Quiche aux courgettes râpées et au curry !

Personnellement, j’aime presque tous les légumes ce qui est loin d’être le cas du reste de ma maisonnée ! Du coup, quand un légume est apprécié, j’exploite toutes les possibilités avec celui-ci, soit une dizaine de recettes sur ce blog contenant de la courgette !

Et comme les quiches, c’est bien pratique pour un repas préparé à l’avance, un pique-nique ou un buffet, voici une recette de quiche à la courgette !

Pour équilibrer le goût entre l’appareil à quiche et les courgettes et ainsi atténuer le goût des courgettes (pour ceux qui ne sont pas très fans), l’astuce est de râper les courgettes et d’ajouter une touche de curry !

Quiche aux courgettes râpées et au curry :

Ingrédients :

  • 1 pâte brisée maison (ou pas) :
    • 190g de farine
    • 90g de beurre demi-sel (ou beurre doux + une pincée de sel)
    • 50 ml d’eau
  • 2 courgettes moyennes (500g)
  • 4 œufs
  • 40 cl de crème liquide
  • 1 cac de curry
  • Sel & Poivre
  • Bûche de chèvre ou fromage râpé (comté, gruyère…)
Quantité pour 1 quiche et 3 tartelettes

 

  • Préparer la pâte brisée à la main ou comme ici au robot :

Faire ramollir le beurre au micro-ondes 1 minute 30 à 90W.

Mettre la farine et le beurre ramolli dans le bol du muni du pétrin. Mettre en marche et ajouter petit à petit l’eau par la goulotte. Une boule va se former. L’emballer dans du film étirable et la réserver au réfrigérateur au moins 30mn.

Préchauffer le four à 180°.

Garnir le moule de pâte brisée, recouvrir de papier sulfurisé et de billes de cuisson (ou noyaux d’abricots, haricots secs…).

Cuire à blanc 10 minutes.

 

  • Préparer la garniture :

Laver les courgettes, couper les extrémités puis les râper avec la râpe à gros trous. Saler et poivrer.

Dans un saladier, battre les 4 œufs avec la crème liquide, ajouter le curry, saler et poivrer. Incorporer les courgettes râpées. Bien mélanger.

Selon le fromage choisi, le râper ou le couper en tranches.

Verser le mélange  courgettes râpées/appareil à quiche sur le fond de tarte précuit.

Recouvrir de fromage.

Enfourner à 180° pour 1 heure (45 minutes pour des tartelettes).

Laisser refroidir, démouler et déguster !

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33ème journée internationale sans viande !

Aujourd’hui, c’est la journée internationale sans viande. Le 20 mars ou autour de cette date, de nombreuses animations de sensibilisation sont organisées pour promouvoir auprès du grand public un mode de vie sans alimentation animale et l’amener à un évoluer vers un régime alimentaire à base de fruits, légumes, légumineuses et céréales.

J’écris cet article pour relayer l’information (je ne suis pas sûre que les médias le fassent car les reportages sur le végétarisme, le végétalisme ou le véganisme sont assez rares), non pas pour vous faire devenir végétarien ou végétalien (je ne le suis pas moi même) mais pour vous sensibiliser aux risques d’une alimentation trop animale et aux bienfaits d’une alimentation plus végétale.

Une fois sensibilisé, le public s’interroge, se renseigne et franchit le premier pas. Car il ne s’agit pas forcément de devenir végétarien ou végan mais de prendre conscience des bienfaits de cette alimentation pour soi, sa santé, la planète et d’agir en fonction de ses possibilités. Comme je le disais dans mon article sur le livre de recettes sans viande « Une journée sans viande » créé à l’initiative des McCartney, si une famille de 4 personnes renonce à manger 1 steak par semaine alors elle économisera 624 000 litres d’eau qui aurait été nécessaire à produire ces steaks. Imaginez l’économie d’eau si tous les habitants des pays développés ou les riches des pays en développement renonçaient à leur steak 1 fois par semaine !

