Soupe orange : velouté de carotte et lentilles corail

La première fois, quand j’ai annoncé ce soir c’est soupe à la carotte, j’en ai fait grimacer plus d’un ! Goûtez avant de dire « Beurk » ! Miam miam … pour un peu ils auraient léché la casserole !

Le secret : un cube de bouillon de légumes aux herbes pour donner du goût, quelques tours de moulin à poivre pour relever, de la vache qui rit pour adoucir et juste ce qu’il faut en eau pour obtenir un velouté épais et crémeux !

Si vous n’avez pas de lentilles corail parce que vous n’en cuisinez pas, c’est l’occasion d’essayer. Sinon, vous pouvez les remplacer par 1 pomme de terre à soupe, cela changera le goût mais c’est très bon aussi.

Une soupe ultra rapide et c’est bien connu la carotte cela donne bonne mine et cela rend aimable !

Soupe orange : Velouté de carotte et lentilles corail

Ingrédients :

  • 350 g de carottes
  • 65 g de lentilles corail
  • 70 cl d’eau
  • 1 cube de bouillon de légumes (aux herbes)
  • Sel & poivre
  • 3 ou 4 vache qui rit

Eplucher et laver les carottes, les couper en rondelles ou en cubes. Les mettre dans une casserole avec les lentilles corail.

Ajouter le cube de bouillon de légumes, verser l’eau, saler légèrement (le bouillon cube est déjà salé) et poivrer généreusement. Porter à ébullition puis cuire 20 mn à feux moyen.

A la fin de la cuisson, incorporer les portions de vache qui rit, mélanger pour faire fondre le fromage puis mixer au mixeur plongeant.

Déguster !

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Une robe pour attendre le printemps !

Cette robe, c’est d’abord une histoire de tissu, une maille tricot légère et synthétique dans les tons bleu marine et blanc avec une touche de rouge. Repéré une première fois, oublié, revu une deuxième fois et enfin acheté après avoir trouver le patron pour en faire une robe !

J’ai donc passé en revue tous mes patrons de robe, j’ai hésité un instant avec la robe Lora de La Maison Victor pour finalement opter pour une robe Ottobre. Il s’agit du modèle n° 12 du dernier Ottobre (Automne-Hiver 2016), une robe en jersey intitulée « Jazzy Jacquard » avec des pinces poitrine et une découpe aux épaules qui fait penser à une encolure américaine.

Côté technique avec Ottobre, il vaut mieux avoir déjà cousu un modèle du même genre car il n’y a pas de pas à pas, ni de schémas, il n’y a que du texte. De plus, il faut bien différencier le paragraphe « techniques de construction » et ceux « couture » car dans la technique de construction il est écrit qu’il faut piquer les bandes de finitions (épaules) devant et derrière et dans la couture il faut piquer la bande de finition dos, assembler les pièces dos et devant puis finir la bande de finition devant. Moi, j’ai piqué mes bandes de finitions sur l’encolure dos et sur l’encolure devant. Du coup, impossible de coudre endroit contre endroit ces 2 pièces ! Comme je n’ai pas compris leur méthode, je n’ai pas décousu et j’ai cousu ensemble mes pièces pour obtenir un rendu identique. Je n’ai toujours pas compris … et c’est un peu ennuyeux car certains modèles (un chemisier, un pantalon …) me plaisent mais je sais que je n’ai pas les connaissances techniques pour les coudre alors qu’avec un pas à pas cela roulerait tout seul !

Au niveau de la taille, il fallait juste coudre un élastique transparent pour la renforcer mais à l’essayage j’avais l’impression d’être vêtue d’un sac à patates, impression confirmée par l’expression de ma fille. Du coup, j’ai posé un élastique pour resserrer la taille. Cela forme des fronces non prévues mais cela n’est pas disgracieux. Je pense que cela doit venir de mon tissu qui n’a pas les mêmes qualités que le jersey préconisé et qui a tendance à se distendre.

Place aux photos :

Zoom sur l’encolure « américaine » et le motif du tissu :

Cette petite robe classique et très confortable est parfaite pour attendre le printemps. Je pense qu’elle va être portée et reportée en cette fin d’hiver et au début du printemps, en jouant sur l’épaisseur du collant.

