Le journal de mon père de Jiro Taniguchi (trilogie)

Après une pause forcée de quelques semaines en raison d’une fin d’année chargée, j’ai repris le chemin de la lecture avec un manga de Jiro Taniguchi. Oui je sais, je crois que je suis devenue accro ! Après les 1 500 pages du « Sommet des dieux » en lecture inversée, « le journal de mon père » est un petit plaisir rapide à lire.  Son format est celui d’une BD classique en 3 parties qui se lit à l’occidentale.

Le grand incendieLa séparationL'apaisement Il est structuré en chapitres, chaque chapitre a un titre et est illustré par un grand et unique dessin, ici le dessin représente des photos souvenirs posées les unes sur les autres.

Au fil des pages, les vues d’ensemble et les gros plans, les formats paysage, portrait, toute largeur, petite hauteur, les dialogues et les pensées intérieures… alternent pour mieux traduire l’action, les expressions, les sentiments… Contrairement à ce que pourrait laisser croire la couverture, le manga est en noir et blanc. De par sa structure, son thème du retour au passé et à l’enfance, cette trilogie est très proche de Quartier Lointain.

A l’annonce de la mort de son père, Yoichi Yamashita retourne dans sa ville natale après une très très longue absence. Lors de la veillée funèbre, en compagnie de ses proches, il se remémore son enfance heureuse, le grand incendie et ses conséquences sur sa vie familiale et sur sa destinée. Il comprend alors les raisons de sa fuite, découvre son histoire et son père sous un autre angle. Malheureusement, les regrets sont venus trop tard son père n’est plus là.

Quelques pages choisies :

Le souvenir heureux de l’enfance : Yoichi petit garçon joue aux petites voitures dans le salon de coiffure de son père.

L’incendie qui dura 13 heures et ravagea la quasi totalité de Totorri, dont la maison et le salon de coiffure de ses parents :

Souvenirs de vacances d’été avec son père où celui-ci est présent contrairement au reste de l’année où il travaille tout le temps :

Cette histoire montre l’impact que peuvent avoir des événements sur un enfant en fonction de son âge, de sa personnalité et de l’interprétation qu’il se fait des actions ou non actions de ses parents.

Jiro Taniguchi a choisi sa ville natale Totorri et le grand incendie de 1952 qui avait ravagé la quasi totalité de la ville, comme point de départ. Cette histoire est inspirée de sa propre vie puisque Jiro est resté 15 ans sans retourner dans sa ville natale et sans revoir ses parents. Avec toutefois comme différence le fait que ses parents étaient toujours vivants et en bonne santé à son retour. Il en parle d’ailleurs dans un postface très personnel et émouvant.

Ah les racines ! Un bien ou un mal selon les cas, certains souffrent d’en être éloigné, d’autres les fuit, d’autres encore les subissent mais fort heureusement un bon nombre entretient avec elles une relation harmonieuse.

Pour finir, je dirai que c’est du vrai Jirô Taniguchi : le trait de crayon est beau, fin et très réaliste, les paysages sont magnifiques et les visages très expressifs. Bien dessiné et bien écrit, l’accord est parfait.

A découvrir !

Le journal de mon père

Manga de Jiro Taniguchi

Trilogie parue aux Éditions Casterman en 1999 et 2000

  • Le grand incendie – 96 pages
  • La séparation – 96 pages
  • L’apaisement – 92 pages
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9 réflexions sur “Le journal de mon père de Jiro Taniguchi (trilogie)

  1. Je ne connaissais pas cette trilogie. J’aime beaucoup les mangas ou dramas (série asiatique) qui prennent comme référence une période de leur histoire. Belle fiche qui donne envie de la découvrir. Je note pour ma PAL ^^

    • Contente de t’avoir fait découvrir ce manga ! C’est le 3e de Jirô Taniguchi que je lis et je crois bien que je vais tous les lire (une cinquantaine !) ! Tu as d’autres auteurs du même genre à me conseiller ?

      • Je peux te conseiller « Une sacrée mamie » de Akihiro Tokunaga qui se passe à Hiroshima plus de 10 ans après la bombe atomique. C’est en 11 volumes.

        Et, en One-Shot, « La mélodie de Jenny » de Tsukasa Hōjō.
        Ça se déroule lors de la seconde guerre mondiale.

        Je vois que ça pour l’instant ^^

        Merci de m’avoir faire découvrir cet auteur 🙂

  2. C’est rigolo, je l’ai lu juste avant noël 🙂 J’ai aimé retrouver cette nostalgie douce entre l’homme qui marche et quartier lointain, avec les dessins si précis de Taniguchi. Je viens de tomber par hasard à la médiathèque sur « Icare », dessiné par Taniguchi sur un scénario de… Moebius! Un thème très différent, un peu SF, et toujours le plaisir de ce dessin… Très intéressant! et je note les références proposées par Kloliane 🙂

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