine
    • 1 œuf
  • 500 g de mirabelles
  • 50 g de sucre complet muscovado ou sucre en poudre
  • 50 g de beurre
  • Préparer la pâte sablée :

Peser le sucre, la farine et le beurre. Les mettre au réfrigérateur ainsi que l’œuf. Pour la réussite de la pâte sablée, il faut que les ingrédients, le plan de travail et les mains soient bien froids.

Sortir les ingrédients du réfrigérateur pour préparer la pâte.

Verser la farine et former un puits au centre, y verser le sucre glace puis casser l’œuf par dessus. Couper en petit morceaux le beurre et répartir les morceaux sur la farine. Hacher le tout avec un grand couteau.

Se laver les mains à l’eau froide, les essuyer puis travailler rapidement la pâte avec les mains. Former une boule, l’emballer dans du film étirable et mettre au réfrigérateur au moins 30 minutes.

  • Préparer la tarte :

Laver, équeuter, essuyer et dénoyauter les mirabelles en les coupant en 2.

Peser le sucre complet et le beurre.

Préchauffer le four à 200°.

Mettre sur feu moyen un moule à tarte sans fond amovible en métal qui supporte le passage sur une plaque de cuisson. Verser le sucre puis répartir le beurre coupé en morceaux sur le sucre. Faire caraméliser, puis disposer les oreillons de mirabelles côté bombé sur le caramel.

Étaler la pâte et la disposer sur les fruits, recoller les morceaux de pâte si celle-ci s’est brisée et rentrer les bords de la pâte dans le moule.

Enfourner 30 minutes dans un four préchauffé à 200 °.

A la sortie du four, poser le plat de service sur le moule à tarte et renverser.

Servir encore chaud et déguster !

Miam ! :D)

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Petits gestes pour la belle bleue !

Pour le belle bleue… il est urgent d’agir !

Habitué.e.s à notre confort moderne, nous oublions presque que tout ce confort se payera très cher d’ici quelques décennies ! Nous ignorons que nous sommes déjà endetté.e.s et que nous allons tout droit au surendettement.

Depuis le 2 août 2017, l’Humanité vit à crédit jusqu’au 31 décembre 2017. A partir de cette date, appelée « jour de dépassement de la Terre » l’Humanité ayant consommé toutes les ressources renouvelables va devoir puiser dans les réserves naturelles de la Terre jusqu’au 31 décembre 2017. Et l’an prochain cette date interviendra encore plus tôt …. en juillet !

Au delà des 7 mois écoulés, nous allons :

  • pêcher plus de poissons, couper plus d’arbres, consommer plus d’eau, produire plus de cultures que la Terre … ne peut renouveler en une année.
  • émettre plus de carbone que les océans et les forêts ne peuvent en absorber en 1 an.

Ce qui va contribuer entre autres à :

  • la diminution du stock de poissons
  • la déforestation
  • la pénurie d’eau
  • la désertification
  • la chute de la productivité agricole
  • l’érosion des sols
  • au réchauffement climatique

En résumé, l’Humanité consommera en 2017 l’équivalent de 1,7 planète alors que nous n’avons qu’une planète. Sachant que si tous les habitants de la Terre consommaient comme les Français il faudrait 3 planètes ou pire 6 planètes comme les Australiens ou les Américains.

Mais bonnes nouvelles :

  • si la date intervient toujours plus tôt chaque année, qu’il n’y a pas encore de recul, le rythme s’est ralenti depuis 6 ans en raison de la crise économique mondiale. D’ailleurs en regardant l’évolution de cette date au fil des décennies, il est facile de lire les grandes périodes de ralentissement économique.
  • si les pouvoirs politiques traînent à mettre en place une transition écologique, nos choix individuels raisonnés et respectueux peuvent tout changer !
  • nombreux sont ceux qui agissent déjà ! Pour cela, il suffit de surfer sur internet pour trouver des blogs écolos, verts, zéro déchets…

Tout le monde a déjà entendu parler du zéro déchets, de Béa Johnson… et approuve cette démarche mais malheureusement bon nombre a pris peur face à l’ampleur de la tâche pour y arriver, à l’écart entre le mode de vie société de consommation et celui du zéro déchets ou tout simplement a rencontré trop de difficultés (aucun magasin vendant du vrac à 50 km à la ronde, aucune alternative au tout voiture…), s’est senti.e seul.e et a renoncé pensant son action dérisoire et inutile.