Les bonnes raisons pour manger moins ou pas de viande :

  • améliorer sa santé en mangeant plus de fruits et légumes, la consommation de viande rouge, de charcuterie et de produits laitiers gras (beurre, crème, fromage…) favorise le cholestérol et entraîne des problèmes cardiovasculaires, une des premières causes de mortalité en France.
  • protéger la planète en diminuant la consommation d’eau pour produire la nourriture, la déforestation, la monoculture intensive qui détruit les sols et les rendre incultivable.
  • améliorer les conditions d’élevages et d’ abattage des animaux.
  • rendre les terres actuellement cultivées pour nourrir les animaux que l’on va manger aux cultures de fruits, légumes, légumineuses et céréales qui seront mangées par l’homme et ainsi nourrir plus de monde avec les mêmes surfaces agricoles.

Il est vrai que nos habitudes, nos traditions, notre culture culinaire sont centrées autour de la viande. Lorsque l’on prépare un plat, c’est la viande qui va déterminer l’accompagnement, puis le choix de l’entrée et du dessert. Pour beaucoup d’entre nous, il est difficile d’imaginer se nourrir d’une alimentation sans viande. Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien manger ces végétariens et ces végétaliens ? Tout le monde s’est posé cette question à un moment donné ! Pour le savoir, il suffit de taper #veganfood sur Instagram ou cuisine vegan.e sur You Tube pour découvrir un monde végétal riche, coloré et appétissant !

Le mouvement végan ayant pris de l’ampleur, est en train de changer les mentalités grâce aux réseaux sociaux et aux vidéos sur You Tube mais aussi à deux maisons d’éditions (La Plage et L’Age d’homme) qui éditent de nombreux livres sur le sujet.

Voici quelques photos de recettes « sans viande » issues des recettes que j’ai publiées et du livre une Journée sans viande :

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J’espère que cet article vous invitera à réfléchir à votre consommation de viande, à vous renseigner, à en parler autour de vous et à agir selon votre motivation !

Soupe paysanne « tomates et haricots blancs »

J’aime bien la soupe, j’en mange en entrée avec plaisir quand je suis invitée mais j’en prépare très peu sauf en plat principal pour un repas léger comme celui du dimanche soir. Dans ce cas, j’aime les soupes paysannes ou rustiques avec des légumes en morceaux.

La recette que je vous propose est à base de tomates, de haricots blancs, de légumes à soupe (pommes de terre, carottes) et au choix poireau ou chou kale. Le poireau aura tendance à fondre et le chou kale à rester ferme mais les deux sont bons !

La cuisson est un peu longue (1h15) mais la préparation ultra rapide, le plus long est de tailler les légumes.

Soupe paysanne à la tomate et aux haricots blancs :

Ingrédients :

  • 50 cl d’eau
  • 1 cube de bouillon de légumes
  • 2 pommes de terre
  • 2 carottes
  • 1 petit poireau ou 3 feuilles de chou kale
  • 1 boîte de tomates concassées (400g)
  • 1 boîte de haricots blancs (400g)
  • 1 cuillère à café bombée de concentré de tomates
  • Sel & Poivre

 

Laver, éplucher et tailler en cubes les légumes.

Mettre 50 cl d’eau froide dans une grande casserole, ajouter le cube de bouillon de légumes, les légumes taillés en cubes, les tomates concassées, la cuillère à café bien bombée de concentré de tomates. Saler et poivrer.

Couvrir, porter à ébullition, puis laisser cuire pendant 1 heure.

A la fin de la cuisson, ajouter les haricots blancs égouttés et poursuivre la cuisson pendant 10 à 15 minutes.

Vérifier l’assaisonnement.

Vous pouvez accompagner cette soupe de tranches de pain grillées.

Bon appétit !

Lasagnes légères aux légumes du soleil !

Je continue de partager mes recettes « sans viande » pour vous donner des idées et envie d’essayer  car je sais que ce n’est pas toujours facile quand on a une culture culinaire basée sur la viande et que peu de blogs culinaires en proposent hormis les blogs végétariens ou végétaliens mais rares sont ceux qui n’utilisent pas des substituts aux produits animaliers.

C’est une recette de lasagnes aux légumes, légères car il n’y a pas de béchamel, qui peuvent se préparer soit avec des légumes du soleil cuits au four soit avec une ratatouille et dans les deux cas avec une sauce à la tomate.

J’utilise une briquette de soja cuisine (version végétale de la crème liquide en plus light) mais je vous rassure on ne sent pas le goût du soja.