Patron : Robe en Jersey – Modèle n° 12 « Jazzy Jacquard » du magazine Ottobre design n° 5/2016 – Taille 40 (du 34 au 52 marges de couture non comprises)

Fournitures : Tissu maille bleu marine à motifs blancs et rouges (Eurotissus) – Elastique (4,5 mm).

Au revoir Monsieur Taniguchi !

Jirô Taniguchi, le grand mangaka japonais nous a quitté ce week-end, son décès ce samedi 11 février 2017 laisse nos cœurs tristes !

C’est avec « Quartier Lointain » que j’ai découvert  le monde des mangas pour adultes et surtout cet artiste talentueux au coup de crayon d’une incroyable précision, un des maîtres de la bande dessinée japonaise, un des rares japonais a avoir connu un tel succès en France (plus d’un millions de livres vendus).

Auteur prolifique (une cinquantaine d’œuvres dont une trentaine publiée en France) très influencé par la bande dessinée européenne, ayant exploré presque tous les genres (polar, historique, western, animalier, tranche de vie…) avec des thèmes majeurs tels que la nature, les grands espaces, la relation profonde aux racines, aux origines, à la famille, l’art de la narration paisible, le sens de l’écoulement du temps, sans oublier les plaisirs de la table. C’est le côté humaniste et la dimension universelle qui ont fait le succès de son œuvre.

Au milieu des années 90, alors que l’Europe commence à s’ouvrir aux mangas les éditions Casterman décide de lancer une collection « Mangas » dont faisait partie « L’Homme qui marche » publié en France en 1995.

Mais les français découvrent vraiment son œuvre en 2003 lorsqu’il remporte le prix du meilleur scénario au festival international de la bande dessinée d’Angoulême avec « Quartier Lointain ». En 2005, il remporte le prix du dessin avec « Le sommet des Dieux ». En 2011, il reçoit la médaille de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

En 2015, vingt ans après sa première publication en France le festival international de la bande dessinée d’Angoulême lui rend hommage avec une large rétrospective de quarante ans de création intitulée « Jirô Taniguchi, l’homme qui rêve ».

Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez lire ou relire mes articles présentant :

Mon prochain article « lecture » sera consacré à « L’homme qui marche » son premier manga publié en France.

Monsieur Taniguchi, on vous dit « Au revoir et merci pour tous les bons moments passés et à venir avec vos livres ! »

Cookies à la banane, aux flocons d’avoine et aux Daims !

Si comme moi, chez vous personne n’aime les bananes mûres, que vous vous demandez que faire avec ces bananes oubliées qui sont devenues noires dont personne ne veut et que vous ne voulez pas jeter de la nourriture, voici une recette « anti-gâchis alimentaire » ! Une recette simple et rapide avec seulement 3 ingrédients.

Cookies à la banane, aux flocons d’avoine et aux Daims :

Ingrédients :

  • 2 bananes bien mûres
  • 100 g de flocons d’avoine (+ ou – selon poids des bananes)
  • 50 g de Daims

Commencer par peser les 2 bananes épluchées pour déterminer la quantité de flocons d’avoine, compter 2/3 du poids des bananes (exemple 100g de flocons d’avoine pour 150g de bananes).

Dans un saladier, écraser les bananes à l’aide d’une fourchette afin d’obtenir une compote de banane homogène (liquide). Incorporer petit à petit les flocons d’avoine.

Préchauffer le four à 180°.

Couper les Daims en petits morceaux (10/12 par daims).

Ajouter les daims au mélange banane/flocons d’avoine et bien mélanger pour répartir les daims. Former huit boules, les poser sur la plaque du four recouverte d’un papier cuisson, les aplatir en leur donnant une forme ronde. Sil a des morceaux de daims sur les côtés les mettre sur le dessus pour qu’ils fondent sur le cookies et non sur la plaque.

Enfourner pour 15 minutes.

Laisser refroidir sur une grille.

Déguster au goûter ou encore au dessert en accompagnement d’une boule de glace, d’une crème…

Dommage qu’avec 2 bananes on n’obtienne que 8 cookies !

Si vous n’avez pas de daims, vous pouvez les remplacer par un mélange de pépites de chocolat et de noix ou amandes ou noisettes ou encore noix de coco qui se marient bien avec la banane.