C’est justement chaque petit geste qui additionné aux autres fera avancer les choses, montrera l’exemple, déclenchera d’autres petits gestes, fera agir les politiques et réduira la dette !

En 2010, après avoir lu « No impact man » de Colin Beavan, j’ai voulu agir mais les choses étaient plus compliquées qu’aujourd’hui, les informations moins accessibles, les blogs moins nombreux… du coup je n’ai pas vraiment pu ajouter de nouveaux petits gestes à mon quotidien. Mais depuis quelques années, les choses sont devenues plus faciles et m’ont permis de nouveaux petits pas verts !

Aujourd’hui, en plus de mes gestes d’hier et d’aujourd’hui, tels que :

  • consommer moins d’eau et moins d’électricité
  • trier mes déchets, composter
  • ne pas gaspiller
  • consommer des fruits et légumes français de saison français
  • se déplacer le plus possible à pied ou à vélo (travail, petites courses…)
  • limiter sa consommation de viande
  • donner, recycler
  • favoriser le fait maison
  • consommer le nécessaire et non le superflu

j’ai décidé de m’attaquer entre autres à tous les objets à usages uniques, jetables … et de planter des petites graines vertes autour de moi grâce à une nouvelle rubrique sur le blog où il sera question de cousettes, de lectures et de recettes mais sous un angle écologique ! A bientôt pour la présentation de cette nouvelle rubrique ! :D)

Edit : Lien vers le message de Nicolas Hulot sur You Tube

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Une jupe en chambray !

Pour les beaux jours, il me manquait une jupe dans les tons bleus (bleu marine, bleu jeans…). Mon choix s’est porté sur un joli chambray, avec l’idée de me coudre une jupe Chardon, patron qui m’a été offert alors que je venais de commencer la couture et jamais réalisé jusqu’à présent. Au tout début, il m’impressionnait un peu, puis je reculais cette réalisation à l’idée de faire un test, des ajustements… pour finir, j’avais un doute sur le fait que la Chardon corresponde à ma morphologie et/ou à mon style.

Comme je possède la première version du patron, celle qui est trop serrée à la taille, j’ai donc fait une mini toile de la partie haute en 40 (mon short châtaigne est en 38) qui s’est avérée trop petite et qui me faisait penser que le 42 ne serait peut-être pas suffisant ou en ajustant les plis.

N’ayant pas de tissu pour faire une vraie toile qui aurait pu devenir une vraie Chardon ni l’envie de faire un crash test dans ce joli chambray et prendre le risque de le voir partir à la poubelle, j’ai donc réfléchi à un projet déjà validé, qui pourrait être réalisé et porté dès cet été : la jupe Châtaigne ! Ma version noire étant portée et reportée à toutes les saisons depuis que je l’ai. Auparavant, je la portais plutôt l’hiver ou à la mi-saison mais cet été, elle est partie dans ma valise et a été enfilée dès qu’une tenue un peu plus habillée que le short était exigée !

Si je la porte autant, c’est d’abord parce qu’elle est noire et que cela va avec presque tout mais aussi parce qu’elle est hyper confortable en raison d’un tissu contenant de l’élasthanne et du fait qu’elle soit un peu trop grande puisque je peux l’enfiler sans utiliser la fermeture éclair. Je n’ai donc pas modifié la taille car le chambray ne contient pas d’élasthanne et est plutôt rigide comme tissu et j’ai eu raison la taille est parfaite.

J’ai découpé toutes les pièces dans le chambray et pour l’ourlet du bas, plutôt que de faire un double repli, j’ai posé un biais bleu roi ce qui alourdit le bas et lui donne un joli tombé !

Place aux photos :

Ma garde-robe s’est enrichie d’une belle jupe bleue, seul hic : elle n’est pas vélo-compatible ! Je ne pourrai donc pas la porter les jours de semaine pendant les beaux jours, à l’exception des jours de pluie, puisque je vais au travail à vélo ! J’ai donc 2 châtaignes vélo-boulot-incompatibles  mais week-end-compatibles quoi que je fais aussi du vélo le week-end et toujours pas de Chardon qui elle devrait être boulot-vélo compatible ! :D)

Patron : Jupe adaptée du short Châtaigne de Deer and Doe d’après le tuto d’Estelle Taille 40 – Niveau débutant – Patron disponible en pochette (34 au 46) – Marges de couture comprises

Modification : longueur + 15 cm (au lieu des 8 cm préconisés)

Fournitures : chambray bleu (Mondial Tissus) – fermeture invisible bleu marine 20 ou 22 cm – biais bleu roi


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Quiche aux courgettes râpées et au curry !