Lasagnes légères aux légumes du soleil :

Ingrédients :

  • Feuilles de lasagnes précuites (500g)
  • Légumes du soleil (ou ratatouille en conserve ou surgelée) :
    • 3 courgettes moyennes (750g)
    • 1/2 à 1 aubergine selon la taille
    • 1 poivron rouge
    • 3 ou 4 tomates
  • Pour la sauce à la tomate :
    • 1 oignon ou 1 grosse échalote
    • 1 gousse d’ail
    • 1 boîte de tomates concassées (400g)
    • 1 bouteille de purée de tomates (680g)
    • 1 càc bombée de concentré de tomates
    • 1 càs de sucre
  • Sel & Poivre
  • Herbes de Provence
  • Huile d’olive
  • Fromage râpé ou parmesan
  • 20 cl de soja cuisine

 

  • Préparation à base de légumes du soleil cuits au four :

Laver et sécher les légumes. Préchauffer le four à 180°. Couper les légumes en petits cubes et les mettre dans la lèchefrite. Saler, poivrer et arroser d’1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive. Bien mélanger et enfourner pour 30 minutes à 180°. Mélanger en cours de cuisson.

Ensuite, éplucher et émincer l’échalote ou l’oignon et la gousse d’ail. Chauffer une sauteuse ou un faitout avec un peu d’huile d’olive et faire revenir l’échalote ou l’oignon et l’ail. Quand ils deviennent transparents, ajouter les tomates concassées, la purée de tomates, le concentré de tomates et le sucre. Saler, poivrer et saupoudrer d’herbes de Provence. Laisser mijoter à feu doux pendant la cuisson des légumes au four.

  • Préparation à base de ratatouille :

Laver et sécher les légumes. Couper les légumes, l’oignon et l’ail. Dans une sauteuse ou un faitout, faire revenir les légumes (séparément ou pas) dans un peu d’huile d’olive. Ajouter les tomates concassées, la purée de tomates, le concentré de tomates et le sucre. Saler, poivrer et saupoudrer d’herbes de Provence. Laisser mijoter pendant 30 à 45 minutes.

  • Montage des lasagnes :

Si vous avez préparé les légumes façon ratatouille, séparer les légumes et la sauce à la tomate.

Préchauffer le four à 180°

Recouvrir le fond d’un plat d’une fine couche de sauce à la tomate, recouvrir de feuilles de lasagnes, puis d’1/3 des légumes et 1/3 de la sauce à la tomate, verser en zigzag 1/3 du pot de soja cuisine.

Puis recommencer une deuxième fois l’opération : lasagnes, légumes, sauce à la tomate, soja cuisine… et une troisième fois … avant de finir avec le fromage râpé ou le parmesan.

Enfourner pour 45 minutes à 180°.

Servir ou mieux réserver pour le lendemain, les lasagnes sont encore meilleures réchauffées car la sauce et les feuilles de lasagnes auront figé en refroidissant.

Cliquer ici pour lire ou relire les conséquences d’une alimentation trop riche en viande et les bienfaits d’une diminution de la viande dans l’alimentation.

Crumble « Courgettes et Chèvre »

Mon palais aime presque tous les légumes mais ce n’est pas le cas du reste de ma maisonnée ! Pour pouvoir manger des légumes, je dois trouver des recettes qu’ils aimeront ! Parfois cela nécessite plusieurs essais comme cela été avec le crumble aux courgettes !

Un premier essai m’a valu des grimaces accompagnées d’une gorgée d’eau à chaque bouchée pour l’un et des remarques du genre « je préfère les crumbles aux fruits ! » ou « y a trop de courgettes » pour les autres ! Je n’ai pas renoncé et après une réflexion sur les améliorations à apporter je leur ai à nouveau servi un crumble « Courgettes et Chèvre » qui lui m’a valu des « Hum c’est bon, celui-là tu peux en refaire! ».

Par rapport à la première version, j’ai diminué la quantité de courgettes que j’ai coupées en plus petits dés, augmenté la proportion de pâte et changé le fromage de chèvre frais par une bûche de chèvre. Masquant ainsi le goût trop prononcé de la courgette qui avait du mal à passer. C’est cette deuxième version que je vous propose et qui rejoint mon gratin de courgettes au chèvre dans la catégorie « plat pour les réticents de la courgette » !