Les cahiers d’Esther, histoires de mes 10 ans de Riad Sattouf

Pendant 8 ans, Riad Sattouf a publié chaque semaine « La vie secrète des jeunes » dans Charlie Hebdo où il dessinait ce qu’il entendait dans la rue, le bus ou le métro. Lassé par cette facette un peu sombre du monde dans lequel il vit , il quitte le journal satirique pour se consacrer à l’écriture de « L’arabe du futur » une bande dessinée autobiographique en 3 tomes sur son enfance au Moyen Orient. Puis quand il revoit la fille d’un couple d’amis alors âgée de 10 ans qui lui raconte sa vie, son école, ses amis… cela lui donne envie de créer les cahiers d’Esther une chronique hebdomadaire.

Les cahiers d’Esther, c’est une histoire publiée chaque semaine en dernière page de l’Obs depuis octobre 2014. Les 52 premières histoires ont été regroupées et publiées dans un album intitulé « Histoires de mes 10 ans ». Le projet de l’auteur est de raconter la vie d’Esther de ses 10 ans jusqu’à ses 18 ans retraçant ainsi son enfance, son adolescence dans le monde actuel. Une pépite pour les sociologues du futur !

Si Esther existe vraiment, Riad Sattouf a pris soin de brouiller les pistes pour que la vrai Esther ne soit pas identifiée. Si elle habite bien à Paris, qu’elle va dans une école privée, fait de la danse, elle ne s’appelle pas Esther et ne vit pas dans le 17ème arrondissement. Selon l’auteur, beaucoup de gens aux quatre coins de la capitale croient avoir découvert l’identité de la vraie Esther !

Dès la première page, on retrouve la signature de Riad Sattouf : un code couleur différent à chaque page en plus du blanc et noir du dessin, il utilise uniquement 2 couleurs et de nombreuses annotations qui renforcent la description ou l’émotion de l’histoire.

Esther nous livre son quotidien au travers d’histoires se passant chez elle avec sa famille (un Papa qu’elle adore et un grand-frère « con »), à l’école (dans sa classe de CM1, dans la cour de récré), chez ses amies, en vacances. De nombreux thèmes sont traités comme le racisme, l’homosexualité, le Père Noël, l’amour, la mort, le divorce … ainsi que des thèmes d’actualité comme le petit pont massacreur ou l’attentat à Charlie Hebdo vécu par les enfants.

Tous ceux qui ont des filles qui ont une dizaine d’années reconnaitront les nombreuses références aux chanteurs actuels (La fouine, Black M, Maître Gims, Kendjy Girac, Byoncé, Tal …) aux stars de séries télévisées comme Violetta, aux jeux et gadgets des filles de 10 ans : Kidisecrets, Rainbow Loom, bracelets ou colliers BFF (Best Friends Forever) et My Angela une application où il faut s’occuper d’une chatte et entre autre la nourrir ou lui laver les dents (tâches vertes sur les dents).

Esther a des rêves : avoir un iPhone (même le 4) d’ailleurs quand elle sera grande elle offrira un iPhone à ses enfants dès leur naissance, se teindre en blonde à sa majorité et être chanteuse !

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Si toutes ces références me parlent, je ne reconnais pas la violence, la notion de pauvres et de riches décrites dans le livre. Même si je sais que les enfants sont cruels, que la violence est plus courante que l’on ne le croit et pas seulement à Paris, je suis contente que mes enfants aient grandi dans une ville ayant une mixité sociale avec une certaine homogénéité économique où les parents ont une volonté de surprotéger leurs enfants pour une enfance heureuse.

Quelques morceaux choisis :

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Ce n’est pas une BD humoristique ou satirique mais plutôt sociologique. Etant publiées en dernière page de l’Obs, ces histoires ne sont pas particulièrement destinées aux enfants donc à vous de les lire et de voir si elles peuvent être lues par votre enfant.

Même s’il y a un ordre chronologique, les histoires peuvent se lire au gré de nos envies.

Les Cahiers d’Esther

Tome 1 : Histoires de mes 10 ans (2016) – 54 pages

Bande dessinée d’après des histoires vraies racontées par Esther de Riad Sattouf

Parue chez Allary Editions après avoir été prépubliée chaque semaine dans l’Obs d’octobre 2014 à octobre 2015