Personnellement, j’aime presque tous les légumes ce qui est loin d’être le cas du reste de ma maisonnée ! Du coup, quand un légume est apprécié, j’exploite toutes les possibilités avec celui-ci, soit une dizaine de recettes sur ce blog contenant de la courgette !

Et comme les quiches, c’est bien pratique pour un repas préparé à l’avance, un pique-nique ou un buffet, voici une recette de quiche à la courgette !

Pour équilibrer le goût entre l’appareil à quiche et les courgettes et ainsi atténuer le goût des courgettes (pour ceux qui ne sont pas très fans), l’astuce est de râper les courgettes et d’ajouter une touche de curry !

Quiche aux courgettes râpées et au curry :

Ingrédients :

  • 1 pâte brisée maison (ou pas) :
    • 190g de farine
    • 90g de beurre demi-sel (ou beurre doux + une pincée de sel)
    • 50 ml d’eau
  • 2 courgettes moyennes (500g)
  • 4 œufs
  • 40 cl de crème liquide
  • 1 cac de curry
  • Sel & Poivre
  • Bûche de chèvre ou fromage râpé (comté, gruyère…)
Quantité pour 1 quiche et 3 tartelettes

 

  • Préparer la pâte brisée à la main ou comme ici au robot :

Faire ramollir le beurre au micro-ondes 1 minute 30 à 90W.

Mettre la farine et le beurre ramolli dans le bol du muni du pétrin. Mettre en marche et ajouter petit à petit l’eau par la goulotte. Une boule va se former. L’emballer dans du film étirable et la réserver au réfrigérateur au moins 30mn.

Préchauffer le four à 180°.

Garnir le moule de pâte brisée, recouvrir de papier sulfurisé et de billes de cuisson (ou noyaux d’abricots, haricots secs…).

Cuire à blanc 10 minutes.

 

  • Préparer la garniture :

Laver les courgettes, couper les extrémités puis les râper avec la râpe à gros trous. Saler et poivrer.

Dans un saladier, battre les 4 œufs avec la crème liquide, ajouter le curry, saler et poivrer. Incorporer les courgettes râpées. Bien mélanger.

Selon le fromage choisi, le râper ou le couper en tranches.

Verser le mélange  courgettes râpées/appareil à quiche sur le fond de tarte précuit.

Recouvrir de fromage.

Enfourner à 180° pour 1 heure (45 minutes pour des tartelettes).

Laisser refroidir, démouler et déguster !

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Histoire de cactus !

J’adore les cactus et si en plus, ils ont une histoire c’est encore mieux ! Je trouve que la relation avec une plante ou un objet n’est pas la même selon si ceux là proviennent d’un magasin ou s’ils ont été offerts, trouvés, dénichés, sauvés … C’est le cas de mes nouveaux cactus et succulentes !

  • Les boutures qui m’ont été offertes :

Ces 3 boutures proviennent d’un magnifique cactus d’une dizaine d’année vivant en pleine terre dans un jardin. Son développement prouve qu’il s’y plait bien d’ailleurs le prélèvement est visuellement passé inaperçu !

Les autres boutures proviennent de plantes grasses et d’un cactus vivant dans une véranda orientée plein sud où ils bénéficiaient d’un ensoleillement et de chaleur proche du climat désertique de leurs ancêtres !

De tous, mon préféré est ce petit cactus tout doux que j’ai baptisé « lapinou » ! Comme il est tout petit, il n’a pas bénéficié d’un joli pot mais du plus petit que j’ai trouvé et même dans celui-là je le trouve un peu perdu !

Pour finir avec ceux qui m’ont été offerts, ce n’est pas une bouture qui m’a été donnée mais carrément un plant. Il s’agit d’une succulente sur tige formant une fleur avec au bout de chaque pétale plein de petites fleurs qui en tombant forment de nouveaux plants. J’ai donc 2 plants et déjà de futurs plants. Sur la photo, on peut voir que les mini fleurs encore accrochées aux pétales forment des racines avant de tomber.