Je compte bien tester d’autres versions de crumbles salés pour leur faire manger d’autres légumes !

Crumble « Courgettes & Chèvre »

Ingrédients :

  • 800g de courgettes (4 moyennes)
  • 160 g de bûche de chèvre
  • 160 g de beurre demi-sel
  • 160 g de farine
  • 30 g de poudre d’amande
  • 50 g de parmesan
  • Huile d’olive
  • Sel & Poivre
  • Herbes de Provence

 

Laver et sécher les courgettes. Couper les extrémités, à l’aide d’un économe retirer la peau 1 fois sur 2 et les couper en petits dés.

Faire revenir les courgettes dans un peu d’huile d’olive. Couvrir et laisser cuire à feu moyen pendant 20 à 30 minutes. Mélanger régulièrement.

Pendant ce temps, préparer l’appareil à crumble :

Faire ramollir le beurre 2 minutes au micro-ondes à 90W.

Dans un saladier mélanger la farine, le parmesan et la poudre d’amande, incorporer le beurre ramolli coupé en petits morceaux et mélanger avec les doigts.

Préchauffer le four à 180°.

A la fin de la cuisson, saler et poivrer  les courgettes, les saupoudrer d’herbes de Provence puis les mettre dans un plat allant au four. Couper la bûche de chèvre en tranches puis l’émietter en petits morceaux sur les courgettes. Enfin recouvrir des miettes de pâte à crumble.

Enfourner dans le four préchauffé à 180° pour 30 minutes.

Dégustez !

Tartiflette aux poireaux !

Après quelques journées estivales début mai où l’on a pu manger des plats d’été (barbecue, crudités, salades composées…) un temps frais et pluvieux, s’est invité pendant les 15 derniers jours. Pour palier à ce temps maussade et nous remonter le moral, rien de mieux qu’un plat réconfortant comme la tartiflette. Une tartiflette un peu revisitée ! Aux pommes de terre, crème fraîche et reblochon habituels, j’y ai ajouté du poireau.

Inutile de vous dire que l’on s’est régalé !

Tartiflette aux poireaux :

Ingrédients :

  • 800 g de pommes de terre à chair ferme
  • 700 g de poireaux (une fois nettoyés et coupés)
  • 1/2 à 1 reblochon
  • 25 g de beurre
  • 3 cas bombées de crème fraîche épaisse
  • Sel & Poivre

Laver les poireaux et les couper en deux dans le sens de la longueur puis en petits tronçons d’1 cm.

Nettoyer les pommes de terre puis les mettre à cuire dans l’eau froide salée. Cuire 20 à 30 minutes à partir de l’ ébullition (vérifier la cuisson à l’aide d’un couteau, celui-ci doit rentrer tout seul).

Faire fondre le beurre dans une sauteuse ou une poêle, y verser les poireaux en ajoutant un peu d’eau et faire cuire à couvert et à feu doux pendant 20 à 30 minutes. A la fin de la cuisson, saler, poivrer et ajouter la crème fraîche. Réserver.

Préchauffer le four à 200°.

Eplucher les pommes de terre et les couper en petits cubes.

Mettre les pommes de terre et les poireaux dans un plat allant au four.

Couper le reblochon en tranches et les poser sur le dessus. 1/2 reblochon suffit mais avec 1 reblochon entier cela sera plus gourmand. A vous de voir !

Enfourner le temps de faire fondre et gratiner le fromage.

Déguster !

 

Une journée sans viande !

Pour changer, aujourd’hui je vous parle d’un livre de recettes ! Mais un livre de recettes pas comme les autres, comme son nom l’indique, les recettes sont « sans viande ». On pourrait croire que c’est un livre pour végétariens ou végans, mais pas du tout, il est bien destiné aux omnivores.

Outre Manche ce livre s’appelle « Meat Free Monday » (il est paru aussi en France sous la traduction « Lundi sans viande »). A l’origine, il y a l’opération « Un jour sans viande » lancée par Paul McCartney et ses filles Stella & Mary en juin 2009 au Royaume Uni. Par la suite, ils ont sollicité leurs amis célèbres (Jamie Oliver, Emma Thompson…) ou pas en leur demandant de partager leurs recettes sans viande pour la publication de ce livre.