  • Les boutures « sauvetage » :

Ces boutures proviennent du même plant, un magnifique figuier de Barbarie voué à une mort imminente car il a juste la malchance de se trouver sur un chantier. Comme il était en bordure du terrain, il n’avait pas encore été arraché mais il était déjà à moitié enseveli. J’ai prélevé 3 têtes pour qu’il puisse continuer à vivre.

J’avais peur des dommages possibles lors du voyage de retour, surtout pour les fleurs sur tiges, mais ils sont tous arrivés sains et saufs dans ma cabane !

Une petite photo de groupe :

Il n’y a plus qu’à espérer qu’ils s’adaptent à leur nouveau climat car point d’extérieur ou de véranda surchauffée pour eux, seulement un intérieur avec un poêle à bois et une baie vitrée plein sud en hiver ! Pour le moment, ils sortent l’après midi dehors sur la terrasse en plein soleil !

J’ai dû rempoter les 3 grands cactus qui s’étaient un peu avachis et j’ai pu constaté que 2 d’entre eux avaient déjà fait de belles racines ! Signe qu’ils se plaisent en Alaska ! :D)

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Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Avant de devenir écrivaine, Agnès Ledig a étudié l’agronomie, puis s’est reconvertie en sage-femme, métier qu’elle a exercé jusqu’à l’an dernier avant d’arrêter pour se consacrer entièrement à son métier d’écrivaine. Elle est venue à l’écriture parce qu’elle avait envie de crier au monde entier ce qu’elle était entrain de vivre.

C’est lors de l’hospitalisation de son deuxième fils pour une leucémie qu’elle s’est mise à écrire. Tous les semaines, elle rédigeait un bulletin destiné à donner des nouvelles à ses proches. Elle en a écrit une trentaine où elle essayait de dédramatiser la situation avec des choses positives et avec humour.

Après le décès de son fils, elle a fait un travail thérapeutique en écrivant un roman pour exprimer ce qu’elle ressentait mais sans parler d’elle. Ce roman trop noir intitulé « Deux secondes avant le miracle »(*) n’a pas été édité mais lui a donné le goût de l’écriture. Elle en écrit un deuxième et remporte le Coup de cœur des lectrices de Femme Actuelle avec « Marie d’en haut » qui sera édité en 2011.

Après ce succès, elle décide de retravailler son premier roman qui est devenu « Juste avant le bonheur ».

S’il est moins noir que le premier jet, « Juste avant le bonheur » est un roman dramatique qui parle de la perte d’un enfant. Les personnages ne trouveront donc pas le bonheur dans ce roman mais juste après avoir refermé le livre.

Julie a 20 ans, elle travaille comme caissière dans un supermarché pour subvenir à ses besoins et ceux de son fils de 3 ans qu’elle élève seule. Pour lui, elle subit l’abus de pouvoir de son chef, c’est d’ailleurs en voyant la larme à l’œil que Paul en passant à sa caisse s’émeut pour cette jeune fille. Après plusieurs passages à sa caisse, il l’invite elle et son fils à venir passer une semaine de vacances en Bretagne avec lui et son fils, médecin de 33 ans qui a perdu sa femme dépressive quelques mois auparavant.

Elle passe de merveilleuses vacances et appréhende son retour au supermarché après avoir goûté au bonheur. Mais ce n’est rien, comparé à ce qui l’attend, sur le chemin du retour, un chauffard qui roulait à contre sens les percute. Si Paul et elle ressortent presque indemnes de l’accident, Jérôme a une jambe et le bassin brisés et son petit Ludo est dans le coma avec un traumatisme crânien, le cerveau et la colonne vertébrale touchés.

Agnès Ledig a un vrai don pour l’écriture qui mêle humour et émotions. Sa nature hypersensible lui fait voir les choses autrement permettant une véritable justesse dans la description des émotions.

Les émotions sont présentes tout au long du livre avec une différence entre la partie précédant l’accident où malgré les bosses de la vie de chacun est plutôt joyeuse et la deuxième partie, celle de l’hospitalisation et du deuil où la tristesse et la douleur prédominent.

A lire avec une boîte de mouchoirs à porté de main !

Un véritable coup de cœur pour ce roman et pour la plume d’Agnès Ledig. Cette lecture me donne envie de lire ses autres romans qui sont tous porteurs de messages.

(*) en référence à un proverbe dans le livre : « ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle »

Juste avant le bonheur

Roman d’Agnès Ledig

Paru aux Éditions Albin Michel en 2013 – 343 pages

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