C’est en prenant conscience des effets néfastes des élevages sur l’environnement qu’ils ont décidé d’agir, de faire passer un message et d’essayer de changer les choses. L’idée d’une journée sans viande semble un défi facilement réalisable et accessible à tous dont chaque petit geste compte et s’additionne aux autres. Si la diminution sur les gaz à effet de serre reste abstraite bien que réelle, l’économie d’eau, elle, est quantifiable. Produire un steak nécessite près de 3 000 litres d’eau donc ne pas manger un steak par semaine pendant 1 an dans une famille de 4 représente une économie d’eau de 624 000 litres d’eau sur l’année. Quand on sait que les ressources en eau ne sont pas inépuisables !

Les 52 semaines sont réparties en 4 saisons, pour chacune d’elles, il est proposé :

  • un petit déjeuner
  • un repas à emporter
  • un déjeuner
  • un accompagnement ou un en-cas
  • un dîner
  • un dessert

S’il y a peu de recettes photographiées, chaque double page (2 doubles pages par semaine) comporte une page de recettes et une page de photo, ce qui en fait un beau livre de recettes à feuilleter !

Lentilles du Puy et poivrons rouges rôtis au chèvre, Tarte fine aux petits légumes, Chaussons aux épinards et aux poivrons, Polenta aux champignons et au mascarpone, Samossas aux petits pois et pommes de terre, Röstis aux champignons et œuf poché, Burger de lentilles, pois chiches, cheddar et  oignons, Tajine de pois chiches à la harissa,

Cela donne envie non ?

Pour ma part, je remplis déjà le contrat puisque, je cuisine et mange largement plus que 2 repas sans viande par semaine. Certains sont avec une quantité très limitée de viande (pommes de terre au four façon tartiflette avec 100g de lardons pour 4) et d’autres sont carrément sans viande (tarte à la ratatouille, gratin de courgette au chèvre, pizza baguette,  soufflé au fromage…). Outre le fait de préserver ses artères, manger moins de viande permet de manger de la viande de meilleure qualité, bien meilleure gustativement mais élévée dans un meilleur respect de l’animal (poulet élévé en plein air plutôt qu’en batterie). Mon objectif est de cuisiner moins de viande et surtout de transmettre à mes enfants une culture culinaire sans viande.

Notre alimentation moderne centrée sur la viande a recours à l’élevage industriel intensif  mais aussi à la monoculture intensive qui provoque déforestation, appauvrissement des sols, disparition des cultures vivrières des populations locales… afin de nourrir le bétail que l’on mange. Face à la croissance démographique mondiale, à l’introduction de viande dans les repas des pays en voie de développement, à la diminution des terres cultivables et des ressources naturelles, la terre ne pourra pas nourrir toute la population mondiale avec des repas carnés mais par contre elle est tout à fait capable de nourrir des milliards d’êtres humains se nourrissant principalement de végétaux et de céréales. Donc manger moins de viande peut préserver la santé, la planète et nourrir l’humanité.

Ce n’est pas si facile de changer ses habitudes car la viande est l’élément central du repas autour duquel on articule l’accompagnement, l’entrée et le dessert. On peut très vite avoir l’impression d’un manque. Pour cuisiner sans viande, il faut donc utiliser d’autres codes qu’un repas avec viande pour ne pas avoir l’impression de ne manger que l’accompagnement et ne pas penser ou entendre « elle est où la viande ? » ou encore « y a pas de viande ? » ce qui pourrait arriver avec un assiette de pâte au beurre et un peu de gruyère râpé mais pas avec un gratin de pâtes aux fromages.

Précédé d’une entrée colorée et clôturé d’un dessert qui sort de l’ordinaire, un plat sans viande devrait remporter un franc succès !

Ce que j’aime dans ce livre :

  • les ingrédients sont ceux que l’on utilise d’habitude et non des produits spécifiques pour les végétariens
  • les recettes peuvent être déclinées à d’autres parfums

En résumé, ce livre ouvre une porte sur un monde culinaire alternatif savoureux et coloré, bon pour la santé et notre planète !

« Une journée sans viande » – Livre de recettes collectif

Paru aux Editions de La Martinière en 2012 – 240 pages